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Monday, November 19, 2012

Religion, Le spiritisme pour religion

Cultes sataniques et spirites pour religion
 
 
Culte voodoo
Né en Guadeloupe, le musicien de jazz Jacques Schwartz-Bart puise son inspiration dans la musique vaudou, ses rythmes ancestraux, ses chants et ses danses. Quelques heures avant d'entrer sur la scène de l'Opéra-Théâtre, il évoquait pour nous les relations entre musique et spiritualité.
 
Quelle place occupe la spiritualité dans votre musique ? Quand j'en ai eu fini avec le développement de la technique musicale, je me suis tourné vers l'essentiel : le développement de la spiritualité dans la musique. Je me suis toujours intéressé aux musiques ayant un contenu spirituel, de Bach à Coltrane. Je me suis aperçu qu'on pouvait mettre une charge spirituelle puissante derrière une seule note. Comme John Coltrane savait le faire.
 
Quelle est votre vision de la spiritualité ? La réalité est vaste et on ne peut rien y changer. En revanche, ce qui change c'est notre perception de cette réalité. Nos perceptions sont limitées mais on peut les élargir. La musique peut y contribuer. J'ai compris ça lors d'une cérémonie de purification au Maroc. Depuis j'ai décidé de focaliser mes recherches musicales sur les énergies qui peuvent naître de la musique.
 
Vous dites que les musiciens doivent rêver ensemble sur scène ? C'est une notion que j'emprunte aux livres de Carlos Castaneda (*). Un sorcier Toltèque ou Yaki apprend à "rester éveillé dans son rêve" et à développer son pouvoir. Cela m'a inspiré le titre de mon dernier album "The art of dreaming".
Jacques Schwartz-Bart
Qu'est-ce que rêver éveiller ? Quand je joue j'essaye d'aller au-delà de mon enveloppe physique pour atteindre des énergies qui nous dépassent et nous unissent. En se détachant de sa forme corporelle et de son âge, on revient à un état initial et fondateur de son être. Quelque chose qui existe par-delà le temps. Comme si on vivait les choses pour la première fois. Sur scène, avec les musiciens nous nous nourrissons mutuellement des énergies que nous captons et redistribuons.
 
En quoi la culture vaudou intervient-elle ? La culture vaudou n'a rien à voir avec les caricatures qu'on en fait notamment la magie noire. Le vaudou est une religion universelle. Sa vocation est de guérir. Elle dépasse les préjugés moraux et les dogmes des autres religions. Elle aborde l'univers, l'homme et sa psyché dans toutes leurs complexités.
 
(*) Un étudiant américain initié par un sorcier Yaki au Mexique dans les années 60. par Jean-Paul Sportiello Source 
 
Lire sa biographie  
 
COMMENTAIRE :
Lisez ICI, l'histoire des débuts du voodoo, comment le culte du diable commença à devenir reconnu et combattu.
 
 

Monday, October 22, 2012

Bénin, Regards religieux dans la affaires politiques

L’Evêque et le Diplomate : Rapports ambigus entre la Politique et la Religion!
 
Le décès d’un «Evêque bien aimé», nous a posé très opportunément la question des rapports ambigus qu’entretiennent parfois l’Eglise et l’Etat. L’opportunité de la question, évoquer la Bible (l’Eglise) et le Maillet (la République), réside dans le fait que notre «de cujus» ait un frère qui est, quant à lui, serviteur de l’Etat : L’Evêque et le Diplomate !
 
Depuis longtemps déjà, il est généralement admis, sous d’autres contrées, que l’Eglise et l’Etat ne doivent plus entretenir aucun rapport, au risque de se dénaturer l’une et l’autre, avec une application stricte, voire rigoriste, de la séparation des Pouvoirs, le Temporel, la République, et le Spirituel, l’Eglise représentée par Rome !
Pour ramener le débat dans nos contrées, il s’agit d’abord pour nous de préciser le fait que nous avons uniquement évoqué la Bible dans notre introduction, au lieu d’y ajouter le Coran ou encore le Talmud ! En effet, ce n’est plus un secret pour personne que les «Eminences grises enturbannées» et les serviteurs de la Ménorah de Menahem, ces chers rabbins, préfèrent de loin dépenser leurs énergies dans les questions commerciales et économiques : richissimes El Hadj dans les affaires, grands capitaines d’industrie Juifs. Il ne reste donc que l’Eglise Chrétienne, le Vatican, qui entretient des rapports étroits avec la chose politique.
En effet, cet état de choses remonte à beaucoup plus loin dans l’histoire. Pendant longtemps, le Souverain Pontife de Rome et Prince de l’Eglise, était le Seigneur d’un grand territoire au milieu de l’Italie actuelle : Les Etats Pontificaux !
De même, de nos jours, l’Eglise Catholique reste la seule religion qui dispose d’une reconnaissance internationale de sa souveraineté temporelle : L’Etat de la Cité du Vatican (Stato Della Cita Del Vaticano), qui entretient des relations «diplomatiques» avec d’autres Etats qui n’ont rien de religieux, même s’ils abritent de nombreux croyants ; grâce à l’action bienveillante et éclairée des Nonces Apostoliques, les Ambassadeurs du Pape.
 
L’Evêque et le Diplomate !
Ce bref préalable nous ramène à nos illustres «frères», Monseigneur René-Marie Ehouzou, Evêque regretté de la capitale, et son Excellence Monsieur Jean-Marie Ehouzou, ancien ministre des Affaires Etrangères !
 L’on ne nous fera jamais croire que ces deux frères, par la providence et l’œuvre de la nature, ne s’échangent pas des confidences de bonne source sur les deux institutions dont ils font partie et dans lesquelles ils occupent tous deux une place de premier choix : L’Eglise et la République, la Bible et le Maillet !
Parlant de Maillet, nous ne vous apprendrons rien, en faisant référence à l’histoire de la démocratie africaine, pour vous rappeler que la première Conférence Nationale en Afrique a été dirigée d’une main de maître, par un éminent représentant de l’Eglise, cela lui aurait peut-être valu le vrai titre «Eminence», s’il ne s’était pas un peu éternisé dans les affaires temporelles de la République, au grand dam de Rome : Nous parlons, bien entendu de Monseigneur Isidore de Souza, un autre regretté.
Nous avons toujours en mémoire, sa fameuse réplique : «Qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse…»!
C’était pendant des moments très éprouvants et très historiques, où la Conférence Nationale risquait de dégénérer et se transformer en affrontement ouvert et en règlements de comptes, qui nous auraient inexorablement conduits vers la guerre civile. Mais, la présence de Monseigneur a apaisé les rancœurs ; le prélat a canalisé les ressentiments de tout un chacun, en pacifiant la situation, en trouvant les mots pour convaincre le Général ! Mais, il s’en était fallu vraiment de peu !
Ceci, juste pour affirmer : Nous acceptons l’Eglise dans nos affaires temporelles quand cela nous arrange bien ; mais si tôt fait, nous commençons par crier pour chasser les ecclésiastiques en les renvoyant à leurs homélies ! Pourquoi ne pas simplement appliquer une séparation rigoureuse de l’Etat et de l’Eglise, comme dans d’autres contrées qui se disent pourtant sous le signe de Dieu, «In God we trust», en nous engageant à gérer avec sagesse nos différends républicains ?
Pourquoi n’avoir pas laissé le Maillet au sieur «Renard» pour diriger la Conférence Nationale ? Peut-être que nous n’en aurions pas encore terminé !
 
Oui, la Bible et le Maillet, quand les Cardinaux en costume et les Eminences enturbannées tiennent nos destinées, pauvres mortels que nous sommes, alors qu’ils sont sensés nous amener au Salut par leur œuvre éclairée ! Peut-être que le Salut commence par la possibilité de vivre dans la paix, ainsi que le respect de nos droits fondamentaux, liberté de religion et d’opinion ! Certainement !
Nous conclurons en disant que, parfois il est bon que des hommes d’Eglise interviennent dans la gestion de la République, quand la Sagesse et la mesure ont déserté l’Agora. Au moins, le Prêtre-Président, comme son illustre précédent, Melchisédek, prendrait plus à cœur et sérieusement sa fonction, avec la crainte d’un châtiment super-supra-étatique en réponse à ses transgressions s’il y a lieu… Un remède à la corruption, à condition que ceux qui prêchent pour la vertu soient aussi vertueux qu’ils le clament ! par Rock YEYE Source
 
COMMENTAIRE :
Le catholicisme politique. Quand la religion s'occupe d'affaires sociales.