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Tuesday, August 9, 2016

Société, L'Europe, un géant aux pieds d'argile

L'Europe et son rêve d'être unie

Des évidences actuelles qui ne peuvent être ignorées ni occultées.

 
"Et comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d'argile de potier et en 
partie de fer, ce royaume sera divisé ; mais il y aura en lui quelque chose
 de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l'argile. Et comme les 
doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d'argile, ce royaume 
sera en partie fort et en partie fragile. Tu as vu le fer mêlé avec l'argile, 
parce qu'ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne seront 
point unis l'un à l'autre, de même que le fer ne s'allie point avec l'argile." 

Publiée le 16 juin 2016 (183:06) VOde traduit FR.


L'Europe s’effrite, plus qu'elle ne se renforce.

Dès le lundi 8 août 2016, le monde vivra à crédit jusqu'au 31 décembre 2016.

L'humanité aura consommé lundi la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an et vivra donc « à crédit » jusqu'au 31 décembre, a calculé l'ONG Global Footprint Network, relevant que ce moment survient de plus en plus tôt chaque année.

En 2015, le « jour du dépassement » était survenu le 13 août. La date « avance inexorablement depuis les années 1970 », relèvent les ONG. En 1970, il n'était survenu que le 23 décembre. Depuis, sa date n'a cessé d'avancer : 3 novembre en 1980, 13 octobre en 1990, 4 octobre en 2000, 3 septembre en 2005, 28 août en 2010.

« Pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd'hui besoin de l'équivalent de 1,6 planète » par an, relèvent Global Footprint et WWF.
« Le coût de cette surconsommation est déjà visible : pénuries d'eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces », déplorent les ONG.
« Vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n'est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment », soulignent-elles.

Les émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre, sont le plus important facteur de dépassement: elles représentent « 60% de notre empreinte écologique globale », précisent le WWF et Global Footprint.
Selon le rapport annuel sur l'état du climat (State of the Climate*), un document rendu public mardi auquel ont participé 450 scientifiques du monde entier, les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux records en 2015.
La communauté internationale s'est engagée à la Conférence de Paris sur le climat, en décembre dernier, à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de juguler le réchauffement climatique.
D'après Global Footprint, en 2030, si les émissions mondiales de CO2 ne diminuent pas, l'humanité aura englouti son « budget écologique » dès le 28 juin.

NOTE :



L'argent, le Nerd de la guerre

Publiée le 24 avril 2014 (5:31) VOfr 

Publiée le 12 mai 2015 (10:05) VOfr, Version abrégée.


Publiée le 21 mars 2014 (117:47) VOfr, Version originale.


Bref, Avec nos crédits, on paye les crédits des créditeurs qui sont nos débiteurs. Parce que tout travail mérite salaire. Mais comme on ne prête qu'aux riches qui sont les 1% qui nous dominent, leur travail est de nous exploiter et que nous produisons les 90 % de leurs loisirs. Ils s'assurent que les 9 % restants soient l'autorité arbitraire qui nous dit comment bien nous comporter en étant soumis aux crédits qu'ils accumulent.

Sunday, May 29, 2016

USA, Diviser pour mieux conquérir

Les gendarmes du monde se démarquent à vue.

« Ainsi, l'intérêt primordial des États-Unis sur lequel, depuis un siècle nous avons 
combattu la guerre, la Première, la Deuxième et la "guerre froide", a été la relation 
entre l'Allemagne et la Russie, car ils sont la seule force qui les unis qui pourrait 
nous menacer, et faire en sorte que cela ne se produise pas. »
Source 

Sunday, October 25, 2015

Société, Facebook vu par Anonymous

Anonymous parle sur Facebook




Publié le 26 mai 2013 

La voix est synthétique, produite par Acapelabox.
Inutile de le rappeler, ou plutôt si, tout cela figure, en effet, dans le contrat général et la charte de l'utilisateur de Facebook.

Monday, November 17, 2014

France, Le travail du dimanche revu et modifié

Le travail dominical, travailler le dimanche...

N.B. : L'article est d'un français de France pour les Français de France, mais ayant un impact pour le monde chrétien dans son ensemble. par Jean-Christophe Chanut, Source 

Toutes les règles relatives au travail dominical seront revues
au plus tard en 2015 
(Crédits : reuters.com)
C'est en décembre (2014, c'est moi qui souligne) que sera connu le projet de loi comprenant les nouvelles règles sur le travail dominical. Le nombre de dimanches ouverts pourrait passer de 5 à 12 et les zones touristiques où ce travail est automatiquement possible - en échange de contreparties - seront redéfinies et élargies. Le prochain projet de loi pour stimuler la croissance, préparé par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, arrivera devant le Parlement en décembre. Outres des dispositions sur les professions règlementées, il comportera également notamment de nouvelles règles sur l'ouverture dominicale des commerces. Ce qui commence d'ailleurs à mobiliser les syndicats. En fait, en y regardant de près, les innovation envisagées par Emmanuel Macron s'avèrent très proches des recommandations émises en décembre 2013 par Jean-Claude Bailly, ex patron de la Poste, dans son rapport remis au Premier ministre d'alors, Jean-Marc Ayrault.


Des commerces ouverts 12 dimanches par an au lieu de 5 
À ce stade, le projet de loi devrait permettre aux commerces d'ouvrir 12 dimanches par an au lieu de 5 jusqu'ici. Sur ces 12 ouvertures, cinq au maximum seraient entièrement  et librement décidées par l'entreprise et sept seraient soumises à autorisation. Soit exactement la même suggestion que celle émise par Jean-Claude Bailly dans son rapport.
De même, le projet de loi Macron devrait réorganiser les zones touristiques où le travail dominical serait systématiquement autorisé. Seraient notamment visés les grands magasins du boulevard Haussmann à Paris.
Il y a près d'un an le rapport Bailly soulevait déjà ce problème. L'auteur du rapport soulignait que la situation actuelle "se caractérise par l'incohérence, l'instabilité des pratiques et des normes ". Ce qui est exact, notamment en matière de droits des salariés. Ainsi, dans la législation actuelle, les salariés qui travaillent dans des "périmètres d'usage de consommation exceptionnels" (Puce) doivent bénéficier d'un accord salarial prévoyant un bonus pour les heures effectuées le dimanche.
Puce, Pacc et autre Pact 
En revanche, les salariés travaillant le dimanche dans une zone touristique ne bénéficient d'aucune garantie ! 
Pour remédier à ces incohérences, le rapport Bailly préconisait donc la création de "périmètres d'animation concertés commerciaux " (PACC), en remplacement, des actuelles « Puce », ou touristiques (PACT) en remplacement des zones touristiques actuelles. La création et le périmètre de ces PACC et PACT devront être définis par les acteurs économiques (patronat, chambres de commerce et de métiers, syndicats) et les élus locaux, voire le préfet de région.
Tout salarié travaillant dans ces PACC ou PACT devra bénéficier de règles de compensation au travail du dimanche. Surtout, le volontariat doit rester la clé de voute du dispositif. Il reposerait sur une déclaration positive et temporaire du salarié (avec un droit de rétractation). Un accord collectif d'entreprise devra notamment prévoir le niveau de la compensation salariale (jusqu'au doublement de la rémunération) et le repos compensateur. A défaut d'accord, l'employeur pourra appliquer des règles unilatéralement décidées, mais elle devront être acceptées par les salariés par voie d'un référendum.
C'est grosso modo ce dispositif qui devrait être arrêté mais on n'en connaît pas encore le détail exact. L'entourage d'Emmanuel Macron a même précisé qu'il devrait y avoir obligatoirement une compensation salariale pour tous les salariés appelés à travailler le dimanche, y compris dans les petites entreprises de moins de 20 salariés.
Début de mobilisation syndicale 
Il n'en reste pas moins que les syndicats commencent à se mobiliser. Vendredi 14 novembre, à Paris, ont défilé au moins 500 salariés du Printemps Haussmann, 200 des Galeries Lafayette, 200 du BHV et des dizaines de personnels de Gibert Joseph, de la Fnac, Bon Marché, de Monoprix et de la marque de prêt-à-porter Uniqlo, selon les organisateurs, l'intersyndicale du commerce parisien Clip-P (CGT, SUD, CFDT, CFE-CGC et Seci-Unsa). 
Ce lundi 17 novembre, dans un communiqué, le syndicat Force Ouvrière Commerce s'est «félicité que son intervention auprès de l'OIT [Organisation internationale du travail] soit considérée comme recevable». FO a en effet saisi l'OIT pour défendre la convention 106 qui institue un repos hebdomadaire commun, permettant aux enfants et aux parents d'être ensemble. FO organisera le 14 décembre prochain (2014, c'est moi qui souligne) un une nouvelle journée de mobilisation nationale.

La Fnac veut ouvrir le dimanche dès maintenant 


En attendant, sans attendre la nouvelle loi, le PDG de la Fnac, Alexandre Bompard a décidé d'écrire au gouvernement pour lui demander l'autorisation que les magasins qui distribuent des biens culturels disposent d'une dérogation de plein droit «pour ouvrir le dimanche... au même titre que ce qui se passe pour le bricolage et l'ameublement».
De fait, en marge de la législation actuelle assez confuse, par décret, les secteurs de l'ameublement et du bricolage sont inscrits dans «la liste des dérogatoires» qui leur permet, jusqu'au 1er juillet 2015 au plus tard, de ne pas se soumettre aux dispositions sur le travail dominical. Après cette date, ces secteurs seront régis par les nouvelles règles issues de la future loi Macron.
LIENS COMPÉMENTAIRES
COMMENTAIRES
Cela va avoir des impacts directs pour ceux qui adorent Dieu le samedi, parce que leur emploi du temps sera compromis. Et c'est une composante de la prophétie sur les lois du dimanche, (Sunday laws, Blue laws)

Thursday, February 13, 2014

Religion, Rencontre contre la discrimination du jour du repos dominical

En Europe, les Adventistes invitent l’Alliance pour le Repos Dominical à ne pas faire de discrimination
 
Une Europe dominicale...
L’Alliance Européenne pour le Repos Dominical, une coalition d’alliance dominicales nationales, de syndicats, d’organisations de la société civile et de groupes religieux, établie en 2011, suscite un certain intérêt au Parlement Européen mais continue de préoccuper les défenseurs de la liberté religieuse.
 
Lors de la Deuxième Conférence sur les Dimanches Chômés et le Travail Raisonnable, l’alliance a lancé un engagement visant les membres présents et les futurs membres du Parlement Européen, demandant aux législateurs de promouvoir une loi qui «respecte» le dimanche comme un «jour de repos» et garantit un nombre raisonnable d’heures de travail.
«Un dimanche chômé et des heures de travail raisonnables sont d’une importance capitale pour les citoyens et les travailleurs à travers l’Europe», indique un document distribué par l’alliance, qui ajoute que le fait d’étendre la semaine de travail à «des heures tardives le soir, la nuit, les jours fériés et les dimanches» met en danger la santé, la sécurité, la famille et la vie privée des employés.
L’alliance argumente également qu’une semaine de travail plus longue avec moins de jours de congé ne constitue pas la réponse aux difficultés financières avérées de l’Europe – cela favorise au contraire la création d’emploi et la compétitivité.
«La compétitivité a besoin de l’innovation, l’innovation a besoin de la créativité et la créativité a besoin de récréation», déclare le document.
En dehors des arguments économiques, les minorités religieuses en Europe – parmi lesquelles les Musulmans, les Juifs et les Adventistes du Septième jour – s’inquiètent de ce que la proposition pourrait empiéter sur la libre expression des croyances religieuses, en dépit de ses objectifs bien intentionnés de réduction du stress et de la surcharge de travail.
«Des millions de citoyens Européens appartenant à des minorités religieuses pourraient être affectés par [les] aspirations de l’Union Européenne à la Loi du Dimanche», a déclaré Liviu Olteanu, directeur des Affaires Publiques et de la Liberté Religieuse pour la Division Intereuropéenne de l’Eglise Adventiste (EUD).
Dans un communiqué de presse en date du 21 janvier, la EUD a approuvé la position de Hannu Takkula, un membre finnois du Parlement Européen qui s’est exprimé contre l’idée du dimanche chômé.
«La législation ne doit jamais faire de discrimination sur la base de la religion. Une loi établissant le dimanche comme le jour chômé universel ferait exactement ça», a déclaré Takkula dans un récent communiqué.
«La liberté de religion et de croyance est une valeur Européenne fondamentale…L’Union Européenne doit garantir à toute personne des libertés et des droits égaux pour célébrer le jour de repos selon ses convictions», a t-il ajouté.
John Graz, directeur des Affaires Publiques et de la Liberté Religieuse pour l’Eglise Adventiste mondiale, a déclaré qu’il était ravi que Takkula et d’autres membres du Parlement prennent une position claire contre le dimanche chômé.
«Nous encourageons tous les législateurs en Europe à protéger les droits des personnes de toutes les religions, y compris ceux qui n’observent pas le dimanche comme jour de repos», a dit John Graz.
Les Adventistes en Europe s’interrogent sur les effets du dimanche chômé depuis la mise en place de l’Alliance pour le Repos Dominical.
En 2011, Raafat Kamal, directeur des Affaires Publiques et de la Liberté Religieuse pour l’Eglise Adventiste en Europe du Nord a dit que les Adventistes «soutiennent la notion que les gens ont besoin d’un jour de repos pour parvenir à un équilibre entre le travail et la vie personnelle», mais que «dans le même temps, nous voulons nous assurer que ceux qui n’observent pas le dimanche comme jour de repos désigné seront respectés».
 
Maintenant, Olteanu appelle directement les membres du Parlement Européen à «ne pas interférer dans des questions relatives à la liberté religieuse et la liberté de conscience, proposant ou acceptant des lois qui affectent la liberté religieuse des minorités religieuses».
 
Liviu Olteanu a encouragé les membres de l’Eglise Adventiste en Europe à prier pour la situation et à contacter leurs membres du Parlement respectifs ou candidats au Parlement Européen afin de faire du lobbying pour leur liberté religieuse.
«Nous devrions nous engager avec sagesse, équilibre et avec [une] attitude positive, à être des ambassadeurs de liberté, d’espoir et de paix, aimant les autres, mais cherchant toujours à promouvoir et à défendre la liberté religieuse pour toute personne», a déclaré Liviu Olteanu. Source
 
COMMENTAIRE :
La liberté des uns commence là où s'arrête les autres... ou se font arrêter ?

Ajout le 14 fév.2014 :
Selon la Loi de Dieu, écrite de Son doigt,  en référence, le IVè Commandement [1] ; le jour de repos, appelé le Sabbat, est du vendredi au coucher du soleil au samedi au coucher du soleil, mettant sans l'ombre d'un soupçon de doute le dimanche, le jour du soleil [2] faisant référence à l'adoration de Mithra, au premier jour de la semaine.

Qui mieux que les Juifs, qui observent encore les lois, celles des Dix Paroles ou Dix Commandements, et la loi mosaïque, chargée de traditions aujourd'hui... savent quel est le Saint Jour... ?
Nous serons bientôt en 5775...selon le calendrier juif. Ça en fait des sabbats observés non ?

[1] Genèse 2 :1-3 ; Exode 20 :8-11 ; Exode 31 :13-17 ;  Lévitique 23 :3 ; Deutéronome 5 :12-15 ; Ésaïe 56 :1-2, 6-7 ; Ésaïe 58 :13-14 ;  [...]
[2] en anglais : Sunday ; en allemand : Sontag ...

Vidéo en anglais sur ANN : Loi dominicale (dimanche jour chômé) sur le point d'être voté

Croyance, Témoignage du pasteur Monteiro libéré de prison

Les réflexions de pasteur Monteiro sur sa détention en prison


Pasteur adventiste Antonio Monteiro dos Anjos
peu après sa libération de prison... 
 
Le pasteur Adventiste du Septième jour, Antonio Monteiro dos Anjos, a été arrêté, accusé et emprisonné à la Prison Civile de Lomé au Togo le 15 mars 2012.
Après 22 mois, le natif du Cap Vert a été déclaré innocent de toutes les accusations qui étaient portées contre lui par la Cour d’Appel du Togo, et il a été libéré le 13 janvier 2014. Des milliers d’Adventistes du Septième jour, des personnes appartenant à diverses dénominations, et des défenseurs des droits de l’homme à travers le monde qui avaient prié et œuvré pour obtenir la libération du pasteur ont été reconnaissants d’apprendre sa remise en liberté. Cependant, d’autres, y compris le membre d’église Adventiste, Bruno Amah, demeurent encore en prison suite à des accusations en rapport avec cette affaire.
 
Antonio Monteiro et sa famille ont passé le premier sabbat depuis la fin de sa détention à Dakar au Sénégal alors qu’ils étaient en route pour retrouver leur domicile au Cap Vert. Delbert Baker, un vice-président de l’Eglise Adventiste du Septième jour au niveau mondial et représentant du siège mondial de l’église, a rencontré la famille Monteiro et les a accompagnés au Cap Vert. Antonio Monteiro a reçu un accueil chaleureux et enthousiaste de la part de plus d’un millier d’amis et de personnes qui le soutiennent à l’Aéroport International Nelson Mandela dans la ville capitale de Praia. Delbert Baker a interviewé pasteur Monteiro au Sénégal où il a parlé de sa période d’incarcération, de ses sentiments sur sa détention au Togo et de ce qu’il envisage de faire maintenant.
 
(La traduction du portugais à l’anglais a été assurée par la fille de pasteur Monteiro, Andreia.)
 
REFLEXIONS
 
Delbert Baker : En bref, comment auriez vous résumé votre expérience au cours de laquelle vous avez été accusé faussement, vous avez été arrêté, et emprisonné pendant près de deux ans pour un crime que vous n’avez pas commis ?
 
Antonio Monteiro : J’ai aidé un homme qui est venu à mon bureau demander de l’aide, un homme que je n’avais jamais vu auparavant. Quelques temps plus tard, ce même homme, lorsqu’il s’est retrouvé en problème avec la police, m’a accusé, ainsi que d’autres personnes, d’être liés à un crime dont je ne savais rien et avec lequel je n’avais rien à voir. Suite à ces fausses accusations, j’ai été arrêté et détenu injustement en prison.
Lorsque cela s’est produit, c’est comme si le ciel m’était tombé sur la tête. Le dernier sermon que j’avais prêché avant mon arrestation portait sur le réveil personnel et la nécessité de marcher avec Dieu. J’étais loin de me douter en prêchant ce sermon à quel point j’aurais besoin de croire et de suivre ces mêmes principes bibliques que j’évoquais dans mon sermon. Ma foi était mise à l’épreuve, mais Dieu m’a soutenu.

Baker : les tribunaux du Togo ont déclaré votre innocence sur toutes les accusations qui avaient été portées contre vous. A l’ouïe du verdict, quelles émotions avez-vous ressenties ?

Monteiro : J’étais reconnaissant, soulagé et heureux. Je me rappelle le moment où le juge a lu la déclaration avec tous les termes légaux et les lois, les deux gardes qui se tenaient tranquillement à mes côtés se sont tournés vers moi et m’ont dit : «Pasteur, vous êtes libre !» C’était un moment émouvant et heureux. Ma première pensée après avoir entendu le verdict a été le bonheur que je ressentirais de me retrouver avec mon épouse et ma famille !

Baker : Quels sont les facteurs qui ont finalement conduit à votre acquittement et à votre libération ?

Monteiro : Premièrement c’était l’intervention directe de Dieu. Il a agit à travers des personnes. J’aurais pu être laissé pour compte ou oublié en prison, mais mon épouse et ma famille, les leaders des églises Adventistes locales et les collègues à tous les niveaux de l’église ne m’ont pas oublié. Ensuite Dieu a œuvré à travers le gouvernement du Cap Vert et des avocats mobilisés pour ma défense. La puissance de Dieu a été magnifique.

PROCES

Baker : En reconsidérant ce qui vous est arrivé, avez vous une idée de la raison pour laquelle Dieu a permis à tout ceci de se produire ?

Monteiro : Je ne peux pas du tout expliquer pourquoi tout ceci est arrivé. Dieu était certainement en train de réaliser quelque chose qui dépassait ma propre situation. Je réalise que je n’ai pas tous les éléments de réponse pour expliquer tout ce qui se passe dans ma vie. Il y a certaines choses que vous vivez que vous devez simplement accepter. Ma principale préoccupation était pour ma famille. Si quelque chose leur était arrivé par rapport à ce que je traversais – cela aurait été la pire des choses.

Baker : Les accusations et la période passée en prison, vous ont-elles mis en colère ou rendu amer ?

Monteiro : Non. Je n’étais ni en colère ni amer. Je savais qu’il n’y avait aucun fondement aux accusations portées contre moi et que j’étais traité injustement. Au début, je demandais souvent : «pourquoi est-ce que cela m’arrivait à moi ?» Ensuite j’ai commencé à demander : «Qu’est-ce que Dieu voulait que j’apprenne à travers cette situation ?»
C’était une bien meilleure façon d’aborder mon épreuve. J’ai décidé de ne pas passer du temps à être négatif, mais de l’utiliser comme une expérience qui me permettrait d’apprendre et de grandir. J’ai vu tant d’autres prisonniers qui étaient en colère, furieux et contrariés tout le temps. J’ai pu constater comment la colère et l’amertume ont pu les briser et empoisonner leurs relations. Je ne voulais pas être comme eux.

Baker : Qu’en est-il des autres qui étaient comme vous accusés mais n’ont pas été libérés ?

Monteiro : Quelqu’un m’a dit, et je l’ai cru : «J’étais en mission dans cette prison. Je ne laisserai pas cette prison avant que ma mission ne soit accomplie.» Cela était vrai pour moi et cela est vrai aussi pour les autres. Nous avons une mission à accomplir et Dieu sera avec nous que nous restions ici pour la faire ou que nous sortions au moment où Dieu le permettra.
Lorsque j’ai quitté la prison, j’ai dit à frère [Bruno] Amah, que je respecte et que je crois innocent, et aussi aux autres croyants, qu’ils doivent poursuivre l’œuvre que nous avons commencée. Je prie encore que le même Dieu qui a œuvré avec nous dans le passé continuera d’être avec eux. Je demeure sensible à la situation et je donne tout mon soutien.

ACQUITTEMENT

Baker : Et si votre verdict avait été différent ? Si vous n’aviez pas été libéré ?

Monteiro : C’est une bonne question et je suis heureux de ce que je n’ai pas à gérer un tel cas de figure (rires). Lorsque j’étais en prison, je croyais réellement que Dieu m’aurait libéré. Il a imprimé cette pensée en moi. Cependant je savais que je ne pouvais pas dire beaucoup à propos de cette conviction. Mais même si je savais que Dieu m’aurait libéré, j’étais prêt à rester en prison ou à faire tout sacrifice qui me serait demandé.

Baker : Vous avez fait ce qu’on attend d’un Chrétien en venant en aide à quelqu’un dans le besoin. Par la suite, la personne que vous avez aidée vous a accusé à tort. Cette expérience vous pousse t-elle a repenser l’idée de venir en aide aux autres ?

Monteiro : Non. Ce qui s’est produit ne m’influence pas à ne pas aider les autres. Le fait que des choses malheureuses puissent se produire lorsque nous faisons le bien ne devrait pas nous amener à arrêter de faire le bien. Jésus a fait le bien et regardez comment Il a été traité sur la croix. En prison, j’ai pu aider plus de personnes que jamais auparavant. Cependant, en venant en aide aux autres, nous devrions toujours être sages et réfléchis et prendre des précautions empreintes de sagesse et de sécurité.

Baker : Croyez vous que votre expérience spirituelle préalable vous a préparé pour cette épreuve ?

Monteiro : Dieu ne permettra qu’aucune expérience ou tentation ne vous survienne que vous ne puissiez gérer. Je crois vraiment que Dieu nous prépare pour ce que nous aurons à confronter. Oui, mon expérience préalable avec Dieu m’a aidé à être prêt pour gérer et avancer dans cette situation. Ce n’est pas cette situation en particulier qui vous préparera.
Comme Jésus, j’ai dit : «Seigneur, si c’est possible, que cette coupe s’éloigne de moi.» Mais ensuite j’ai ajouté : «pas ma volonté, mais que ta volonté soit faite.» Ce sont des pensées qui ne viennent pas une seule fois, mais qui reviennent de temps en temps. Chaque fois vous devez y faire face et les chasser par la foi et continuer d’avancer en croyant.

MINISTERE

Baker : Décrivez une journée typique en prison.

Monteiro : J’étais dans une prison qui était prévue pour 500 détenus, mais elle contenait près de 2000 prisonniers entassés à l’intérieur. Mon quartier en particulier hébergeait entre 25 et 28 hommes, des cellules très petites sans fenêtre ou climatisation. Nous nous levions très tôt. Je prenais le temps d’avoir ma prière personnelle et lire la Bible et ensuite j’allais dans la cour. Beaucoup de prisonniers considéraient que la nourriture n’était pas du tout de la nourriture. Bien entendu, on nous privait des libertés fondamentales.
A 17h30 chaque soir, le garde nous enfermait tous dans la cellule et vous ne pouviez plus sortir et ils ne revenaient que le matin suivant à 6h. Nous n’avions pas de lits, juste des tapis sur le sol dur. Il y avait un grand seau au milieu de la pièce que tout le monde utilisait comme toilettes. Il n’y avait aucune intimité. Je dirai simplement que les conditions de vie étaient détestables. A cause de cet environnement, il y avait des maladies et des risques de bagarres. Cependant, j’ai été béni de part la manière dont les autres prisonniers me respectaient et me traitaient et aussi du fait que je ne sois jamais tombé malade.

Baker : Plusieurs personnes venant du monde entier vous ont visité en prison. Quel impact ont eu ces visites sur vous et le temps que vous avez passé en détention ?

Monteiro : Oui, les visites ont été des plus encourageantes. Je comprends mieux ce que dit la Bible lorsqu’elle nous invite à visiter ceux qui sont en prison. Chaque visite était un témoignage et démontrait l’amour et le soutien.
Le point culminant de ma journée c’était lorsque mon épouse me visitait. On lui permettait de m’apporter de la nourriture, ce qu’elle a fait chaque jour. Mes enfants aussi venaient souvent. J’ai aussi reçu des visites des leaders de l’Union et de la Mission, des pasteurs et des membres ; des visites de représentants de la Division et de la Conférence Générale, et aussi de personnes de mon pays, du Cap Vert.
Une des visites des plus spéciales a été celle de pasteur Ted, président de la Conférence Générale des Adventiste du Septième jour. Tout le monde – les prisonniers, les gardes, les responsables de la prison, les membres et les gens de la communauté – étaient impressionnés par le fait que le président ait pris le temps de venir et d’effectuer cette visite.

LEÇON

Baker : Quelles leçons tirez-vous de votre expérience en prison ?

Monteiro : il y a de nombreuses leçons que j’ai apprises pendant ma détention. En voilà quelques unes. J’ai appris qu’il y a beaucoup de puissance dans :
D’abord, le pardon sans ressentiment. Il y avait la tentation d’être amer et furieux par rapport à la manière dont j’étais traité. Mais je me suis rappelé que Jésus avait aussi été maltraité et accusé faussement, même par certains de ceux qui le suivaient. Donc mon plan consistait à pardonner et à n’avoir aucun ressentiment. C’est la raison pour laquelle j’ai pu d’entrer en relation de manière courtoise avec l’homme qui m’avait accusé faussement : un homme qui plus tard a été détenu dans la même prison où je me trouvais. Cela m’a donné de la force spirituelle et de l’endurance.
Ensuite, l’acceptation sans abandonner. Je ne savais pas ce que serait mon avenir, mais j’ai accepté mon sort en prison. Je croyais que viendrait un moment où je serais libéré bien que je ne sache pas quand et comment cela se produirait. Par conséquent je n’ai pas dit aux gens comment je réagirais si je n’étais pas libéré. Pourquoi ? Parce que je ne voulais pas qu’ils interprètent mal mes propos et qu’ils pensent que j’étais en train de douter et que j’étais dans un état d’incertitude. Je n’ai jamais arrêté de croire en et de travailler pour la justice contre les fausses accusations.
Troisièmement, la compassion et la générosité. En prison il y a toujours un besoin d’aider les gens. L’amour et la compassion étaient très importants dans cette prison. Nous avions beaucoup de détenus dans un espace réduit. Dans cette situation difficile, il y a un réel besoin de montrer l’amour du Christ.
Quand les gens avaient faim, avaient besoin d’argent, étaient découragés, avaient des problèmes familiaux, j’intervenais et j’aidais toutes les fois où c’était possible. Et puis quand les prisonniers s’emportaient et se battaient, je cherchais à amener la paix et la réconciliation. Mais par dessus tout, lorsque les gens étaient ouverts, je proclamais l’évangile. Il y a un mot portugais, «morabeza» qui résume ce que je cherchais à démontrer. C’est un mot très fort qui signifie hospitalité, compassion et amour.
Quatrièmement, confiance permanente en Dieu. J’ai continué de croire que Dieu était en prison avec moi. Je n’abandonnais pas. Je pensais à d’autres personnages bibliques qui ont passé du temps en prison – Joseph, Jérémie, Paul et d’autres – et cela m’a encouragé. Comme Paul, je n’étais pas un prisonnier du Togo, mais un prisonnier de Jésus Christ.
Enfin, utiliser son temps sagement. J’avais du temps devant moi. Je pouvais le gaspiller ou je pouvais l’utiliser pour croitre mentalement et spirituellement. J’ai lu la Bible, d’autres livres. Je priais, écrivais un journal et préparais des dévotions. Je pouvais aussi prêcher, enseigner et conseiller les autres. J’ai essayé d’utiliser mon temps de manière constructive.

EXEMPLE

Baker : Vous avez parlé du fait de pardonner à ceux qui vous avaient faussement accusé. Comment avez vous pu exercer le ministère du pardon ?

Monteiro : J’ai simplement pardonné. A la lumière de ma décision qui était de n’être ni en colère, ni amer, je me suis résolu à pardonner comme Dieu m’a pardonné. La revanche n’apporte rien, elle nous coûte.
Les gens m’ont vu traiter celui qui m’avait accusé correctement et avec gentillesse et ils ont voulu savoir comment je pouvais y parvenir. Cette démonstration vivante du pardon a permis d’ouvrir beaucoup de portes pour témoigner et cela a commencé à faire une différence. La prison est devenu un endroit plus calme. Les gens disaient : «Nous ne pouvons plus nous battre comme nous le faisions quand pasteur Monteiro est là (rires)» L’exemple du pardon est puissant et contagieux.

Baker : Vous avez fait beaucoup d’évangélisation et vous avez témoigné. Il y a des photos de vous dirigeant des services de communion et des cérémonies de baptêmes. Parlez nous de vos activités missionnaires.

Monteiro : La prison était un territoire d’évangélisation et les détenus étaient des personnes à aider, et si possible, gagner à Christ. Les expériences de Paul, Daniel et Joseph en prison et la manière dont ils ont témoigné étaient de bons exemples. Paul a témoigné et a gagné des âmes pour Christ alors qu’il avait des chaines. Daniel a été jeté en prison pendant un moment et a témoigné auprès du roi. Joseph se trouvait en prison injustement et pourtant il a témoigné et traité les autres prisonniers avec bonté.
Lorsque je suis arrivé à la prison, on m’a présenté comme un pasteur Adventiste du Septième jour. Ils voulaient que je prêche pour eux, alors je l’ai fait. Je prêchais et donnais des études bibliques régulièrement. Ensuite j’ai distribué des ouvrages contenant la vérité que l’église avait amenés à la prison. Nous avons utilisé et distribué la série du «Conflit des Ages» ; des centaines d’études bibliques, la série «Connectés à Jésus», des livres comme «le Foyer Chrétien», «Vers Jésus», et plus de 2000 copies de «La Tragédie des Siècles.»
Ensuite nous avons organisé des groupes de prière et d’étude biblique. Nous avons aussi organisé «Journée de Prière pour le Togo.» Pour la première fois, des Musulmans, des Catholiques, des Protestants et des membres d’autres religions se sont rassemblés pour fraterniser et prier pour le pays et les dirigeants du Togo. Ces activités ont amené l’unité dans la prison.

Baker : le modèle typique du ministère en milieu carcéral consiste à avoir «quelqu’un de l’extérieur qui intervient auprès de ceux qui sont à l’intérieur». Dans votre cas, il s’agissait d’un ministère de «l’intérieur vers l’intérieur». Avez vous trouvé difficile d’exercer un ministère en milieu carcéral en tant que prisonnier vous même ? 

Monteiro : À certains moments, cela a été difficile d’exercer ce ministère en prison, mais il y avait aussi de la joie, surtout lorsque vous voyez des prières exaucées et des vies transformées. Je ne suis pas arrivé en prison avec un plan d’évangélisation bien établi (rires). Le plan s’est construit au fur et à mesure des opportunités.
Je prêchais le mardi et le jeudi et je donnais des études bibliques pendant toute la semaine. J’ai eu aussi du temps pour traduire la Bible et l’Esprit de Prophétie en portugais. Et puis il y avait les services de communion et les cérémonies de baptême qui étaient si significatives. Lors d’une cérémonie baptismale, neuf détenus ont été baptisés et se sont joints à l’Eglise Adventiste du Septième jour.

FUTUR

Baker : Quel est d’après vous l’héritage spirituel laissé après votre passage en prison ?

Monteiro : Je ne suis pas sur que j’appellerais cela un héritage, mais j’aime à penser que j’ai accompli la mission que Jésus voulais que j’accomplisse. Je suis arrivé en prison, accusé de quelque chose que je n’avais pas fait. En prison, j’ai découvert qu’il y avait de grands besoins. J’avais quelque chose de spécial à offrir, un travail spécial à réaliser et je l’ai fait. 

Baker : Votre ministère se poursuivra sans aucun doute. Quelles sont les possibilités que vous entrevoyez pour l’avenir ?

Monteiro : Mon souhait est d’exercer un ministère auprès des gens et de les aider. Je verrai ce que Dieu a en réserve pour moi dans l’avenir. J’ai un pastorat dans la Fédération du Cap Vert. De plus, j’ai un grand intérêt pour le ministère en milieu carcéral et auprès de ceux qui s’y trouvent. Je pense que je peux utiliser mon expérience pour exercer un ministère dans ce domaine et améliorer les choses. C’est me ministère que Christ encourage et beaucoup peut être fait dans cet important domaine. Je suis désireux de partager mon témoignage avec toute personne qui voudrait l’entendre.

RECONNAISSANT

Baker : Quel message voudriez vous partager avec les Adventistes et les autres personnes à travers le monde qui ont prié pour vous et sont heureux de vous savoir libre ?

Monteiro : J’ai un message. C’est un message de remerciements. Dites merci à toute l’église mondiale, merci, merci. Je suis reconnaissant pour l’amour, le soutien et les prières pendant tout le temps de mon incarcération. L’amour de mon épouse et de ma famille – oui, Dieu soit loué, l’amour de toute notre église demeurera avec moi.
Je suis reconnaissant pour le soutien de l’Eglise Adventiste qui a été un puissant témoignage auprès du gouvernement et du peuple du Togo. Cela a aussi donné une image forte à mon pays disant que les Adventistes sont unis et solidaires.
Je suis reconnaissant envers pasteur Ted Wilson pour sa visite à la prison et son continuel soutien. Et je suis aussi reconnaissant envers pasteur Wari et le personnel de la Division de l’Afrique du Centre Ouest, et aussi pasteur Guy Roger (et son équipe), pasteur Salomon Assienin et l’Union du Sahel. Un merci spécial à Dr John Graz, Dr Ganoune Diop et vous aussi à la Conférence Générale et au Département de la Liberté Religieuse qui m’avez aidé ainsi que ma famille et avez mené le mouvement mondial pour me libérer. J’exprime aussi ma profonde appréciation pour les avocats de la défense et Todd Mcfarland [du Bureau de Conseil Général] de la Conférence Générale pour leur leurs bon conseils en matière légale et pour leur travail à la défense. Je remercie la Conférence Générale, Dr Baker pour être venu nous accueillir et nous accompagner au cap Vert après ma libération de prison.
Je suis donc reconnaissant envers toux ceux qui m’ont soutenu de diverses manières. Les mots ne pourront jamais totalement exprimer ma gratitude. J’ai tellement de raisons d’être reconnaissant. 4 Février 2014 – Silver Spring, Maryland, Etats Unis… Ansel Oliver/ANN Source
 
COMMENTAIRE :
Continuons de prier avec la même ferveur pour le frère Amah et tous ceux qui on reçus le message du Salut.
Continuons de prier pour tous les autres qui sont anonymes et qui endurent les murs de leur cachot au nom du Seigneur Jésus. 

Monday, January 20, 2014

Religion, USA, Les catholiques recherchent le soutient des protestants

Quand une révérende méthodiste ondoie un cardinal
Le cardinal Sean O'Malley et la révérende Ann Robertson
Cela s'est passé lors d'un service oecuménique à Boston entre le cardinal Sean O'Malley et la révérende Ann Robertson. Le premier a demandé à la seconde de l'ondoyer d'eau bénite - lorsque le même geste est effectué avec de l'huile, on parle d'«oindre». D'où le nom du Christ, qui signifie «oint» en grec.
La révérende s'est exclamée : «Wow !». Avant de le faire. «Ce n'était pas de l'oindre qui m'a émue mais qu'il me l'ait demandé, à moi, une femme ministre».
Au cours de sa longue carrière en tant que ministre du culte de la deuxième dénomination protestante des Etats-Unis, que ce soit en Floride, dans le Massachusetts et au New Hampshire - dans le nord-est du pays - Ann Robertson a eu l'occasion de baptiser de nombreux jeunes gens. Mais jamais encore un catholique de 69 ans, cardinal archevêque et ex-papabile qui plus est. Jusqu'au dimanche 12 janvier, quand Mgr O'Maley le lui a demandé. «C'était totalement inattendue, a-t-elle déclaré immédiatement après. Je suis toujours soufflée par ce qu'il a fait, sous le coup de l'émotion», a ajouté la révérende qui a consacré un billet de blog à l'événement. 
Ce jour-là, Ann Roberston était de fait la seule ministre du culte de sexe féminin à assister à une cérémonie anniversaire des 50 ans du rapprochement oecuménique entre les églises catholiques et protestantes dans l'Etat du Massachusetts. En 1964, alors que le concile Vatican II n'était pas encore achevé et que les tensions étaient encore fortes entre catholiques et protestants, l'archevêque de Boston de l'époque, le cardinal Cushing, avait été le premier de sa corporation à s'exprimer dans un temple protestant - l'église méthodiste de Sudbury, dans l'est de Boston. Source
COMMENTAIRE :
Alliance entre la bête sortie des eaux et celle qui vient de la terre...
L'étau se ressert...

Monday, January 6, 2014

Religion, La France est la fille ainée de l'athéisme

La France est la fille ainée de l'athéisme
 

Les Sans-Dieu...
Plusieurs signaux pourraient croire que la façade est en cours de ravalement. La magazine Time a désigné le Pape François homme de l’année. Une partie des catholiques français a activement pris part au débat sur le mariage pour tous, à l’origine des manifestations parmi les plus spectaculaires depuis trente ans dans notre pays. Parallèlement, l’image de l’école privée catholique reste excellente : 43% des Français se déclarent en effet susceptibles d’y mettre leurs enfants (alors que seuls 17% des enfants y suivent en réalité leur scolarité). Mais cet état des lieux rassurant pour l’Église ne doit pas occulter que le catholicisme ne cesse de perdre du terrain dans notre société. Cette érosion touche aussi bien la croyance elle-même que le rayonnement culturelle de cette religion.
 
Une existence de Dieu de plus en plus incertaine…
Un récent sondage OpinionWay réalisé pour Clés démontre que la part des croyants s’effrite toujours plus : seul un tiers des Français croit en Dieu. Dans le détail, seuls 14% des Français sont certains que Dieu existe contre 25% qui sont convaincus qu’il n’existe pas. Entre ces deux rives naviguent la grande majorité des Français, partagés entre une existence «probable» (19%), «improbable» (19%) ou qui «ne savent pas» (25%). Des croyances aussi orientées vers le doute voire la négation de Dieu font de notre pays l’un des pays le plus areligieux au monde, le rapprochant de la Suède, de la République tchèque ou même de la Chine. La France a été historiquement un pays précurseur en matière d’athéisme, qui s’est développé dès le XVIIIème siècle avec des personnalités telle Diderot.
Chez les catholiques précisément, la croyance aux dogmes fondateurs de l’Église a perdu beaucoup de sa ferveur. En réalité, le fossé est profond entre les pratiquants, qui en sont encore imprégnés, et les non-pratiquants qui rejoignent souvent les opinions des «sans religion». Seuls 18% des non-pratiquants pensent que Dieu a créé le monde, contre 63% des pratiquants. Un décalage du même ordre est observé sur la croyance sur la résurrection de Jésus ou les apparitions de la Vierge. La société est tellement déchristianisée qu’en dehors du cadre de la pratique, il semble que le fil de la foi semble voué à s’effilocher. Sans messe, point de salut ! Le seul point de consensus a trait à l’existence du diable : même les pratiquants semblent majoritairement ne plus y croire (seuls 39%)…
 
La perte d’influence du catholicisme dans notre société
Huit Français sur dix sont baptisés (sondage Ifop réalisé en 2012). Ils étaient neuf sur dix lors du Concile de Vatican II. Une baisse apparemment mesurée, la France demeure donc sous influence catholique. Mais en réalité son déclin s’accentue sous l’effet conjugué de deux phénomènes. Le premier est ancien puisqu’il provient de la sécularisation croissante de la société. Contrairement aux Américains qui ont pu concilier religion et société de consommation moderne, les Français, de plus en plus urbains et individualistes, s’en sont éloignés. La rupture la plus nette semble s’être opérée au cours des années 1960. 34% des Français étaient alors catholiques pratiquants. Aujourd’hui, seuls les 65 ans et plus, c’est-à-dire les personnes ayant reçu une éducation religieuse avant les années 60, constituent la dernière génération où la pratique reste significative. Les plus âgés (soit 21% de la population de plus de 18 ans) représentent à eux seuls la moitié (48%) des pratiquants réguliers. De même, les femmes sont surreprésentées parmi les fidèles dans les églises, puisqu’elles en constituent 64%.
L’un des signes témoignant de la moindre ferveur est le classement des événements les plus marquants en 2013. Le renoncement de Benoît XVI et l’élection de François, qui a constitué une séquence non seulement quasiment inédite dans l’histoire religieuse mais aussi très relayée par les médias, n’ont été cités prioritairement que par 18% des sondés, soit le 9ème rang sur les 10 événements proposés, loin derrière le décès de Nelson Mandela, le mariage pour tous, mais aussi les bonnets rouges ou la réforme des retraites.
L’autre phénomène contribuant à atténuer l’influence culturelle catholique, plus récemment, est la fin du quasi-monopole qu’a longtemps exercé le catholicisme, du fait de l’émergence d’autres religions, et avant tout l’islam. Parler de « concurrence » serait impropre car les musulmans convertis sont très rares en France (1% environ), mais leur place grandissante avec une population jeune (62% des musulmans majeurs ont moins de 35 ans selon l‘Ifop et une pratique souvent plus régulière (41% des musulmans pratiquent) constituent désormais un courant spirituel incontournable dans la société.
Le résultat est statistiquement édifiant. Selon l’institut CSA, 81% des Français se déclaraient catholiques en 1986, puis 69% en 2001. Ils ne sont désormais que 56%. La part des autres religions est sortie de sa marginalité pour atteindre 11% (+7,5 points depuis 86), tandis que la part des «sans religion» a bondi jusqu’à 32% (+16,5 points depuis 86). Chez les moins de 35 ans, ils sont d’ores et déjà majoritaires. En une génération, un tout nouveau rapport de force s’est ainsi dessiné dans la société en matière de cultes et de spiritualité.
 
La religion dans la société de demain
Afin de se projeter dans l’avenir, il est tentant de s’attarder sur les croyances de la jeunesse. Les 18-24 ans sont particulièrement détachés de la religion (47% n’en ont pas). Moins d’un tiers d’entre eux (31%) est catholique, et l’écart avec les autres religions – l’islam pour l’essentiel – se réduit (21%). Si la tendance se poursuit, d’ici une dizaine d’année, selon les estimations de CSA, les catholiques ne seront, pour la première fois de son histoire, plus majoritaires en France. Les «sans religions» deviendraient, à terme, majoritaires, tandis que l’islam demeurerait minoritaire, mais plein de vitalité.
Ces changements bouleversent non seulement la société, mais les individus eux-mêmes. Concernant la société française, elle est profondément laïque – même en 1961 l’immense majorité des Français pensaient que l’Église ne devait pas intervenir dans la politique – mais elle reste façonnée par des références catholiques, présente dans sa langue, son architecture, ses valeurs, son calendrier, etc. L’émiettement de l’édifice catholique va-t-il remettre tout cela en cause ? Quel apport le développement de l’islam va-t-il transmettre à notre culture ?
Concernant les Français pris individuellement, ils pensent de plus en plus qu’il n’y a rien après la mort (46%, +7 points en 8 ans). Profiter du moment présent, s’attacher à sa famille et mettre sa personne en valeur, comme l’illustre le développement du personal branding, s’assimilent à des besoins plus vitaux que jamais.
Rien n’est cependant écrit à l’avance. Les Français, même de moins en moins religieux, gardent de la spiritualité. 70% pensent que les religions sont un besoin essentiel de l’homme et qu’elles vont perdurer, même si elles se transforment. Ils ressentent, au travers des différentes enquêtes, le besoin de repères et sont, en contrepoint des années 60-70 lorsque le pays est entré en voie de déchristianisation, à la recherche d’authenticité. Par ailleurs, il n’est pas certain qu’ils puissent, dans 20-30 ans, supporter de vivre dans une société totalement areligieuse.
Les catholiques, dont les fidèles grisonnent et se comptent moins nombreux, ont déjà retrouvé du réconfort en la personne du nouveau Pape. 65% (contre 22% pour Benoît XVI en 2009) d’entre eux pensent qu’il défend bien les valeurs du catholicisme, contre 5% pensant qu’il les défend mal. Et si le Saint Père [1] actuel rassemblait justement les qualités que recherchent les Français : la simplicité, l’authenticité et la spiritualité. Le Vatican a d’ores et déjà lancé le combat de la réévangélisation des sociétés occidentales.  Un chantier devenu existentiel pour l’Église dans nos sociétés. par Frédéric Pennel Source

En supprimant quelques Libertés, on soustrait certaines Égalités,
ce qui engendre une rupture de Fraternité.

COMMENTAIRE :
[1] L'Éternel s'adressant à Moïse :
''Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël, et tu leur diras : Soyez saints, car je suis saint, moi, l'Éternel, votre Dieu.'' Lévitique 19:2 ;
Vision de Jean, l'apôtre bien-aimé de Jésus : ''Les quatre êtres vivants [...] ne cessent de dire jour et nuit : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout Puisant, qui était, qui est, et qui vient !'' Apocalypse 4:8.
Jésus s'adressant à la foule et à ses disciples : ''N'appelez personne sur la terre votre père, car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.'' Matthieu 23:9.

Le pape est un mortel, Dieu est immortel. Point barre.

Thursday, January 2, 2014

Religion, Le lucratif business de la Bible en Chine

Le lucratif business de la Bible Amity Printing Press
Publié le 20 novembre dernier [2013], cet article du Global Times, repris par Infodoc China, retrace l’épopée de la principale maison d’édition chrétienne officielle en Chine, qui, en quelques années, a fait du plus grand pays athée de la planète, celui qui aujourd’hui imprime le plus de bibles au monde, avec la bénédiction des autorités.
La traduction [de cet article] est de la rédaction d’Églises d’Asie.
Version de la Bible destinée au Brésil, Amity Printing Press. DR
Lorsque le jeune Liu Lei, âgé de 18 ans, décrocha son premier travail dans une imprimerie de Nankin (Nanjing), il y a aujourd’hui vingt-sept ans, il était loin d’imaginer qu’il serait un jour aux commandes de la plus importante entreprise d’impression de bibles au monde, et à la tête d’un colossal réseau mondial.
C’est tout juste sorti de l’école, en 1986, que Lei Liu commença à travailler pour l’Amity Printing Press de Nankin. Aujourd’hui, il est le directeur général de la plus grande imprimerie de bibles du monde, avec plus de 600 employés et une production annuelle de 12 millions d’ouvrages écrits dans plus de 90 langues et vendus dans 70 pays.
Bien qu’il soit athée, Lei Liu explique à son fils, qui travaille également dans l’entreprise familiale, que son travail consiste à imprimer un livre célèbre qui a profondément influencé la culture et les valeurs de l’Occident et qui aujourd’hui est amené à toucher de plus en plus de personnes en Chine.
Selon les chiffres fournis par le gouvernement pour 2012, il y a en Chine à l’heure actuelle, plus de 25 millions de protestants et six millions de catholiques ; des statistiques qui ne concernent que les Eglises officielles et qui ne prennent pas en compte le très grand nombre de fidèles appartenant aux communautés chrétiennes non autorisées [appelées «également  Églises domestiques», NDLR] (1).
Pour répondre aux besoins spirituels des chrétiens, dont le nombre ne cesse de croître, la Chine a imprimé entre 1987 et 2012 plus de 105 millions de bibles parmi lesquelles 60 % ont été distribuées dans les églises du pays et 40 % envoyés à l’étranger.
Dans cette entreprise, les ouvriers se relayent au rythme de trois équipes par jour sur des machines fonctionnant 24 h sur 24. Ses entrepôts abritent des millions de versions différentes de la Bible, prêtes à être livrées à tout moment, n’importe où dans le monde. La King James Version qui a été utilisée pour le mariage du prince William en 2011 a été imprimée ici.
La Chine, le plus grand État athée de la planète, est devenu aujourd’hui le pays imprimant le plus de bibles au monde.
En 1986, l’Amity Printing Press (APP) fut cofondée par l’Amity Foundation et l’United Bible Societies (UBS) – un groupe britannique ayant pour but de diffuser le plus largement possible les écrits du christianisme –, les deux sociétés détenant respectivement 75 % et 25 % des actions de l’APP (2).
C’est en pleine campagne, dans une zone isolée de la région de Nankin qu’Amity a construit l’imprimerie la plus moderne de toute l’Asie et lancé l’industrie de la production de bibles en Chine, avec un développement et une croissance qui défient l’imagination (3).
En l’espace de seulement deux ans, Amity imprimait un million de bibles et franchissait pour la première fois le cap des 10 millions d’exemplaires en 1995.
Et en novembre 2012, Amity imprimait son 100 millionième exemplaire.
Bien que la société ait perdu de l’argent les cinq premières années, elle a réussi à faire rapidement des bénéfices en augmentant la quantité des bibles imprimées, parallèlement à une amélioration de la qualité d’impression.
A l’heure actuelle, la production d’Amity atteint 10 à 12 millions d’ouvrages par an. Près de 3 millions d’entre eux sont destinés aux Églises chinoises, le reste étant vendu à l’étranger.
De son côté, l’UBS donne chaque année, pour l’impression de ces bibles, 25 % de son bénéfice au Mouvement patriotique des Trois autonomies [l’institution gouvernementale qui chapeaute les Eglises protestantes officielles en Chine, NDLR (4)], une somme qui retourne en réalité dans le giron de la société Amity.
«Nous avons réussi à créer un modèle de coopération internationale durable», affirme au Global Times Quiu Zhonghui, vice-président du conseil d’administration et secrétaire général de l'Amity Foundation.
Selon lui, la mission d’Amity est de se mettre au service des Églises et du peuple chinois, mais surtout de réaliser ce rêve que chaque chrétien de Chine puisse posséder une bible imprimée par le peuple chinois.
«Aujourd’hui, nous avons réalisé ce rêve et nous sommes également heureux de servir les Eglises à travers le monde tout en utilisant les bénéfices de l’impression des bibles pour aider ceux qui ont besoin d’aide dans la société», ajoute Qiu Zhonghui.
Aujourd’hui, l’Amity Foundation ne se contente pas seulement d’imprimer des bibles mais s’engage dans un large éventail d’activités de bienfaisance dans les domaines de l’éducation, des soins de santé, de la protection sociale, du développement, de l’environnement ainsi que dans les aides d’urgence en cas de catastrophe dans le pays.
Chaque année, en plus des revenus tirés de l’impression des bibles, Amity reçoit près de 100 millions de yuans (près de 12 millions d’euros) de dons venus du monde entier. Amity a rapidement envisagé de se tourner vers les marchés étrangers pour éviter de tourner au ralenti, sa société recevant depuis 1996 d’importants subsides de l’UBS tandis que le marché de l’Église locale se saturait progressivement.
« Mais, à l'époque, nous n’étions pas en mesure de répondre aux critères de qualité exigés par la clientèle étrangère : nous avons donc dû nous adapter et  tirer les leçons nécessaires pour nous transformer », explique encore Liu Lei au Global Times.
À partir de 2003, Amity a pu améliorer sa capacité de production grâce à la publicité faite par ses clients. De plus en plus d’acheteurs rencontrés lors des foires et salons internationaux du Livre ont ensuite fait la promotion de leur entreprise dans le monde entier.
Le nombre de bibles exportées n’a cessé depuis de s’accroître, passant de 0,6 % en 2003 à 70 % en 2012, et constituant de fait une source de profit considérable pour l’entreprise. Ces dix dernières années, Amity a exporté plus de 50 millions de bibles dans plus de 55'000 Églises de 70 pays différents.
Après avoir évincé son principal concurrent en Asie, la Corée du Sud, avec ses offres en matière de coût, de qualité et de service, Amity doit aujourd’hui affronter d’autres rivaux sur le marché international de la Bible, l’Inde, les Pays-Bas et le Brésil,
Selon Liu, l’impression de la Bible a représenté pour l’année dernière 50 % du rendement de l’entreprise et 80 % des ventes, les bénéfices des ventes atteignant 264 millions de yuans en 2012, soit 6,6 % de croissance annuelle. La société s’est fixé un objectif de 10 % de croissance pour l’année prochaine.
Bien que Liu déclare s’attendre à ce que le marché d’exportation de bibles continue de croître, il pourrait avoir à faire face à une conjecture difficile en raison de la hausse du coût de la main-d’oeuvre et des fluctuations du yuan.
Cependant, les médias occidentaux ont une perception différente de l’expansion de l’industrie de la Bible en Chine. Certains d’entre eux critiquent Amity pour son monopole exclusif et l’emploi d’une main d’oeuvre bon marché afin d’obtenir le maximum de profit à l’exportation. [Des exportations qui augmentent] en dépit du nombre croissant des chrétiens en Chine, auxquels [la société Amity] ne distribue ses ouvrages qu’à ceux appartenant aux 60 000 Eglises officielles et non à ceux des Eglises domestiques, infiniment plus nombreux comme le rapporte The Economist en 2012.
Liu estime qu’il s’agit d’un malentendu créé par les médias occidentaux, fondé sur des préjugés d’une époque révolue. « En réalité, les bénéfices que nous réalisons à l’exportation sont utilisés pour compenser le prix bas de nos bibles fournies sur le marché chinois, afin que tous puissent les acheter facilement », affirme-t-il Aujourd’hui, le modèle le plus courant de la Bible en chinois ne coûte que 16 yuan, soit l’équivalent de 2 euros.
«Amity est en fait une fenêtre témoignant au monde entier de la liberté de religion en Chine», conclut Liu.
Amity est la seule imprimerie de bibles en Chine à avoir reçu l’approbation du gouvernement, au cours des trente dernières années. Tous les ans, elle reçoit du Mouvement des Trois autonomies une commande établie sur les besoins des Églises et est responsable de l’impression et de la livraison des bibles dans 77 centres de distribution du pays.
Bien qu’il n’y ait pas de restrictions concernant les personnes voulant acheter des bibles en Chine, ces dernières ne peuvent être trouvées dans les librairies publiques, et en dehors des Églises officielles, ce qui rend leur achat difficile pour les non-chrétiens ou les fidèles des Églises domestiques.
«Certains chrétiens habitant les zones rurales ne sont donc pas toujours en mesure de se procurer une bible », constate auprès du Global Times Eugène Wood, président de Word for Asia, une organisation basée aux États-Unis.
En Chine, il est illégal d’imprimer la Bible sans autorisation officielle et des cas de condamnation pour ce motif sont évoqués régulièrement dans les médias.
Certains étrangers ou organisations comme celle d’Eugène Wood tentent de compenser ce manque de bibles par leurs propres moyens.
«Nous essayons de récolter des fonds aux États-Unis pour acheter des bibles de façon tout à fait légale aux autorités responsables des chrétiens chinois, afin de pouvoir ensuite les distribuer aux habitants des zones rurales », explique Eugène Wood.
Depuis 1998, son organisation distribue déjà des bibles dans certaines régions rurales après les avoir achetées au Conseil chrétien de Chine de la province du Jiangsu (5).
Bien que Liu Lei admette que le problème évoqué par Eugène Wood puisse exister dans certaines régions rurales isolées, il se dit persuadé que l’offre de bibles sur le marché local est suffisante.
Qiu Zhonghui, de la Fondation Amity, déclare pour sa part au Global Times que durant un voyage en Allemagne en 2007, il a rencontré un homme qui, apprenant qu’il venait de Chine, lui avait raconté qu’il faisait de la contrebande de bibles dans son pays pour aider les chrétiens.
Lorsque Qiu lui a dit que la Chine possédait la plus grande imprimerie de bibles dans le monde, l’homme a refusé de le croire. Qiu lui a alors donné ses coordonnées, lui expliquant qu’il était le secrétaire général de cette entreprise et l’a invité à venir lui rendre visite.
«Nous désirons vraiment que des amis de l’étranger viennent nous voir et puissent constater par eux-mêmes [que cela est vrai]. Mais il ne m’a jamais recontacté», conclut-il.
NOTES :   
(1) Sur les Églises domestiques et les Églises officielles en Chine, voir : 
(2) L’Alliance biblique universelle (United Bible Societies), organisation protestante britannique, s’est associée à différentes associations caritatives chinoises réunies au sein de l’Amity Foundation, pour créer, dans les années 1980, les Presses de l’Amitié (Amity Printing Press). NDLR
(3) Voir EDA 476 : http://eglasie.mepasie.org/asie-du-nord-est/chine/2008-01-01-afin-de-repondre-a-une-forte-demande-domestique. Voir également le Supplément EDA 476 (Dossier : «La Bible en Chine»). NDLR
(4) Le Mouvement patriotique des Trois autonomies (TSPM) et le Conseil chrétien de Chine (CCC), sont les deux instances approuvées par l’État pour diriger les affaires des chrétiens protestants en Chine.
(5) Le Jiangsu est la province où est implantée l’Amity Printing Press (APP). L’un des principaux responsables du Conseil chrétien de Chine (organe réunissant les Églises officielles du pays) est un membre de l’APP. NDLR Source 

AJOUT du 10 Avril 2015 :
Quelle Bible choisir...