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Friday, March 23, 2012

Pologne, L'église catholique à la rescousse du sport (2)

Une députée conservatrice polonaise redoute

... que les responsables de la compétition de foot ne fassent une traque aux catholiques.
À l’origine des inquiétudes d’Anna Sobecka, politicienne issue de l’opposition conservatrice, la liste des objets qu’il sera interdit d’emmener avec soi au stade, publiée voici quelques jours par l’Association polonaise de football. Aux côtés des vuvuzelas (ouf), des pétards, des armes ou des cagoules, celle-ci précise que les matériaux racistes, propagandistes ou religieux ne seront pas les bienvenus, indique le «Romanian Times».
Dans la très catholique Pologne, qui accueillera l’Euro avec l’Ukraine, cette info ne pouvait pas passer inaperçue, puisque le bruit a vite circulé que les bibles et les bijoux religieux seraient prohibés. Anna Sobecka s’est donc chargée d’écrire au Ministère polonais des sport et du tourisme pour faire part de ses inquiétudes concernant une réglementation perçue comme anticatholique et anticonstitutionnelle.
En fait de discrimination, il semble que la mise au point de la fédération de foot vise surtout à empêcher l’apparition de bannières risquant de provoquer des tensions entre supporters de différentes confessions, comme lors d’une récente affaire. Des supporters avaient employé le mot jihad sur une banderole alors qu’ils accueillaient une équipe israélienne. Objets d’une enquête, ces fans avaient montré qu’ils ne comprenaient pas en quoi cela pouvait faire problème. Source : LeMatin | Pomey Raphaël

On se souvient :
http://davidlothar-emotions.blogspot.ca/2012/02/leglise-catholique-la-rescousse-du.html

LIRE AUSSI : BRESIL, LA RELIGION DU BALLON ROND

Signes extérieurs de religion interdits ou non ?

Signes d'appartenance religieuse contestés !


Nous avons vu ces jours derniers le drame dans une école juive.
Il y a quelque chose qui me choque (sans parler du drame qui s'est déroulé...) c'est la tenue des élèves et le fait qu'il y ait encore de nos jours des écoles confessionnelles de plusieurs religions. Pourtant, nous sommes en République, il y a séparation de l'Eglise et de l'Etat et, la loi dit qu'on ne doit en aucun cas avoir des signes religieux sur soi lorsque l'on se trouve à l'école ou dans un lieu public.
« Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit. Le règlement intérieur rappelle que la mise en œuvre d'une procédure disciplinaire est précédée d'un dialogue avec l'élève. » (La loi sur les signes religieux dans les écoles publiques créant l'article L.141-5-1 du code de l'éducation est une loi française créée en 2004, restreignant le port de signes religieux.) (source Wikipédia).

Donc ce qui m'a interpelé dans ce que nous avons vu à la télévision, ce sont les jeunes gens juifs reconnaissables à leur calotte et, les adultes à leur chapeau. Outre le fait qu'ils se promènent ainsi dans la rue et dans les lieux publics, ils ne semblent pas être inquiété outre mesure par les autorités. Pourtant il me semble que la loi est faite pour tout le monde.

Pourquoi dans ce cas, si nous sommes catholiques ne pas porter une médaille ou une croix en pendentif ? cela est interdit et alors ??? Et les musulmans n'ont qu'à eux aussi faire la même chose !
Certains sont réprimandés et d'autres non.
Il y a longtemps que l'on nous a dit que l'on devait porter notre médaille sous nos vêtements, ne pas la montrer ostensiblement.... or je m'aperçois que de plus en plus, les gens montrent leur appartenance à leur religion : les juifs, les musulmans .... Seuls les catholiques et les protestants obéissent (à peu près) aux ordres de la République. Pourquoi pas les autres ?
Je trouve que ce n'est pas normal, sans être scandaleux mais anormal vis à vis des autres concitoyens. La France devient un grand "n'importe quoi" !! elle nous fait des lois et personne ne les suit !! pourquoi en faire alors ? Et même en allant un peu plus loin, pourquoi y a-t-il des écoles spécialement réservées aux Juifs, d'autres aux Musulmans et d'autres encore aux Protestants ou aux Catholiques ?
Si on veut élever nos enfants de façon républicaine, on ne doit pas les envoyer dans des écoles bien spécifiques suivant la religion des parents. Ce n'est pas ainsi que l'on apprend à vivre ensemble, ce n'est pas de cette façon que l'on atténuera les différences. Au contraire, elles seront de plus en plus visibles au fil du temps !
Si les parents font le choix d'envoyer leur enfant dans une école privée ou religieuse, toutes les religions devraient se trouver dans un même établissement. A l'heure où l'on parle de mixité : ne serait-ce pas une bonne solution ? les enfants s'habitueraient à vivre ensemble en communauté...
Mais là encore, on est bien loin de la loi sur les signes extérieurs religieux............

Source : Come4news

Voilà l'esprit de l'intolérance... Sauf que dans toute les école publique, il y a et aura toujours des enfants et des jeunes qui intimideront ceux qui viennent apprendre et grandir avec l'instruction. On le voit assez aujourd'hui, le jeune qui refusa d'étudier se retrouve au chômage et qui à l'injustice.

La Fable de La Fontaine : la cigale et la fourmi, ça rappelle personne ?

ceux qui veulent apprendre et qui ont les moyens, vont dans une école privée, les autres se contentent de supporter les frasques négatives des criminels en culotte courtes, encouragés par les blousons noirs...

Monday, March 19, 2012

La franc-maçonnerie : la religion du diable enrobée d’humanisme

Dialogues et réflexions. Apres son cours sur les croisades, le professeur est accroché par un de ses étudiants, avide d’en savoir encore plus.

-Monsieur Fall, je vous ai entendu parler des templiers, mais ce qui aiguise le plus ma curiosité c’est l’ordre maçonnique. Qu’est-ce que c’est ? Et le professeur d’histoire de lui dire.
-C’est la réunion de trois malédictions réciproques = l’hermétisme, le satanisme et le secret de l’appartenance et de l’initiation. Que le bon dieu nous en garde.

-Pourquoi ce ton sentencieux, réplique l’adolescent interloqué.
-Vois-tu, dans l’islam, on entre au grand jour, avec comme référents = le coran et la sunna du prophète (PSL).

En franc-maçonnerie, l’impétrant qui ne peut être pauvre ou ignorant, est admis dans une loge. Il enfile un tablier fait de peau de porc et une paire de gants qui symbolisent son innocence face au meurtre d’Hiram. Agenouillé, les yeux débandés, il fait acte d’allégeance devant le vénérable maitre au-dessus duquel, sont accrochés, l’équerre et le compas. L’initié entame le voyage spirituel qui consiste à le sortir des ténèbres pour la lumière. De l’ignorance à la connaissance. Celui aussi de la révélation intérieure incommunicable. Il s’engage ensuite, sur le volume de la loi sacrée, à garder le secret maçonnique, et jure sa fidélité à l’ordre, et se vouera à soutenir ses frères maçons dans le besoin ou en difficulté.

Alors il est apparenté au mot de passe secret. Car tout est secret = son appartenance, la liste des frères, les réunions ou tenues. Ainsi en loge, il est formellement interdit d’écrire. A Défaut d’une mémoire d’éléphant, avoir une mémoire fidèle pour accéder aux grades supérieurs. S’engage alors pour lui, la suppression de tous les obstacles à la pénétration de la lumière. En attendant, le voila franc-maçon, titre qui lui sert de passe-droit pour une ascension sociale rapide, source de toutes les magouilles, de toutes les collusions et de toutes les pratiques mafieuses.

-Si je vous saisis bien, notre religion est donc ennemie de cet ordre ?
-Bien sûr. Car célébrer le culte d’Allah dans la mosquée, le jour, et le soir se rendre au temple maçonnique pour faire allégeance à Lucifer, n’est pas seulement outrageant. C’est un sacrilège. Il faut être habité par l’esprit du mal pour oser le faire.

Ce dialogue imagé, est le résumé de mon propos.

La franc-maçonnerie opérative
Au Moyen Age, après le triomphe du christianisme, les grandes villes d’Europe cherchaient à se doter de cathédrales dont la construction prenait des années comme pour les châteaux forts. Pour accomplir ces travaux délicats, les maçons taillaient des pierres, les ajustaient avant de les encastrer. Ils savaient travailler les pierres dont personne n’avait la maitrise ; mais gardaient jalousement le secret de leur corporation et articulaient des codes secrets par des salutations étranges.

Ces tailleurs de pierres construisaient leur demeure, les loges en face de leur ouvrage. Ils étaient souvent robustes et pour cause, mais analphabètes pour la plupart. On entrait dans la profession comme novice 8 à 10 ans. Les apprentis soumis à une entière obéissance au maitre, apprenaient les rudiments d’un métier hiérarchisé, contenus dans un parchemin ou rouleau, appelé les Anciens Devoirs. Leur vie était partagée entre la taille des pierres le jour et les solitudes nocturnes dans les loges. Ainsi, ils organisaient des rituels en puisant dans leur imaginaire des origines fabuleuses, mythiques et bibliques. La légende se substitue à la vérité.

Abraham, détenteur des 7 sciences dont celle de la géométrie, a enseigné aux Egyptiens l’art de construire.  Tout le temps que les Hébreux étaient en Egypte, ils construisaient des pyramides. En Israël, ils ont édifié sous la direction du tyrien Hiram Abif, le temple de Jérusalem ; et par une chaine mystérieuse, ont transmis le métier aux constructeurs de cathédrales. L’équerre, le compas et les 2 colonnes du Temple demeurent des symboles forts de la maçonnerie. Pour des illettrés, l’enseignement est vite compris et bien gardé. Dans les sociétés africaines où l’oral prime encore sur l’écrit, les superstitions fondées sur des affabulations, continuent encore à faire recette. Point n’est besoin de cohérence logique, ni de vérité historique, tout est obscur. La légende et le mythe servent de fil conducteur. Bref, toute cette histoire du métier, avec ses obligations morales et professionnelles, bien alimentées, est rapportée dans les manuscrits Regius et les Anciens Devoirs (Old Charges) par des clercs, eux aussi, peu soucieux de chronologie et de faits avérés ? Surtout que l’église protégeait ses ouvriers fort précieux. Le manuscrit Réqius fixe le statut et les conditions de travail, de recrutement de salaire des tailleurs de pierre ; la fraternité d’entraide, enfin la transmission du savoir par les canaux hiérarchisés : l’apprenti, le compagnon, le maitre.

Vers la fin du xvi siècle, les cathédrales, les églises et les châteaux sont construits en briques. Frappés de plein fouet par le chômage, les maçons s’organisaient en mutuelle dans le but de se soutenir. Pour augmenter les cotisations, ils ouvrirent leurs loges aux artisans, ouvriers et petits commerçants ? Les bourgeois et les riches aristocrates, qui y firent par la suite leur entrée, prirent progressivement le contrôle des 4 loges de Londres. Ces nouveaux intrus, hautement éduqués, souvent membres de sociétés scientifiques, étrangers à tout travail manuel, imprimèrent à la maçonnerie sa marque spéculative, celle que nous lui connaissons aujourd’hui.

Les Constitutions de James Anderson
En 1717, les loges que comptait Londres, s’étaient rassemblées et élisaient un grand maitre du nom d’Anthony Sayer. Deux ans plus tard, le révérend, Dr James Théophile Désagliers, 1683-1774, est porté à la tête de l’obédience. Sa famille avait émigré en Angleterre après la révocation de l’Edit de Nantes. Il devint même ministre de l’Eglise du Royaume.  Aussi donc, la grande loge d’Angleterre (interconfessionnelle) se pose en lieu d’ancrage de la franc-maçonnerie moderne. Les loges ayant perdu tout caractère professionnel, n’en conservent que les symboles. A la place de la construction des édifices, c’est une construction intérieure qui élève les hommes de la terre vers le ciel. La nouvelle confrérie se dote, dés lors d’une légende de refondation, grâce à un presbytérien écossais, le pasteur James Anderson (1678-1789) qui rédigea un livre de 110 pages, appelé les constitutions d’Anderson ; la nouvelle bible des francs maçons est née.

Anderson, tente de revisiter les Anciens Devoirs pour les purifier des incohérences grossières.
11 articles parlent de l’obligation d’appartenir à la religion chrétienne et insistent sur le loyalisme envers l’Etat et ses institutions. Rien de plus normal pour une société conservatrice imprégnée de religiosité. Ces mêmes articles formalisent les relations de fraternité et de solidarité entre frères maçons dans la loge et avec la plus grande loge de Londres. Des lors, pour être franc-maçon, il faut croire en Dieu ou à un Etre suprême. Mais quel Etre suprême ? Car ce terme ne figure pas dans la bible, ni dans le coran. Cependant, les rituels et les symboles sont explicités par la loge, l’obédience et le rite pratiqué.

Le plan de carrière est fixé par des grades et des degrés : de l’apprenti au vénérable maitre.

Cette confrérie, à but humaniste, universaliste et moral, cherche à unir les hommes dans leur différence, mais interdit les discussions politiques ou religieuses. Ce club fermé, ne reçoit pas les femmes, les pauvres, les noirs, les ignorants. Il est plutôt réservé de préférence aux riches bourgeois et surtout les nobles avec l’expansion coloniale, la maçonnerie s’adapta et s’ouvrit aux noirs sauf aux Etat Unis où ils ont leur propre ordre appelé "Prince hall". Dans les 6 derniers articles, il est question de l’attitude à prendre dans les réunions ou tenues. La prise de parole est ritualisée et systématisée par un règlement ; il s’agit d’aider à la maitrise de soi. L’apprenti n’a pas droit à la parole, son attitude consiste à écouter et à mémoriser.
Apres la tenue, des cotisations élevées, sont versées «le tronc de la veuve» pour soutenir les frères fauchés.
Reste alors à développer les rapports de fraternité, d’amitié, et de confiance mutuelle. Le tout alimenté par un banquet appelé Agapé où la nourriture et l’alcool sont en abondance. Ces rencontres exclusivement masculines virent souvent à la débauche. Pour préserver cette atmosphère bon enfant, tout est permis, sauf que les divergences politiques ou religieuses, s’arrêtent au seuil de la porte. D’autres points parlent de la relation avec les profanes. A ce niveau, éviter de parler de son appartenance maçonnique ou celle de son «frère», même pas à ses intimes : ami, épouse…

Grace au tuilage, il apprend les signes particuliers de reconnaissance, par la parole ou le signe, pour permettre aux membres de se reconnaitre afin de se protéger des ennemis prompts à percer leurs mystères. L’entraide est le ciment unificateur des membres, en particulier pour ceux qui sont en situation difficile : argent, recasement, promotion, poursuites judiciaires. Cette solidarité agissante est un attrait pour les arrivistes, les carriéristes et les opportunistes de tout point. De plus est que les conflits internes sont réglés par la justice maçonnique qui opère selon «laver son linge sale en famille».

Enfin la 3è partie des constitutions d’Anderson comprend 39 articles sur les règlements généraux. Elles parlent de l’organisation des loges autour d’une obédience. Du respect pour les dirigeants, à commencer par le grand maitre à qui l’on doit obéissance, du venerable maitre pour lequel la soumission doit être totale. Club initiatique où se perpétue la fraternité humaine. Peut-être, mais dans la réalité, c’est un club de service qui place l’intérêt maçonnique au dessus de l’intérêt général ou national. Aucune originalité car tout est emprunt rien n’a été inventé. Le récit demeure encore événementiel, invérifiable. Aux maçons opératifs, ils ont emprunté les outils : compas, équerre, maillet, règle, fil à plomb...

Le symbolisme religieux est emprunté au satanisme et au christianisme. Seule leur utilisation secrète les rend maçons. A l’origine, deux rites étaient reconnus, il y’en aura une centaine au fil des siècles. Selon G. Mazzini, satanisme, grand maitre du grand Orient d’Italie «peu importe la diversité de rites ou de formes puisque la pensée est unique». 

Le rite français
Le rite écossais ancien et accepte 33E DEGRES
Le rite york 10 degrés
Et le rite écossais rectifie 33 degrés

Viennent après :
Le rite émulation fusion des Anciens et des Modernes.
Le Droit Humain qui comprend un courant de gauche et un courant de droite accueille les femmes.
Le rite de Memphis-Mesraim = unit la philosophie des lumières, la pensée grecque antique et égyptienne.
Le discours d’Andrew Ramsay (1686-1743) sur l’origine templière de la maçonnerie.

Andrew Ramsay, grand orateur de la loge de France, était exilé écossais. Il fait remonter la maçonnerie aux ordres religieux des Templiers et Hospitaliers, contrairement aux Anciens Devoirs (Old Charges) qui la rattachent au Temple de Salomon. Le 30e degré de cet ordre est le grand élu, chevalier kadosh (en hébreu saint) ; donc, un lien ombilical avec les Templiers qui ont subi l’influence du mysticisme oriental.
L’année de la publication du discours de Ramsay, le pape clément XII excommunie les francs-maçons, en raison du secret de leurs assemblées, et dit-il «pour d’autres motifs justes et raisonnables de nous connus.» Pour Ramsay, alors catholique ; «Du temps des croisades dans la Palestine, plusieurs princes, seigneurs et citoyens, entrèrent en société, firent vœu de rétablir les Temples chrétiens dans la terre sainte…». Après les déplorables travers des croisades… le grand prince Edouard, ramènera tous ses confrères, et cette colonie de frères s’établit en Angleterre. Alors les membres en prirent le nom de franc-maçons. Depuis ce temps-là, la grande Bretagne fut le siège de notre ordre.

Extrait du discours de Ramsay
La légende affirme que Pierre d’Aumont, grand maitre, les a conduits en Ecosse où ils bénéficiaient de la protection de la Couronne et y perpétuèrent l’ordre du Temple. Leurs pratiques et leurs rites initiatiques secrets qu’ils partageaient avec les tailleurs de pierres écossais, a évolué vers la maçonnerie. La construction de la chapelle de Roslin, un sanctuaire bizarre, avec des motifs étranges, est à leur actif. Sur la face, sont incrustés des angles, des genoux accroupis, des mains sur le cœur. On l’appelle la cathédrale des codes ou la chapelle de Mary.
En 1599 ? LA 1e loge dite Ecossaise est fondée. C’est le Rite Ecossais Rectifié, qui revendique une filiation spirituelle avec l’ordre du Temple.

À ce jour, aucun historien n’a soutenu un lien quelconque entre templiers et francs-maçons. A l’origine, c’était une milice destinée à sécuriser les routes peu sûres des pèlerins pour Jérusalem. Ces moines-chevaliers, au service du roi et du patriarche de Jérusalem, qui leur céda une partie de l’Esplanade de la Mosquée Al Aqsa, se faisaient appeler Templiers en souvenir du Temple de Salomon dont il ne restait rien, sinon le mur des Lamentations construit par Hérode le grand, et surmonté de briques cubiques, à l’époque des Omeyyades. Templiers et Hospitaliers, s’engageaient à garder les lieux saints. Les premiers étaient vêtus de manteau blanc à croix rouge, les seconds du manteau noir ou rouge à croix blanche. Tout en comportant une blanche militaire, les Hospitaliers s’occupaient en particulier des pauvres et des malades.

Les Templiers qui s’interdisaient de fuir devant l’ennemi, constituaient une force redoutable. Leur devise était «ne pas céder au combat». Au nombre de 1000 à 1500, ils venaient de tous les pays d’occident une véritable force internationale sans laquelle les envahisseurs n’auraient pas, à eux seuls, réussi à conserver leurs conquêtes, pendant deux siècles. Entre temps, les templiers ont gagné en importance, en puissance militaire et financière. Ils ont sous leur contrôle de vastes territoires et la garde d’importantes forteresses, sans parler des profits tirés des lettres d’échange pour les pèlerins. Mais après la perte d’Acre en 1291, ces moins-soldats se replient en Europe. Leur fortune et leur influence ne tardèrent pas à inquiéter et monarques et rois.
En 1307, Philipe le Bel fit arrêter simultanément 138 templiers avec leur chef le grand maitre du chevalier du Temple Jacques Molay. Sur l’accusation de reniement du christ, d’homosexualité et Sodomie, le tout aggravé de l’adoration d’une idole appelée Baphomet. Ils seront tous condamnés au supplice du bûcher et leurs biens donnés aux Hospitaliers. D’autres pays suivirent la France.
Les rescapés changèrent de nom et d’accoutrement, pour se fondre dans la masse, avant de fuir sous d’autres cieux. Le coup de grâce vint du Pape Clément v en 1312 avec la dissolution de l’ordre qui, de fait, avait cessé d’exister.

Maçonnerie et Religion
En proclamant que «tout est dieu, ou Dieu est tout» la maçonnerie relativise la religion révélée en tant qu’attachement à la foi au même titre que d’autres attitudes de pensée. De ce fait, elle réunit pêle-mêle, cultes et croyances, les cultes d’Egypte, l’occultisme, le spiritisme, l’hermétisme. C’est donc, en toute logique que divorçant avec la Grande Loge interconfessionnelle de Londres que le grand Orient de France supprime en 1877 la croyance en Dieu et privilégié la liberté totale de conscience, la recherche de la vérité et l’adhésion à la morale universelle. E n proclamant sa neutralité religieuse, elle enlève progressivement toute foi religieuse à l’initié par le silence et le secret maçonnique. Le frère de lumière est invité à penser par lui-même, en dehors de tout dogme. Parmi ses symboles et rites, le pentagramme, étoile à 5 branches, révélé au 2e degré, représente dans le satanisme, le bouc de Mendés.

Albert Pike, fondateur du Ku Klux Klan, raciste anti-noir, 33e degré.
Dans «Morales et Dogmes», on prétend que «la religion maçonnique doit être maintenue dans la pureté de la doctrine luciférienne, la vraie religion est le satanisme. Lucifer est le dieu de la lumière et le dieu des Bons luttant pour l’humanité contre le dieu des ténèbres et des enfers». La Rose-Croix, une autre variante de la maçonnerie, affirme que le Dieu de la Bible n’existe pas. Le 18e degré de la Rose-Croix, est ouvertement antireligieux. C’est tout naturellement que le Vatican considère la maçonnerie comme une secte impie, se fondant sur l’enseignement de Jésus-Christ qui dit : Jean 3 : 19,21 «Or voici d’où vient le jugement : la lumière est venue dans le monde, mais les hommes ont mieux aimé les ténèbres, que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises. Car celui qui pratique des choses viles a de la haine pour la lumière, de peur que ses œuvres ne soient reprises. Mais celui qui fait ce qui est vrai vient de la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées comme ayant été opérées en accord avec Dieu».
Huit papes les ont excommuniés, dont les derniers en date est le Pape Jean XXIII en 1983.

L’Islam, qui rejette toute idolâtrie, toute représentation imagée, est une religion de foi totale et absolue en Dieu, dégagée de toute forme d’association. Cette foi intérieure du croyant, est vivifiée, en plus des 5 piliers de l’Islam, par l’amour du prochain. Allah est le défendeur de ceux qui ont la foi : «il les fait sortir des ténèbres à la lumière. Quant à ceux qui ne croient pas, ils ont pour défenseurs les Tagut (diable, idole), qui les font sortir de la lumière aux ténèbres. Voilà les gens du feu, où ils demeureront éternellement» Sourate Al Baquarah (vache) verset 257. L’opposition du musulman au frère de lumière est inconciliable, irréductible. Dans la plupart des pays arabo-persiques, les fils de la Veuve, n’ont pas droit de cité. En Arabie Saoudite, ils sont inconnus. L’Egypte de Gamal Abdel Nasser a fermé leurs loges en 1952, Un Fatwa prononcé par l’université Al Azahar les assimile aux idolâtres.
L’Algérie indépendante, sous Ben Bella, interdit toute activité maçonne. En Iran, la Révolution Khomeyniste ne leur laissa aucun répit, après la fermeture de leurs loges.
Dans les Territoires occupés de Palestine, la maçonnerie alliée au judaïsme est perçue en ennemie de l’Islam et de la Cause des peuples opprimés. La Turquie, après le coup d’Etat de 1908, par des officiers, est le pays musulman qui comptait le plus de maçons. Depuis l’avènement du parti islamique AKP (Parti de la Justice et du Développement) ceux qui ont rejoint sous les colonnes, sont en net recul. Paradoxalement en Afrique les temples maçonniques se multiplient, aussi bien chez les anglophones que parmi les francophones.

Franc-maçonnerie et pouvoir
L’histoire de l’Humanité s’inscrit dans une logique de convulsions et de contradictions, indispensables à son évolution. Elle se déploie à des périodes et dates manquantes en des lieux déterminés. La maçonnerie les transcende pour les résumer en légendes. Elle dit le contraire de ce qu’elle fait sans pour autant s’interdire de s’approprier les conquêtes des peuples sur leurs oppresseurs. La Révolution de 1789, c’est nous. La Déclaration des Droits de l’Homme, notre œuvre. La Démocratie, notre trouvaille.
Au nom des mêmes principes, ils ferment les yeux quand les F16 et les drones Américains bombardent la Libye après l’Irak pour leur voler leur pétrole ; ou qu’Israël procède à un massacre à guichet fermé sur Gaza. Pour se parer des accusations de collusion avec la finance internationale pour dominer le monde, elle invoque ses activités philanthropiques et humanistes mais reste muette sur l’exploitation des masses laborieuses. En Afrique francophone, les confréries maçonniques sont des relais efficaces de la françafrique qui pérennise la mainmise économique, commerciale et culturelle de la France dans ses anciennes colonies. Elles sont affilées pour la plupart aux obédiences françaises = le Grand Orient de France, la Grande Loge Nationale française.
La Rehfram (Rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches) qui regroupe l’essentiel des loges africaines, se réunit chaque année dans une capitale africaine pour échanger des humanités et des fraternités. Cette partie visible de l’iceberg cache une autre réalité plus profonde = aplanir les hostilités ouvertes entre frères de lumière. Comme celle qui a opposé Pascal Lissouba membre du grand Orient de France et Sassou Nguesso, initié dans un temple de Dakar. En 1997, ils avaient plongé leur pays dans une guerre civile sanglante par milices armées interposées, des milliers de congolais y laissèrent leur vie «Cet exemple reconnait le monde diplomatique de septembre 1997, en dit long sur l’influence des franc-maçons en Afrique francophone». Sous la colonisation, la maçonnerie s’était beaucoup investie pour le triomphe de la mission culturelle et civilisatrice de la France sur «des peuples vierges de passé et d’écriture». Son manteau anticlérical abandonné en métropole, elle affichait ouvertement son hostilité à l’Islam maraboutique imprégné de la résistance omarienne. L’indépendance acquise, beaucoup de dirigeants, pour des raisons de souveraineté nationale, religieuses ou idéologiques, ont interdit dans leur pays les activités maçonniques.

Au Mali le nationaliste Modibo Keita ferma la loge «Art et Science». En Guinée, le révolutionnaire Sékou Touré, après «le complot maçonnique» de 1961, a décapité ses chefs. En 1963, le très catholique Houphouët Boigny, jéta en prison, Kacou Aoulou et ses frères de la Loge «Fraternité africaine». Le marxisant Mathieu Kérékou au pouvoir au Bénin, comme pour se conformer à la lointaine Résolution de 1922 du 4e congrès de la défunte Internationale invitant les partis communistes à exclure les maçons de leur rang, il les cloua au pilori.
Après une décennie de repli tactique, la grande loge nationale française opérait une Persée spectaculaire en Afrique francophone. Toutes les loges rouvraient et reprenaient du service. Comme un caméléon, la maçonnerie sut s’adapter aux situations changeantes. Elle reste inféodée aux régimes en place, fuissent-ils des plus sanguinaires. La loi du silence aidant, elle place en orbite ses hommes dans les hautes sphères du pouvoir. De fait, s’installe une force occulte qui donne ses directives et applique les mots d’ordre des puissances de tutelle.
Amedée Dunet, ex-33e degré, ex-vénérable secrétaire général de la grande loge de France expliquait : «Elu grand secrétaire de la grande loge de France, j’ai connu le fond de la lâcheté humaine, de la cupidité, de l’hypocrisie, du mal. J’ai tout vu, tout su, tout connu. J’ai quitté la secte écœuré, affaibli, anéanti. Les principes écrits ne sont jamais appliqués, les chefs, des chefs de caverne. La franc-maçonnerie est un instrument entre les mains de roués et de corrompus. C’est un syndicat d’arrivistes, sans scrupules, de petits hommes sans conscience… C’est une erreur de croire que la maçonnerie est un groupement d’hommes de gauche». Conférence-1924-Strasbourg


La Franc-maçonnerie au Sénégal
La première loge maçonne vit le jour au Sénégal sous domination coloniale à St Louis. Dans son préambule de constitution, elle précise que c’est : «En l’an de vraie lumière 5781, le 9e jour du mois maçonnique et de l’ère vulgaire 9 juillet 1781». A St louis où le commerce de la gomme prenait le pas sur le trafic de l’esclavage, la franc-maçonnerie était à la mode dans la société coloniale, les frères de cette loge se composaient de militaires, fonctionnaires et négociants de la compagnie du Sénégal, évidemment tous français. Trois loges seront créées plus tard : «La Parfaite Union», l’union sénégalaise et «l’Avenir du Sénégal». En 1834, des personnalités métisses marquantes dans le tissu économique et politique rejoignirent sous les colonnes. Ainsi, le premier initié mulâtre est Pellegrin François, maire de St Louis, ont suivi Nicolas d’Erneville, Valentin Batiste, Crespin Auguste. Les grandes familles de la petite bourgeoisie métisse.
Il faut attendre 1882 pour voir la maçonnerie coloniale s’ouvrir aux noirs avec Biram Sady et le capitaine des tirailleurs Mamadou Raçine. Vers la fin du XIXe siècle, St Louis perd son rôle de carrefour commercial, au profit de Dakar capitale de l’AOF où les grands fonctionnaires ont ouvert la première loge en 1899. L’économie fondée essentiellement sur l’agriculture et la commercialisation des matières premières, a pour pôle d’attraction l’arachide, le principal produit d’exportation.

Blaise Diagne
La même année, Blaise Diagne, fonctionnaire des douanes, est initié aux mystères de la maçonnerie dans la loge l’Amitié du grand orient de France à St Denis de la Réunion. L’homme est intelligent. Tout jeune, il raccolait des prix dans son école. Courageux et ambitieux, il avait le flair des opportunités politiques et ne tarissait pas de ressources imaginatives pour atteindre son but. En 20 ans, il gravit tous les 3 grades et les 33 degrés et, est élu vénérablement maitre de la loge Pythagore en Guyane. A Paris, il est admis au Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France. C’est tout naturellement qu’en sa mémoire, la 1e loge de Dakar est baptisée à son nom en 1977. Il est le père spirituel des frères de la lumière du Sénégal. Des jeunes élites, pressées de s’élever dans l’échelle sociale, investissent avec les libanais, les loges de la région du Cap-Vert ou les temples de la Rose-croix.
Michel Quillardet vénérable maitre du GOF en visite à Dakar en 2007, estimait les enfants d’Hiram dans notre pays au nombre de 3000. Les groupes de bienfaisance qu’ils animent ne sont autre que l’excroissance de la Veuve. Dans une causerie célèbre, intitulée depuis, le Fatwa du Ramadan, le grand guide Abdoul Aziz SY stigmatisé la pratique maçonne assimilée a l’idolâtrie, et voué aux gémonies les musulmans adeptes des loges.
Le quotidien Walf Fadjri avait vu juste en dénonçant ces clubs de service couverts de lauriers et que l’on appelle = Rotary ou Lion’s club. Au plan politique, Blaise Diagne qui fut maire de Dakar et député colonial, sans interruption de 1914 à 1934, était un politicien avisé, manœuvrier, et à l’occasion machiavélique.

Galandou Diouf, un de ses lieutenants, hostile à l’administration coloniale, a ouvertement combattu son accointance avec les maisons bordelaises détentrices du monopole du commerce. Tout comme les nationalistes africains, en particulier, Lamine Senghor communiste de la première heure, qui voyaient en lui l’instrument servile du colonisateur. En pleine guerre, Blaise Diagne fit voter, le 29 septembre 1916, la loi sur les 4 communes, donnant aux ressortissants de Dakar, St Louis, Rufisque, et Gorée, la citoyenneté française, sans pour autant, leur conférer les mêmes droits que le colon français.

Les affres de la guerre ne sont pas sans rapport à cette loi restrictive.
Entre 1914 et 1916, 50000 soldats étaient recrutés. L’Afrique, ruinée par les épidémies et la famine consécutive au dépeuplement des campagnes et aux réquisitions de céréales et de bétail pour effort de guerre, était exsangue. Devant l’obligation de fournir encore un certain contingent, les chefs locaux donnaient aux recruteurs leurs anciens esclaves à la place de leurs fils ou neveux.
L’exception vint d’El Hadj Malick Sy, grande figure de l’Islam, qui s’est refusé à laisser partir au front un seul de ses 500 talibés, des adolescents et adultes, confiés à lui, pour leurs humanités coraniques. Il donna son fils ainé Mohamed qui disparaitra à la bataille de Salonique. Ses disciples seront le fer de lance du Tidianisme à l’assaut des dernières poches de résistance du paganisme.
Une autre grande figure, le capitaine Joost Van Vollenhoven, d’origine néerlandaise, nommé gouverneur le 3 juin 1917, s’opposa à un nouveau recrutement massif exigé par le ministre des colonies en termes pathétiques : «je vous demande, monsieur le ministre, de ne pas donner l’ordre de procéder à de nouveaux recrutements de troupes noires. Vous mettriez le pays à feu et à sang. Vous le réuniriez complètement et ce, sans aucun résultat. Nous sommes allés non seulement au-delà de ce qui était sage mais au-delà de ce qui était possible de demander à un pays». En répondant au ministre qu’il ne pouvait obtempérer, il démissionna et alla au front où l’attendait la mort. Par devoir de mémoire une grande avenue de Bamako porte son nom. Tant il est vrai que pour rendre l’idéal à la réalité, l’ultime sacrifice n’est pas à écarter.

Blaise Diagne contre ses frères de race
Le général Robert Georges Nivelle, chargé de défendre Verdun, usée par deux années de guerre de tranchées, atroce, où chaque périmètre de terrain étale ses morts sans nombre, décide de porter l’assaut final contre les Allemands. Le 16 avril 1917, il lance une offensive massive, connue sous l’appellation de Bataille de chemin des Dames. L’échec est total. Le coût humain effarant ; 350000 morts et blessés. Une hécatombe. Pour ne rien arranger des mutineries éclatent contre les mauvaises conditions au front, ajoutées aux révoltes des circonscrits qui refusent souvent de combattre. Alors la France se tourne, encore une fois de plus, sur ce qui restait de la musculature dans ses colonies africaines.

Clemenceau nomme Blaise Diagne, commissaire général chargé du recrutement indigène, en janvier 1918.
Fort de cette promotion, il est envoyé en Afrique avec une feuille de route bien établie : recrutement de 64000 hommes en AOF et 14000 en AEF. Dés lors, il distribue, à volonté, promesses et bonnes paroles. Ainsi, chaque engagé aura doit automatiquement à une médaille militaire. Un certificat de bien manger (la famille sévissait) une tenue militaire, la citoyenneté française, et enfin, la garantie d’un emploi après la guerre. Son mentor Clemenceau disait qu’ «on ne ment jamais autant qu’avant les élections, pendant la guerre ou après la chasse». En attendant, les agents recruteurs bien motivés, parcouraient les campagnes à la recherche de «chair à canon». Dans les provinces du Sine et du Saloum des centaines de jeunes fuyaient en Gambie anglaise où l’engagement n’était pas obligatoire. Jamais le Sénégal n’avait connu une misère aussi profonde que pendant la grande guerre. Malgré tout Blaise Diagne parvint à recruter 73000 hommes. Après les hostilités, la plupart des survivants regagnèrent leurs villages pour reprendre leurs activités agricoles ; car très peu eurent droit à un emploi.
Le maire de Dakar assimilationniste convaincu, s’enorgueillissait du droit de vote et du titre de sujet français pour les ressortissants des 4 communes qui se distinguaient de la grande masse des indigènes taillables et corvéables à souhait grâce au système du travail forcé. «La France, disait-il, seule est capable de travailler pour l’avancement de la race noire». En 1921, il est élu président de la commission sur les colonies. Entre 1931 et 1932, Blaise Diagne occupe le poste de sous-secrétaire d’Etat aux colonies dans le gouvernement de Pierre Laval. Dans son livre intitulé Blaise Diagne, Aly Khaly Dieng, présente le personnage comme une marionnette entre les mains de l’homme blanc. A sa mort en 1934, il a eu droit aux hommages des différentes obédiences françaises. A Dakar, les Lébous ont refusé son inhumation dans leur cimetière. En dépit de fortes pressions des autorités coloniales, ils sont restés dignes, fermes et résolus. Finalement, la dépouille mortelle de celui qu’on appelle le premier député noir, trouvera sa sépulture dans un petit coin, à l’entrée du cimetière des Abattoirs. C’est le châtiment réservé par l’Histoire à ceux qui tournent le dos aux intérêts de leur peuple pour se mettre aux ordres de l’étranger. Ils tombent dans l’oubli.

C’est pour le ressusciter dans la mémoire collective que le président Wade a donné le nom de Blaise Diagne à l’aéroport international de N’Diass. Une insulte à la mémoire des milliers de morts africains dans la boucherie de la première guerre mondiale-une offense à la morale- un mépris des sénégalais. Mohamed Ibn Malick Sy, Van Vollenhoven et tant d’autres seraient-ils morts pour rien ?
Comme hier en 1918, Blaise Diagne arnaquait ses concitoyens au nom d’une assimilation impossible. Comme aujourd’hui, Wade trompait son peuple sous le manteau d’un nationalisme ombrageux. Ils ont, tous les deux, en partage le simulacre maçonnique.

Tout le contraire de Mamadou Dia, ancien président du Conseil, pour qui, l’immense amour qu’il a toujours porté au Sénégal, l’a rendu aimable.

Mamadou Ndiaye
Ndouck Fatick
Email : m.ndiaye33@yahoo.fr
Tel : +221 33 949 12 22 ou 77 457 89 45



http://youtu.be/EAKnYQZut7U 

Tuerie dans une école juive à Toulouse, France

Un homme a ouvert le feu lundi devant et dans une école juive de Toulouse,

tuant un professeur et trois enfants avant de s'enfuir sur un deux-roues, ce qui porte à sept le nombre de personnes tuées selon ce mode opératoire dans la région en une semaine.
L'affaire fait suite aux meurtres de deux militaires jeudi dernier à Montauban, près de Toulouse, et d'un autre soldat le 12 mars à Toulouse, commis avec la même arme de poing et par un homme casqué qui a aussi pris la fuite en scooter.
La section antiterroriste du parquet de Paris a annoncé s'être saisie des trois enquêtes "pour des faits qualifiés d'assassinat et tentatives d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste", ce qui signifie juridiquement que la justice considère que ces trois crimes sont liés. La fusillade de lundi s'est déroulée vers 08h00 au collège-lycée confessionnel Ozar Hatorah, où sont scolarisés environ 200 enfants, dans le quartier résidentiel de la Roseraie, au moment où les élèves arrivaient dans l'établissement. "Il a tiré sur tout ce qu'il avait en face de lui, enfants ou adultes, des enfants ont été poursuivis jusqu'à l'intérieur de l'école", a déclaré le procureur de Toulouse, Michel Valet. "Il y a à l'heure qu'il est cinq victimes, quatre personnes dont trois enfants qui ont été tuées et une cinquième victime, un adolescent de 17 ans qui est très gravement blessé."

L'homme, qui est arrivé et reparti au guidon d'une moto ou d'un scooter de forte cylindrée, a tué un professeur d'hébreu de 30 ans, ses deux enfants de deux et six ans, et un autre enfant de huit ans, la fille du directeur de l'école qui est morte dans les bras de ce dernier après une tentative de réanimation. Les enfants en bas âge qui ont été tués se trouvaient sur place afin d'être regroupés et emmenés vers une école primaire. Le père d'un élève de 11 ans venu récupérer son enfant à l'école a dit sa stupéfaction devant ce drame qui a incité le ministère de l'Intérieur à renforcer la surveillance autour des établissements scolaires israélites. "Ce sont les larmes et l'incompréhension", a-t-il dit à Reuters. "Il n'y avait jamais eu de problème d'antisémitisme aux abords de l'école.

"DES SIMILITUDES"
Une arme du même calibre 11.43 utilisé pour l'assassinat des militaires et une deuxième de petit calibre ont été utilisées. Une dizaine de douilles ont été retrouvées sur place, mais le procureur refuse de dire si l'une d'entre elles a également servi dans le meurtre de militaires. "Il est trop tôt pour établir un lien mais des éléments existent", a dit Michel Valet. Le président Nicolas Sarkozy, qui s'est rendu sur place, en compagnie de Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France, a demandé une minute de silence dans toutes les écoles de France mardi. "Nous sommes interpellés par la similitude du mode opératoire dans le drame d'aujourd'hui et dans ceux de la semaine dernière, même s'il faut attendre d'avoir des éléments plus précis de la police scientifique pour confirmer cette hypothèse", a déclaré le chef de l'Etat. Il a fait remarquer qu'un des militaires tués était antillais, les autres étant d'origine maghrébine.

Le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, a annoncé qu'il se rendrait aussi sur le lieu de la fusillade, qui a mis la campagne électorale entre parenthèses. "Cet acte, dont le caractère antisémite est aussi évident qu'abject, frappe des familles dans ce qu'elles ont de plus cher, leurs enfants, et endeuille toute la Nation", a-t-il dit.
La candidate du Front national, Marine Le Pen, a présenté dans un communiqué ses condoléances aux familles des victimes et estimé qu'il semblait "que le mode opératoire soit le même que celui utilisé à Montauban à l'encontre de nos militaires".

LA COMMUNAUTÉ JUIVE SOUS LE CHOC
"Je suis bouleversé", a déclaré à Reuters Moshe Lewin, porte-parole du Grand Rabbin de France. "(La communauté juive) est sous le choc, elle ne réalise pas encore. Toute la communauté juive est en deuil." L'Union des étudiants juifs de France s'est dite "choquée et consternée". Elle souligne que "pour la première fois depuis plus de 50 ans, on assiste au meurtre d'enfants juifs".
À Jérusalem, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a dit son émotion. ''Nous sommes grandement choqués par les informations venant de Toulouse et nous faisons confiance aux autorités françaises pour résoudre ce crime et traduire les responsables en justice", a-t-il déclaré.

Une cinquantaine de policiers sont déjà mobilisés sur les meurtres de militaires tous commis par un homme circulant à scooter et portant un casque à visière. Lors du premier meurtre de Toulouse, la victime a été attirée dans un piège avec un rendez-vous pour la vente d'une moto. A Montauban, l'assassin a ouvert le feu sur un groupe de militaires regroupés autour d'un distributeur de billets. Un autre soldat du 17e régiment du génie parachutiste a été grièvement blessé lors de la fusillade de Montauban, jeudi, et son pronostic vital est engagé. Aucune hypothèse n'est privilégiée dans ces crimes, mais le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a déclaré qu'était notamment envisagée celle d'un tueur isolé. Une femme disant avoir aperçu le visage du tueur, et y avoir remarqué une cicatrice ou un tatouage, a été entendue dimanche. La police dispose en outre d'enregistrements de caméras de vidéosurveillance montrant l'homme fuyant à scooter après les meurtres de militaires. Avec Thierry Lévêque et Chine Labbé à Paris, édité par Yves Clarisse et Gilles Trequesser

VOIR DES VIDÉOS ICI.

Ajout du 27 mars :
Une vidéo des tueries de Mohamed Merah envoyée à Al Jazeera, bureaux de Paris
La police judiciaire a mis la main sur un montage vidéo des tueries de Mohamed Merah envoyé mercredi dernier à la chaîne qatarie Al Jazeera, tandis que le père du tueur au scooter a annoncé lundi en Algérie vouloir porter plainte contre la France pour "avoir tué" son fils.
Quatre juges d'instruction ont été désignés pour enquêter sur cette affaire, et notamment tenter d'établir le degré d'implication du frère aîné de Mohamed, Abdelkader, et l'identité de l'expéditeur du montage vidéo, inconnu pour le moment. Filmé par Mohamed grâce à une mini caméra sanglée sur lui, le montage vidéo, "stocké sur une clé USB", était contenu dans une enveloppe postée mercredi et envoyée au bureau parisien d'Al Jazeera, selon des sources policières.
"C'est un montage vidéo des images des différentes tueries avec de la musique et des versets du Coran", a indiqué à l'AFP l'une de ces sources.
Mohamed Merah, tué jeudi par les policiers du Raid qui assiégeaient son appartement toulousain depuis une trentaine d'heures, était seul quand il avait, au nom du jihad et d'Al-Qaïda, froidement assassiné sept personnes à Toulouse et Montauban les 11, 15 et 19 mars. Pour autant, les quatre juges antiterroristes nommés pour instruire cette affaire ont mis en examen dimanche son frère Abdelkader qui réfute toutes les accusations. Sa mère et sa compagne étant ressorties libres de garde à vue, il est le seul détenu dans ce dossier et a été placé à l'isolement à la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne), selon une source syndicale.
Cet homme de 29 ans, connu des services de police pour son engagement de longue date en faveur d'un islam radical, est soupçonné de complicité d'assassinats pour les trois tueries et d'association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme. Reste à déterminer la nature de cette complicité. Abdelkader est poursuivi pour vol en réunion pour avoir participé avec son frère au vol le 6 mars à Toulouse du puissant scooter que Mohamed a utilisé lors des tueries.

Il refuse d'être "le bouc émissaire"

De source proche de l'enquête, on indique qu'Abdelkader a également fait, pour le compte de son frère, des achats d'"accessoires de motocycliste". Par ailleurs Abdelkader aurait dîné avec son cadet le 18 mars, la veille de l'attaque de l'école juive. On indiquait cependant samedi que l'examen du contenu des ordinateurs d'Abdelkader n'avait rien révélé de probant et la perquisition de son domicile n'a mis au jour ni arme, ni explosif, selon cette même source.

Dimanche soir, son avocate, Me Anne-Sophie Laguens, a précisé que son client réfutait tous les chefs d'accusation et qu'il refusait de devenir "le bouc émissaire des actes de son frère", des crimes qu'il a, selon elle, "fermement" condamnés. "Il ne faudrait pas déplacer le procès qu'on aurait aimé faire à Mohamed Merah sur lui parce que c'est le seul qu'on ait en ce moment", a-t-elle ajouté.
"Il n'est pas du tout fier des actes de son frère comme ça a été dit un peu partout dans la presse", a-t-elle assuré. "C'est des fuites qu'il y a eues au niveau de la police mais qui n'étaient pas vraies et qui ont été déformées."
Lundi, une source proche de l'enquête a réaffirmé à l'AFP qu'Abdelkader s'était dit "très fier" des actes de son frère.
"Hors procès-verbal, il a dit +je suis très fier de ce qu'a fait mon frère+", a affirmé cette source. "Sur PV, il ne le dit pas." Lundi, Nicolas Sarkozy, répondant aux critiques sur l'action de la police dans cette affaire, a affirmé sur France Info qu'après les tueries de Toulouse et Montauban, tous les services secrets, de renseignement et de police des démocraties étaient "sur les dents". Lundi soir le père du tueur, Mohamed Benalel Merah, a indiqué vouloir enterrer son fils en Algérie, où il vit. Il a aussi dit vouloir porter plainte contre la France. "Je vais engager les plus grands avocats et travailler le reste de ma vie pour payer les frais. Je vais porter plainte contre la France pour avoir tué mon fils", a déclaré à l'AFP M. Merah.
"La France est un grand pays qui avait les moyens d'arrêter mon fils vivant. Ils auraient pu l'assommer avec du gaz et l'arrêter, ils ont préféré le tuer", a-t-il affirmé.
Source

Friday, March 16, 2012

Islam, Violence encouragée par les intégristes

Hassan Ben Braïek
Moez Ben Gharbia a accueilli, jeudi 15 mars 2012, dans son plateau hebdomadaire sur Attounissia TV, Hassan Ben Braïek responsable du bureau de prêche des pratiquants de la Chariâa («Ansar Al Chariâa»), appartenant au mouvement salafiste jihadiste.
Prenant la défense du mouvement salafiste jihadiste en Tunisie, M. Ben Braïek a déclaré : «la violence, refusée par certaines personnes, est légitime pour nous lorsqu’il s’agit de défendre la religion».

«La violence, refusée par certaines personnes, est légitime pour nous lorsqu’il s’agit de défendre la religion»

Le responsable du bureau de prêche des pratiquants de la Chariâa a précisé, par ailleurs, qu’il est pour le dialogue mais seulement lorsqu’il s’agit de discuter de l’explication des principes de la religion. «Si, par contre, il s’agit de discuter des principes fondamentaux de la religion avec des personnes qui ne partagent pas ma vision, je ne le veux pas», ajoute-t-il.
Le même responsable des Jihadistes n’a pas manqué cette occasion pour revenir sur le sujet des médias. Pour lui, les médias sont dirigés par des gauchistes laïcs qui ne font que dénigrer les salafistes tunisiens. Ils ignorent, selon lui, toutes les bonnes actions que les salafistes font. «Un simple coup de tête contre un professeur n’est rien, pourquoi les médias en font toute une histoire? Après tout, il faut voir les causes qui ont poussé ce garçon à agir de la sorte», ajoute-t-il.
M. Ben Braïek, qui affirme être contre la démocratie et les élections, a déclaré que son mouvement ne demandera pas de visa, mais qu’il est tout de même en train d’agir dans les quartiers et les cafés.


Si la violence est banalisée, permise et encouragée par ces leaders, pourquoi se rebiffent-ils lorsqu'un des leurs, musulman, mais aussi des non-musulmans, et autres citoyens du monde moderne les corrigent verbalement, physiquement, et réprouvent leurs lâcheté en usant la violence, le meurtre, le viol (alignez les qualificatifs...) pour défendre l'islam, qui soit dit en passant, réfute la violence aussi.

Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu'Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t'avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus: "Établissez la religion; et n'en faites pas un sujet de division." Ce à quoi tu appelles les associateurs leur parait énorme. Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent. (Sourate Achoura: 13)

Et qu'avez vous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, et pour la cause des faibles: hommes, femmes et enfants qui disent: "Seigneur! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur". (Sourate an-Nisa: 75)

…Puis quand un avertisseur (Muhammad) leur est venu, cela n'a fait qu'accroître leur répulsion. Par orgueil sur terre et par manœuvre perfide. Cependant, la manœuvre perfide n'enveloppe que ses propres auteurs. Attendent-ils donc un autre sort que celui des Anciens? Or, jamais tu ne trouveras de changement dans la règle d'Allah, et jamais tu ne trouveras de déviation dans la règle d'Allah. (Sourate Fatir: 42-43)

COMMENTAIRE :
Je suis Chrétien, pourtant je ne tue personne quand on se moque de mon Dieu, car il est écrit: « Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. » Romains 12 :19.