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Thursday, October 30, 2014

Société, L'homme, cet éternel incompris

L'homme, toujours incompris, la femme toujours la même...

Un point de vue humoristique... mais pas dénué de vérités sociales...



Finalement, un homme, c'est jamais qu'un cœur brut... et comme un diamant, c'est l'amour qui le façonne !!!

Thursday, February 13, 2014

Religion, Rencontre contre la discrimination du jour du repos dominical

En Europe, les Adventistes invitent l’Alliance pour le Repos Dominical à ne pas faire de discrimination
 
Une Europe dominicale...
L’Alliance Européenne pour le Repos Dominical, une coalition d’alliance dominicales nationales, de syndicats, d’organisations de la société civile et de groupes religieux, établie en 2011, suscite un certain intérêt au Parlement Européen mais continue de préoccuper les défenseurs de la liberté religieuse.
 
Lors de la Deuxième Conférence sur les Dimanches Chômés et le Travail Raisonnable, l’alliance a lancé un engagement visant les membres présents et les futurs membres du Parlement Européen, demandant aux législateurs de promouvoir une loi qui «respecte» le dimanche comme un «jour de repos» et garantit un nombre raisonnable d’heures de travail.
«Un dimanche chômé et des heures de travail raisonnables sont d’une importance capitale pour les citoyens et les travailleurs à travers l’Europe», indique un document distribué par l’alliance, qui ajoute que le fait d’étendre la semaine de travail à «des heures tardives le soir, la nuit, les jours fériés et les dimanches» met en danger la santé, la sécurité, la famille et la vie privée des employés.
L’alliance argumente également qu’une semaine de travail plus longue avec moins de jours de congé ne constitue pas la réponse aux difficultés financières avérées de l’Europe – cela favorise au contraire la création d’emploi et la compétitivité.
«La compétitivité a besoin de l’innovation, l’innovation a besoin de la créativité et la créativité a besoin de récréation», déclare le document.
En dehors des arguments économiques, les minorités religieuses en Europe – parmi lesquelles les Musulmans, les Juifs et les Adventistes du Septième jour – s’inquiètent de ce que la proposition pourrait empiéter sur la libre expression des croyances religieuses, en dépit de ses objectifs bien intentionnés de réduction du stress et de la surcharge de travail.
«Des millions de citoyens Européens appartenant à des minorités religieuses pourraient être affectés par [les] aspirations de l’Union Européenne à la Loi du Dimanche», a déclaré Liviu Olteanu, directeur des Affaires Publiques et de la Liberté Religieuse pour la Division Intereuropéenne de l’Eglise Adventiste (EUD).
Dans un communiqué de presse en date du 21 janvier, la EUD a approuvé la position de Hannu Takkula, un membre finnois du Parlement Européen qui s’est exprimé contre l’idée du dimanche chômé.
«La législation ne doit jamais faire de discrimination sur la base de la religion. Une loi établissant le dimanche comme le jour chômé universel ferait exactement ça», a déclaré Takkula dans un récent communiqué.
«La liberté de religion et de croyance est une valeur Européenne fondamentale…L’Union Européenne doit garantir à toute personne des libertés et des droits égaux pour célébrer le jour de repos selon ses convictions», a t-il ajouté.
John Graz, directeur des Affaires Publiques et de la Liberté Religieuse pour l’Eglise Adventiste mondiale, a déclaré qu’il était ravi que Takkula et d’autres membres du Parlement prennent une position claire contre le dimanche chômé.
«Nous encourageons tous les législateurs en Europe à protéger les droits des personnes de toutes les religions, y compris ceux qui n’observent pas le dimanche comme jour de repos», a dit John Graz.
Les Adventistes en Europe s’interrogent sur les effets du dimanche chômé depuis la mise en place de l’Alliance pour le Repos Dominical.
En 2011, Raafat Kamal, directeur des Affaires Publiques et de la Liberté Religieuse pour l’Eglise Adventiste en Europe du Nord a dit que les Adventistes «soutiennent la notion que les gens ont besoin d’un jour de repos pour parvenir à un équilibre entre le travail et la vie personnelle», mais que «dans le même temps, nous voulons nous assurer que ceux qui n’observent pas le dimanche comme jour de repos désigné seront respectés».
 
Maintenant, Olteanu appelle directement les membres du Parlement Européen à «ne pas interférer dans des questions relatives à la liberté religieuse et la liberté de conscience, proposant ou acceptant des lois qui affectent la liberté religieuse des minorités religieuses».
 
Liviu Olteanu a encouragé les membres de l’Eglise Adventiste en Europe à prier pour la situation et à contacter leurs membres du Parlement respectifs ou candidats au Parlement Européen afin de faire du lobbying pour leur liberté religieuse.
«Nous devrions nous engager avec sagesse, équilibre et avec [une] attitude positive, à être des ambassadeurs de liberté, d’espoir et de paix, aimant les autres, mais cherchant toujours à promouvoir et à défendre la liberté religieuse pour toute personne», a déclaré Liviu Olteanu. Source
 
COMMENTAIRE :
La liberté des uns commence là où s'arrête les autres... ou se font arrêter ?

Ajout le 14 fév.2014 :
Selon la Loi de Dieu, écrite de Son doigt,  en référence, le IVè Commandement [1] ; le jour de repos, appelé le Sabbat, est du vendredi au coucher du soleil au samedi au coucher du soleil, mettant sans l'ombre d'un soupçon de doute le dimanche, le jour du soleil [2] faisant référence à l'adoration de Mithra, au premier jour de la semaine.

Qui mieux que les Juifs, qui observent encore les lois, celles des Dix Paroles ou Dix Commandements, et la loi mosaïque, chargée de traditions aujourd'hui... savent quel est le Saint Jour... ?
Nous serons bientôt en 5775...selon le calendrier juif. Ça en fait des sabbats observés non ?

[1] Genèse 2 :1-3 ; Exode 20 :8-11 ; Exode 31 :13-17 ;  Lévitique 23 :3 ; Deutéronome 5 :12-15 ; Ésaïe 56 :1-2, 6-7 ; Ésaïe 58 :13-14 ;  [...]
[2] en anglais : Sunday ; en allemand : Sontag ...

Vidéo en anglais sur ANN : Loi dominicale (dimanche jour chômé) sur le point d'être voté

Monday, January 20, 2014

Religion, USA, Les catholiques recherchent le soutient des protestants

Quand une révérende méthodiste ondoie un cardinal
Le cardinal Sean O'Malley et la révérende Ann Robertson
Cela s'est passé lors d'un service oecuménique à Boston entre le cardinal Sean O'Malley et la révérende Ann Robertson. Le premier a demandé à la seconde de l'ondoyer d'eau bénite - lorsque le même geste est effectué avec de l'huile, on parle d'«oindre». D'où le nom du Christ, qui signifie «oint» en grec.
La révérende s'est exclamée : «Wow !». Avant de le faire. «Ce n'était pas de l'oindre qui m'a émue mais qu'il me l'ait demandé, à moi, une femme ministre».
Au cours de sa longue carrière en tant que ministre du culte de la deuxième dénomination protestante des Etats-Unis, que ce soit en Floride, dans le Massachusetts et au New Hampshire - dans le nord-est du pays - Ann Robertson a eu l'occasion de baptiser de nombreux jeunes gens. Mais jamais encore un catholique de 69 ans, cardinal archevêque et ex-papabile qui plus est. Jusqu'au dimanche 12 janvier, quand Mgr O'Maley le lui a demandé. «C'était totalement inattendue, a-t-elle déclaré immédiatement après. Je suis toujours soufflée par ce qu'il a fait, sous le coup de l'émotion», a ajouté la révérende qui a consacré un billet de blog à l'événement. 
Ce jour-là, Ann Roberston était de fait la seule ministre du culte de sexe féminin à assister à une cérémonie anniversaire des 50 ans du rapprochement oecuménique entre les églises catholiques et protestantes dans l'Etat du Massachusetts. En 1964, alors que le concile Vatican II n'était pas encore achevé et que les tensions étaient encore fortes entre catholiques et protestants, l'archevêque de Boston de l'époque, le cardinal Cushing, avait été le premier de sa corporation à s'exprimer dans un temple protestant - l'église méthodiste de Sudbury, dans l'est de Boston. Source
COMMENTAIRE :
Alliance entre la bête sortie des eaux et celle qui vient de la terre...
L'étau se ressert...

Wednesday, October 30, 2013

Algérie, Religion, Interdit d'exposition biblique

Interdit d'expo biblique

L'Église Protestante d'Algérie (EPA) prévoyait d'organiser une exposition sur le thème «La Bible, patrimoine de l'Humanité» au centre culturel d'Aokas, mais le wali de Béjaïa a refusé de donner son autorisation aux organisateurs.
 
Selon la dépêche de Kabylie, M. Hamou Ahmed Touhami a expliqué son refus dans une réponse écrite adressée à l'EPA. Selon lui, cette exposition serait incompatible avec les dispositions de la loi de 2006 qui régit les cultes non-musulmans en Algérie.
«Comme suite à votre déclaration d’organiser une exposition, suivie de projection et conférence, prévues au centre culturel d’Aokas, du 20 au 27 octobre 2013, j’ai l’honneur de vous faire savoir qu’en application des dispositions de la loi n° 06/02 du 28 février 2006, relative à l’exercice des cultes autres que musulman et le décret exécutif n° 07/130 du 19/05/2007, il ne m’est pas possible de réserver une suite favorable», peut-on lire précisément dans le courrier envoyé à l'EPA.
 
La réaction du Président de l'Église Protestante d'Algérie ne s'est pas fait attendre. En effet, le pasteur Mustapha Krim a dénoncé une «atteinte à la liberté d'expression», qui est pourtant garantie par la Constitution. «Je considère ce refus comme étant une atteinte à la liberté d’expression. On refuse de nous laisser s’exprimer. Nous ne pouvons pas organiser quoi que ce soit en dehors des murs de l’église. Et même les lieux de culte adéquats, nous ne les avons pas !», a-t-il déclaré au journal algérien, précisant encore : «Nous avons prévu une exposition biblique avec des photos, des projections et des conférences destinées au large public. C’est une manifestation à caractère scientifique et culturel, loin de tout prosélytisme».
 
Ce refus est «une injustice de plus exercée à l’encontre de l’Église Protestante d’Algérie. n nous refuse l’autorisation d’organiser une exposition à caractère culturel et scientifique, alors que les autres associations religieuses ont toute la liberté d’organiser des expositions, activités et rencontres religieuses avec les moyens de l’État, c’est une injustice !», a regretté pour sa part Farid, l'un des organisateurs. 
 
Depuis 2011, l'Église protestante d'Algérie - qui regroupe 25 Églises réformées, luthériennes et évangéliques - fait partie des cultes officiellement reconnus par l'État algérien, mais cette reconnaissance souffre toujours d'une grande méfiance de la part des autorités politiques et musulmanes.
Selon le magazine LaVie, cette méfiance s'explique pour deux raisons majeures : «D'abord parce que les protestants ont une solide (et injuste) réputation d'être la cinquième colonne de l'impérialisme américain, ensuite parce que le développement rapide de petites structures de croyants en Kabylie notamment leur a attiré de solides inimitiés dans un peuple algérien pour qui l'identité nationale se confond souvent avec l'identité religieuse». 
 
Pendant ce temps-là, en France, une Grande mosquée algérienne s'implante à Tours, avec le soutien financier de la mairie et de la région PS, qui ont d'ores et déjà promis une enveloppe de 2,5 millions d'euros. par Paul Ohlott Source 
 
COMMENTAIRE :
La main gauche ne sait pas ce que fait l'autre main...
Je prends, de force s'il le faut, mais je ne donne pas ni ne rends pas...

Monday, October 21, 2013

Société, Leçon de vie par l'amitié

Ne te laisse jamais abattre...

P'tit Sékou est... petit.
C'est bien là son drame. On se moque de lui.
Pourtant, c'est lui qu'un chien agressif obéit...

Il y a quelque chose pour nous dans cette animation, une parabole...
Bon visionnement !

 

Monday, October 7, 2013

Santé, Les 10 hommes à éviter

Ouh la la ! Si vous êtes l'un d'eux... Aïe Aïe Aïe !!!

 
1
Le menteur. Il n’y a rien de pire qu’un homme qui est incapable de dire la vérité et qui ment tout le temps. Que ce soit sur des questions concernant son travail, son salaire, ses relations antérieures, ses sentiments. Certains mensonges peuvent être anodins, mais lorsqu’ils sont faits à répétition, ce n’est pas bon signe. Difficile de faire confiance à ce genre de personnes vivant dans un monde imaginaire.
 
 
 
2
Le contrôlant. Un homme qui est capable de prendre des initiatives : on aime ! Un homme qui pense à acheter des billets pour un spectacle ou à offrir des fleurs ? Oui ! Mais il y a une différence entre quelqu’un qui prend des initiatives pour vous faire plaisir et quelqu’un qui prend constamment les rênes. Dans ces cas, il se peut que vous soyez tombée sur un homme qui aime (trop) prendre le contrôle. Au début d’une relation, une femme peut se sentir en sécurité auprès d’un homme au caractère dominant. «Il faut faire attention, ce genre d’homme pourrait finir par penser à votre place !», prévient Madeleine Lowe.
 
  
3
Le tombeur. Un classique ! Quelle fille n’a pas succombé aux beaux yeux ou au joli sourire de l’homme qui sait charmer ? C’est le genre d’homme qui fait sentir sa partenaire comme la personne la plus magnifique au monde. Mais le problème, c’est qu’il aime séduire. Une fois qu’il a réussi, il ne reste pas là bien longtemps et fuit les engagements. Ou alors fréquente plusieurs femmes en même temps. À vous de voir si c’est le genre de relation que vous souhaitez…
 
 
  
4
Le dépressif. C’est triste à dire mais fuyez les hommes qui montrent les traits d’une personne dépressive. Certaines femmes se sentent comme une mère envers ce type d’homme et veulent en prendre soin. Faire des efforts avec un partenaire qui est devenu dépressif avec le temps est bien différent que de choisir de fréquenter une personne déjà dans le noir.
 
  
5
Le «cassé». Vivre d’amour et d’eau fraîche est une expression, pas un mode de vie ! Quand l’autre n’a jamais d’argent pour faire l’épicerie, payer sa part de loyer ou aller au resto et qu’il vous demande de l’argent pour faire ses propres achats et ne fait rien pour améliorer sa situation, c’est un signal ! Fuyez !!!
  
 
6
Le fils à maman. Un homme qui s’entend bien avec sa mère a la cote auprès des filles. Cette attitude démontre une charmante sensibilité. Mais attention à celui qui ne fait rien sans en parler à sa mère. Ça peut être mignon, mais la mère risque de quotidiennement mettre le nez dans vos affaires. Et entre vous et sa mère, il choisira sa mère !
 
 
 
 
 
7
Le mou. «On regarde le film que tu veux», «on va au restaurant de ton choix», «on invite qui tu veux». Bon, c’est bien agréable quand les hommes veulent faire plaisir à leurs blondes, mais à moment, quand ils n’ont pas de colonne, aucune opinion, ne prennent pas position, n’osent jamais dire ce qu’ils pensent vraiment… ça devient embêtant ! Et alors tout reposera sur vous ! Ce trait de caractère peut aussi montrer un manque de confiance en soi.
 
 
 
8
L’anti-enfant. Oui, les enfants se chamaillent, se salissent, demandent de l’attention et ne sont pas toujours de tout repos. Si vous commencez à fréquenter un homme qui déteste tout cela, posez-vous la question : est-ce que vous voulez des enfants ? Si oui, ça ne sera probablement pas avec un homme qui déteste les enfants. Et même si vous ne voulez pas d’enfants, un jour ou l’autre, il y en aura autour de vous, que soit dans votre famille ou auprès de vos amis. Est-ce qu’il va pouvoir interagir et socialiser lors d’une fête ? Ou vous devrez éviter toutes sorties où il y aura des enfants ? Pensez-y…
 
  
9
Le monogame en série. Vous rencontrez un homme qui affirme n’avoir jamais été infidèle et qui adore être en couple. D’ailleurs, depuis l’adolescence, il n’a jamais été célibataire et enchaîne une relation après l’autre. C’est le monogame en série. Évidemment, ça peut donner lieu à une relation plutôt confortable, car ce genre d’homme fait tout pour le couple. Mais le danger, c’est que ce genre de personne aime surtout les débuts de relations. Et il risque fortement de s’ennuyer à long terme. Et quand il s’ennuie, eh bien… il change de partenaire !
 
 
 10
L’égoïste. Il aime les belles choses, il aime bien s’habiller, il fait attention à sa façon de se comporter en société. C’est très bien. Mais il adresse cette attention uniquement envers sa propre personne. Avec ce genre d’homme, vous passerez toujours en deuxième… juste après lui. Est-ce vraiment le genre de relation que vous envisagez ?

Monday, August 26, 2013

Religion, Orthodoxes et coptes, renforcement d'alliance avec l'église catholique romaine

Les coptes catholiques et orthodoxes refusent une division religieuse
 
Depuis le monastère Saint-Bishoy, dans le désert du Wadi Natroun, le patriarche copte-orthodoxe a remercié les musulmans qui ont cherché à protéger les églises chrétiennes des attaques des Frères musulmans.
 
L’Église catholique copte exprime son refus catégorique de toute ingérence dans les affaires internes de l’Égypte. 

10 mai 2013 : THEODORE II (Tawadros II), patriarche copte orthodoxe
d'Alexandrie et de toute l'Afrique, visite le Colisée à Rome, Italie.

Dans un entretien à la télévision égyptienne Al Masriya, lundi 19 août, le patriarche copte-orthodoxe Tawadros II (Théodore II) est intervenu pour déplorer le nombre d’églises brûlées ces derniers jours et remercier «ses frères dans la citoyenneté, les musulmans» qui ont protégé ces églises, parfois même en constituant des chaînes humaines.
 
Le même jour, le patriarche des coptes catholiques, Mgr Ibrahim Isaac Sidrak, a estimé dans un communiqué que «ce qui se passe en Égypte n’est pas un conflit politique entre des factions rivales, ni un problème chrétien/musulman, mais une lutte de tous les Égyptiens contre le terrorisme». Selon Mgr Youhanna Golta, évêque auxiliaire catholique d’Alexandrie, «aussi bien les chrétiens que les musulmans sont persécutés en Égypte par les Frères musulmans» qui ne font «pas de différence» dans leurs attaques. Cet évêque catholique copte ne veut «absolument pas» que les chrétiens fassent l’objet d’une attention particulière : «l’Égypte est un pays qui ne doit pas être divisé. Il n’y a pas une rue, un bâtiment, une ville, qui soit seulement pour les chrétiens ou seulement pour les musulmans. À côté de l’université al-Azhar, il y a des magasins chrétiens, et à côté de la cathédrale du Caire vivent des musulmans».
 
«L’armée égyptienne est davantage présente dans les lieux où les Frères musulmans s’en sont pris aux chrétiens»
Le pape Tawadros II (Théodore II) se trouverait actuellement au monastère Saint-Bishoy dans la région du Wadi Natroun, où il était moine avant son élection le 4 novembre 2012 comme patriarche de l’Église copte-orthodoxe. En raison des troubles et des menaces de mort qui pèsent contre lui, il avait déjà renoncé après le 30 juin aux audiences du mercredi à la cathédrale Saint-Marc.
Après cinq jours d’attaques d’églises et d’habitations dans toute l’Égypte, il semblerait que les violences contre les coptes soient moins importantes depuis le dimanche 18 août dans la soirée, d’après le professeur Ashraf Alexandre Sadek, égyptologue français et éditeur de la collection «Le Monde copte». «L’armée égyptienne est davantage présente dans les lieux où les Frères musulmans s’en sont pris aux chrétiens», explique-t-il, évoquant plus de 80 églises attaquées depuis la destitution de Mohamed Morsi par le peuple et l’armée.
 
«Nous adhérons entièrement à l’unité nationale solide»
Dans un communiqué publié le 17 août 2013 sur son site Internet, le pape Tawadros a expliqué continuer «à soutenir la police égyptienne, les forces armées et les autres organisations du peuple égyptien visant à lutter contre les groupes violents armés, le terrorisme chez nous et à l’étranger, les attaques contre des entités étatiques et les églises paisibles, le fait de terroriser les citoyens coptes et musulmans, et ce à l’encontre de la religion, de la morale et de l’humanité.»
Déplorant «le fort sophisme médiatique qui prévaut au sein des pays Occidentaux», le patriarche invite les journalistes «à lire les faits objectivement sans tenter d’établir une couverture internationale ou politique à ces groupes terroristes et sanglants et à tous ceux qui y appartiennent, car ils essaient de semer la dévastation et la destruction dans notre cher pays.»
«Nous reconnaissons toutes les victimes tombées en martyrs et nous souhaitons la guérison à chaque blessé, ajoute Tawadros II. Nous adhérons entièrement à l’unité nationale solide et rejetons formellement toute tentative d’entraîner le pays dans une querelle sectaire. De surcroît, nous considérons toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de l’Égypte comme inacceptable.»
 
«Si même une attaque contre une maison n’est pas tolérée, imaginez-vous celle contre une église !»
Quelques jours plus tôt, dans un entretien accordée à la chaîne MeSat traduite en français par le site blogcopte.fr, le patriarche s’était exprimé d’un ton prudent et apaisant, dénonçant les attaques contre les églises tout en appelant à «l’unification citoyenne à laquelle le peuple égyptien aspire».
«Malgré l’amertume présente à cause de la situation actuelle et des agissements sans aucune raison, ainsi que des destructions, je veux dire à tous les Égyptiens notamment aux coptes qui ont beaucoup souffert ces derniers temps, mais aussi à nos frères les musulmans qui n’acceptent pas tout cela, que (…) je présente mes condoléances à tous les proches des personnes décédées et mon cœur est avec toutes les personnes blessées, a-t-il déclaré. (…) Concernant les attaques contre les églises : pourquoi ont-elles été mises au milieu de ce conflit politique ? Qu’a fait l’Église pour qu’elle puisse être ainsi prise pour cible violemment ? Si même une attaque contre une maison n’est pas tolérée, imaginez-vous celle contre une église !»
 
«Nos frères les musulmans modérés supportent aussi beaucoup de choses»
«J’ai l’intime conviction que toutes les personnes qui ont activement participé à ces violences ne portent pas les valeurs égyptiennes», a-t-il ajouté, décrivant la personnalité des Égyptiens caractérisée par «l’image de la modération». «Je profite de l’occasion, a encore affirmé le pape Tawadros II, pour dire également que je sais que la police, l’armée, les médias et nos frères les musulmans modérés supportent aussi beaucoup de choses et mes pensées vont également en leur sens et les encouragent à garder ce rôle citoyen important dans cette période de crise.» par Clémence Houdaille et Gauderique Traub Source
 

Thursday, July 25, 2013

Religion, Asia Bibi, chrétienne paskistanaise toujours emprisonée

Pakistan : Asia Bibi transférée dans une prison loin de sa famille

Asia Bibi, emprisonnée depuis juin 2009.
 Asia Bibi, une femme pakistanaise qui a été emprisonné depuis quatre années en vertu des lois sur le blasphème de ce pays, a été transférée dans une prison qui est beaucoup plus loin de sa famille, c'est ce que VOM (Voice Of the Martyrs) a appris.

Le transfert intervient quelques jours après que le mari de l'Asie, Ashiq Masih, lui a rendu visite à la prison de Sheikhupura, où elle avait reçu un traitement par le médecin de la prison. Asia, 41 ans, se sentant mal, se plaignant d'une douleur intense dans les jambes, les épaules et les bras.
Le transfert à la prison de Multan signifie pour sa famille que pour lui rendre visite, ils devront voyager maintenant près de cinq heures au lieu d'une heure. Le voyage supplémentaire soulève de nouveaux problèmes de sécurité pour la famille, rendant ainsi plus difficile la surveillance de son état de santé. Ashiq rapporte que ses deux jeunes filles sont découragées par la nouvelle du transfert de leur mère. [Elle est mère de cinq enfants, dont une fille handicapée, c'est moi qui souligne, DL].
Asia Bibi a été arrêtée 19 Juin 2009, après que ses collègues de travail musulmanes ont commencé à faire pression sur Asia à renoncer au christianisme, et de la convertir à l'islam. Asia a répondu en disant sa foi en Christ à ses collègues. Asia a dit aux femmes musulmanes que le Christ était mort sur la croix pour leurs péchés, puis elle les questionna ce que Mohammad avait fait pour eux, selon des sources VOM.
Asia a dit aux femmes que Jésus est vivant, mais que Mohammad est mort. «Notre Christ est le vrai prophète de Dieu», leur a t-elle dit.  
En entendant cela, les femmes musulmanes se sont fâchées et ont commencé à la battre. Ensuite, des hommes sont venus et l'ont enfermée dans une pièce. La police l'a emmenée au poste, et plus tard l'a accusée de blasphème contre le prophète Mahomet.
Dix-sept mois plus tard, elle a été reconnue coupable et condamnée à mort.

À ce jour, aucun chrétien au Pakistan a été exécuté en vertu des lois sur le blasphème au Pakistan, mais dans plusieurs cas, les extrémistes [musulmans] ont assassiné les chrétiens après leur sortie de prison.
La condamnation et la promulgation de peine de mort sur Asia Bibi, ont attiré l'attention internationale sur les lois pakistanaises sur le blasphème. Les chrétiens [du monde] ont appelé à la libération et l'abrogation des lois sur Asia, tandis que les extrémistes au Pakistan, continuent d'exiger qu'elle soit exécutée.
Avant son transfert, Asia avait dit à son mari qu'elle priait régulièrement en prison pour sa libération, et a demandé aux lecteurs de VOM de prier avec elle.
Ashiq a dit à sa femme que leurs deux petites filles prient dans ce sens. "Elles disent :  Nous prions pour ceux qui nous aident et qui cherchent à libérer notre Maman''.
S'il vous plaît priez pour Asia Bibi. Priez pour sa guérison, priez pour sa foi et qu'elle sorte de prison. S'il vous plaît priez aussi pour son mari Ashiq et leurs deux filles.Vous pouvez écrire des lettres d'encouragement à Asia à travers le site www.PrisonerAlert.com.

Le site a été mis à jour avec la nouvelle adresse de la prison. Invitez vos amis à signer une pétition au gouvernement pakistanais en son nom à www.CallForMercy.com. Affiché : 28 Juin, 2013
COMMENTAIRE :
J'en avais parlé en mars 2012.

Lire ici l'article initial :
http://davidlothar-emotions.blogspot.ca/2012/03/asia-bibi-battue-et-condamnee-mort.html
Lire ici l'article complémentaire paru dans le journal français Le Monde :
http://davidlothar-emotions.blogspot.ca/2012/03/asia-bibi-chretienne-condamnee-pour.html

Voice Of the Martyrs, original website :
http://www.persecution.com/
Voice Of the Martyrs, Canada pages :
http://www.persecution.net/

AJOUT du 7 oct. 2016 :
Son audience à la Cour suprême ce jeudi 13 oct. 2016. (Observatoire de la Christianophobie)

Wednesday, May 15, 2013

Religion, Quitter son église pour l'égalité des hommes devant Dieu

Renoncer à sa religion au nom de l’égalité
 
Jimmy Carter a été président des États-Unis de 1977 à 1981.
Les femmes et les filles sont victimes de discrimination depuis trop longtemps à cause d’une interprétation faussée de la parole de Dieu.

 
Jimmy Carter, membre du groupe The Elders
Toute ma vie, j’ai été un chrétien pratiquant et j’ai été diacre pendant de nombreuses années. J’ai aussi enseigné les textes bibliques pendant longtemps. Tout comme des millions d’autres personnes dans le monde entier, je trouve dans ma foi une source de force et de réconfort. Ma décision de quitter la Convention baptiste du Sud (1), dont je faisais partie depuis une soixantaine d’années, a donc été douloureuse et difficile. Elle est cependant devenue inévitable pour moi lorsque les dirigeants de la Convention, citant quelques versets de la Bible soigneusement choisis et affirmant qu’Ève a été créée après Adam et qu’elle était responsable du péché originel, ont édicté que les femmes devaient être « soumises » à leur mari et qu’elles ne pouvaient pas être diacres, pasteures ni aumônières des forces militaires.
L’idée selon laquelle les femmes seraient en quelque sorte inférieures aux hommes n’est pas le propre d’une seule religion ou croyance. Beaucoup de confessions interdisent aux femmes de jouer un rôle égal à celui des hommes. Fort malheureusement, cette opinion a également cours à l’extérieur des murs des églises, mosquées, synagogues ou temples. Depuis des siècles, cette discrimination qu’on attribue de façon injustifiable à une Puissance supérieure sert de prétexte pour priver les femmes de droits égaux à ceux des hommes partout dans le monde.
Sous sa forme la plus répugnante, la croyance que les femmes doivent être soumises aux désirs des hommes sert à justifier l’esclavage, la violence, la prostitution forcée, la mutilation génitale et l’adoption de lois nationales qui ne classent pas le viol parmi les crimes. Mais elle prive aussi des millions de filles et de femmes de tout contrôle sur leur propre corps et sur leur vie, en leur interdisant un accès équitable à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à toute influence dans leur collectivité.
Ces croyances religieuses se répercutent sur tous les aspects de notre vie. Elles expliquent pourquoi dans beaucoup de pays on scolarise les garçons avant les filles, pourquoi on dicte aux filles qui elles épouseront, et à quel moment et pourquoi la grossesse et l’accouchement comportent des risques énormes et inacceptables pour beaucoup de femmes privées des soins de santé les plus élémentaires.
Dans certaines nations islamiques, on restreint la liberté de mouvement des femmes et on les punit pour un bras ou une cheville exposée. On les prive d’éducation et on leur interdit de conduire une voiture ou de postuler un emploi au même titre que les hommes. Si une femme est violée, elle est souvent considérée comme la coupable et sévèrement châtiée.
Le même raisonnement discriminatoire explique l’écart salarial persistant entre les hommes et les femmes et la faible présence féminine parmi les élu-es dans les pays occidentaux. Si les racines de ce préjugé plongent au plus profond de notre histoire, ses effets se font néanmoins sentir tous les jours. Du reste, les filles et les femmes ne sont pas les seules à en pâtir : ce préjugé nous cause du tort à tous. Il n’est plus à démontrer que l’argent investi pour améliorer le sort des femmes et des filles rapporte beaucoup à la société. Une femme instruite a des enfants en meilleure santé. Elle est plus susceptible de veiller à ce qu’ils aillent à l’école. Elle gagne un meilleur salaire et l’utilise pour subvenir aux besoins de sa famille.
En un mot, toute société qui exerce une discrimination à l’endroit de la moitié de sa population se nuit à elle-même. Nous devons contester ces attitudes et pratiques intéressées et dépassées, comme cela se fait actuellement en Iran, où les femmes sont à l’avant-garde du combat pour la démocratie et la liberté.
Je sais cependant pourquoi beaucoup de chefs politiques hésitent à s’aventurer sur ce terrain miné. La religion et les traditions sont des sujets sensibles, voire explosifs, qu’il est risqué de remettre en question. Mais les autres "Elders" (Anciens) (2) et moi-même, qui sommes issus de nombreuses confessions religieuses et de différents milieux, n’avons plus à nous soucier de remporter des élections ou d’éviter les controverses, et nous sommes profondément déterminés à combattre l’injustice partout où elle se trouve.
"The Elders" (3) forment un groupe indépendant d’éminents leaders mondiaux rassemblés par Nelson Mandela, ancien président de l’Afrique du Sud. Ils mettent à profit leur influence et leur expérience pour promouvoir la paix, s’attaquer aux principales causes de la souffrance humaine et défendre les intérêts communs de l’humanité. Nous avons décidé d’attirer l’attention tout particulièrement sur la responsabilité qui incombe aux chefs religieux et ancestraux pour ce qui est de garantir l’égalité et le respect des droits humains. Nous avons récemment rendu publique la déclaration suivante : « Il est inacceptable d’invoquer la religion ou les traditions pour justifier la discrimination contre les femmes et les filles, comme si cette discrimination était édictée par une Puissance supérieure ».
Nous exhortons tous les leaders à contester et à modifier les enseignements et les pratiques néfastes, même profondément enracinés, qui justifient la discrimination contre les femmes. Nous demandons, en particulier, que les chefs de toutes les religions aient le courage de reconnaître et de souligner les messages positifs de la dignité et de l’égalité que toutes les grandes religions du monde partagent.
Les versets des Saintes Écritures soigneusement choisis pour justifier la supériorité des hommes sont davantage tributaires de leur époque et de leur lieu d’origine que de vérités intemporelles. On pourrait tout aussi bien trouver dans la Bible des passages pour justifier l’esclavage et la soumission face aux tyrans.
Je connais aussi, dans ces mêmes Écritures, des passages qui décrivent avec vénération des femmes dotées de qualités de chef exceptionnelles. Au début de l’ère chrétienne, les femmes étaient diacres, prêtresses, évêques, apôtres, professeures et prophètes. Ce n’est qu’au IVe siècle que les chefs chrétiens dominants, tous des hommes, ont déformé et faussé le sens des Saintes Écritures afin de perpétuer leurs positions privilégiées dans la hiérarchie religieuses.
Le fait est que les chefs religieux masculins avaient - et ont encore - le choix d’interpréter les enseignements divins de manière soit à exalter les femmes, soit à les asservir. Or, pour des fins purement égoïstes, l’immense majorité d’entre eux ont choisi la deuxième option. C’est dans la persistance de ce choix que réside le fondement ou la justification d’une bonne part des persécutions et des mauvais traitements infligés aux femmes partout dans le monde. Cela va manifestement à l’encontre non seulement de la Déclaration universelle des droits de l’homme mais aussi des enseignements de Jésus-Christ, de Moïse et des prophètes, de Mahomet et des fondateurs d’autres grandes religions, lesquelles prescrivent toutes le traitement convenable et équitable de tous les enfants de Dieu. Il est grand temps que nous ayons le courage de remettre ces idées en question.
 
Notes
1. La Convention baptiste du Sud est une église chrétienne des États-Unis. Avec 16 millions de membres (2012), c’est la plus grande église baptiste au monde, et la première congrégation protestante des États-Unis.(Source : Wikipedia)
2. The Elders dans le texte original. "Anciens, Aînés ou Sages".
3. NdT : Nom officiel du groupe Global Elders, appelé aussi The Elders : organisation non gouvernementale fondée par Nelson Mandela en 2007. Elle regroupe des personnalités publiques reconnues comme Homme d’État, activiste politique pour la paix et avocats des droits de l’homme.
- Version originale : Losing my religion for equality, The Age National Times, 15 juillet 2009. Aussi dans Women’s Press.
- Traduction pour Sisyphe : Marie Savoie.
* La photo de l’auteur dans cette page provient du site Women’s Press.
Copyright © 2013 Fairfax Media
- Lire aussi : La religion et les femmes, par Nicholas D. Kristof
 par Jimmy Carter, membre du groupe The Elders Source

Monday, April 15, 2013

Vatican, Le croyant a t-il une poignée dans le dos ?

Les grands axes du pontificat du pape François se font attendre 
 
Un mois après son élection, le pape François a imposé son empreinte au Vatican. D'un style simple et radicalement différent de celui de son prédécesseur Benoît XVI, il a toutefois, pour l'heure, soigneusement évité les sujets qui fâchent. 
 
Les grands axes du pontificat du pape François se font attendre
Les grands axes du pontificat du pape François se font attendre
Un mois s’est écoulé depuis que François occupe le siège de Saint-Pierre et déjà un vent de nouveauté souffle sur le Vatican. Plus sur la forme que sur le fond, car force est de reconnaître que le pape n’a pas encore dévoiler les grands axes de l’action qu’il mènera à la tête de l’Église. Connu pour être un réformateur social mais plutôt conservateur sur les questions de mœurs, le premier souverain pontife venu d’Amérique du Sud a en effet pour l’heure soigneusement évité les sujets qui fâchent, n'évoquant ainsi jamais la sexualité ou les scandales de pédophilie qui ont éclaboussé l’Église ces dernières années.
Très attendu sur les questions de politiques vaticanes à la suite du scandale VatiLeaks, le pape a toutefois annoncé, samedi 13 avril, avoir constitué un groupe de huit cardinaux chargés de le conseiller sur son projet de réforme de la Curie - le gouvernement de l’Église -, une institution souvent critiquée pour son opacité. Un premier pas, même si le pape François n’a pas encore nommé de secrétaire d'État pour remplacer le cardinal italien Tarcisio Bertone, cible de nombreuses critiques pour sa gestion jugée cahotique de la Curie. Sa seule nomination significative est celle du ministre général des franciscains, le père espagnol José Rodriguez Carballo, comme numéro deux de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée - chargés des religieux et religieuses. Un choix d'ouverture dans un ministère-clé.
Une familiarité qui ne plaira pas aux traditionalistes catholiques
Reste que par son comportement et ses interventions, le pape François a déjà révélé un peu de son identité et séduit, suscitant un certain engouement et pas uniquement chez les catholiques. Dès les premiers mots prononcés après son élection, il a donné le ton de son pontificat. En choisissant le nom de François en référence à Saint-François d’Assise, il se pose en défenseurs des plus pauvres. "Je voudrais une Église pauvre pour les pauvres", a-t-il ainsi confié, s’exprimant pour la première fois devant la presse trois jours après son élection.
Dans son apparence également, François a opté souvent pour des symboles de simplicité et de pauvreté. Il a abandonné divers habits, objets, rites symboliques que son prédécesseur, par attachement à la tradition millénaire de l'Église, avait réintroduit. Et pour l’heure, il réside toujours à la résidence Sainte-Marthe avec des prêtres et religieux, délaissant le palais pontifical. Lors du message pascal Urbi et Orbi, il a carrément laissé de côté le salut en 65 langues.
Séduits par sa proximité affichée avec la foule, les fidèles sont chaque mercredi et chaque dimanche plus nombreux à se presser place Saint-Pierre pour l’écouter lors de l’audience et de l’Angélus hebdomadaires. À chaque fois, le rituel est le même, mais continue de surprendre les fidèles tant il tranche avec ce qu’a connu le Vatican par le passé. Il n’hésite pas ainsi au grand dam des services de sécurité à rouler en papamobile découverte, avant de passer un long moment à pied à saluer les gens. Il prend les présents qu’on lui tend, les dessins d’enfants et salue un à un les handicapés en chaises roulantes.
Mercredi, il a ainsi invité les fidèles à prier et appeler Dieu "papa, ce qu'il est pour nous". Une familiarité qui ne plaira pas aux traditionalistes catholiques, déjà offusqués par tous ses abandons de rites divers depuis son élection le 13 mars. par FRANCE 24 avec dépêches Source

COMMENTAIRE :
Définition du mot jésuite :
1) n.m. Membre de la compagnie ou société de Jésus (fondée par I. de Loyola en 1534)
2) adj. et n. Qui agit de façon hypocrite, qui cache son jeu, qui a recourt à des astuces et manières hypocrites.

Faites votre choix.

Thursday, March 21, 2013

Vatican-Islam, Pape de paix mondial(e)?

Élection du pape François, bonne nouvelle pour les musulmans ?
 
Après les propos polémiques de Benoît XVI sur l’islam, l’élection d'un nouveau pape, le 13 mars, suscite un certain espoir dans le monde musulman.
L’élection d’un nouveau pape suscite dans le monde musulman beaucoup d'attentes quant à l'amélioration des rapports avec le Vatican. Le Turc Ekmeleddin Ihsanoglu, secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe 57 pays, a exprimé «le vif espoir de voir les relations entre l'islam et la chrétienté redevenir cordiales et marquées par l'amitié sincère. (...) En ce moment historique, l'OCI renouvelle son appel formulé depuis huit ans à une réconciliation historique entre l'islam et la chrétienté», ajoute dans un message l'organisation basée à Jeddah, en Arabie saoudite.
«Nous espérons de meilleures relations avec le Vatican après l'élection du nouveau pape, pour le bien de l'humanité tout entière», a également déclaré de son côté Mahmoud Azab, conseiller pour le dialogue interreligieux du grand imam d'Al-Azhar (le plus important centre théologique sunnite), Ahmad al-Tayyeb. Il a toutefois laissé entendre que le nouveau chef de l'Église catholique serait jugé sur pièces. «Dès qu'apparaîtra une nouvelle orientation, nous reviendrons au dialogue avec le Vatican qui avait été suspendu début 2011», a-t-il souligné.
 
Visite de mosquée
En 2006, le discours de Benoît XVI à Ratisbonne (sud de l'Allemagne) dans lequel il semblait associer l'islam à la violence, avait provoqué des manifestations dans des pays musulmans. Le souverain pontife avait tenté de réparer ce faux-pas en visitant la mosquée Sultan Ahmet à Istanbul. Dans l'histoire pontificale, il s'agissait de la deuxième entrée officielle d'un pape dans une mosquée. Le dialogue avec Al-Azhar avait repris en 2009, avant d'être de nouveau interrompu après un appel du pape à protéger les minorités chrétiennes, suite à un attentat-suicide contre une église d'Alexandrie en Égypte, dans la nuit du 31 décembre 2010 au 1er janvier 2011. Al-Azhar avait vu dans ces déclarations sur les chrétiens d'Orient des «attaques répétées contre l'islam».
«Un rétablissement de bonnes relations entre le monde musulman et le Vatican dépend de la personnalité du nouveau pape, de sa pensée et de sa vision pour le rapprochement entre les religions et les peuples», estime Ali Bakr, spécialiste des mouvements islamistes du centre d'études stratégiques d'al-Ahram au Caire.
 
Salafisme et dialogue
Depuis les soulèvements du Printemps arabe en 2011, les chrétiens d’Orient, notamment en Égypte, ont exprimé de vives craintes face à la progression des salafistes, tenants d'un islam rigoriste et d'une application stricte de la charia (la loi islamique). Chaabane Abdel Alim, un dirigeant du principal parti égyptien de cette obédience, al-Nour, a toutefois assuré, au lendemain de l'élection du pape François : «En tant que salafistes, nous ne sommes pas contre le dialogue (avec le Vatican), au contraire nous l'accueillons favorablement.»
Georges Fahmi, un chercheur de confession copte du centre d'études politiques du Caire Al-Badaël (les alternatives), affirme quant à lui que le nouveau pape devrait «faire prévaloir les valeurs communes de l'islam et du christianisme» pour favoriser «un retour au dialogue». L'Égypte compte la plus vaste communauté chrétienne du Moyen-Orient, les Coptes, dans leur immense majorité des orthodoxes mais dont une petite partie est liée à l'Église de Rome. Source

COMMENTAIRE :
Voici une photo qui va dans la vision d'unité du Vatican.
Pape J-Paul II baisant le Coran.

Faites maintenant votre propre opinion.

Tuesday, March 19, 2013

Vatican, Pas d'église pour les riches ?

''Et pour les riches, une église riche ???"

L'heuphorie passée, la vérité s'affiche.
Lors de sa première rencontre avec la presse, le 16 mars, le pape François, premier jésuite à occuper ce poste, a expliqué qu'il souhaitait "une Eglise pauvre,…une Eglise pour les pauvres".
Il sera formellement intronisé le 19 mars à Rome, à la présence de nombreux dirigeants internationaux, dont les présidents de la Commission européenne José Manuel Barroso et du Conseil européen Herman Van Rompuy.
A l'issue du sommet des 14 et 15 mars, ce dernier a exhorté les Européens à faire preuve de patience, en affirmant qu'il faut encore du temps pour que les réformes d'austérité promues par l'UE donnent des résultats. Source
 
COMMENTAIRE :
Une église riche prônant la pauvreté... Serait-ce elle qui donnera moins ?

Wednesday, March 13, 2013

Santé, Baisse de l'âge en cas de crises mondiales

Mortalité en hausse et baisse de longévité en cas de crises mondiales


La crise économique en Europe risque d'enrayer les progrès enregistrés en matière d'allongement de l'espérance de vie si des gouvernements amputent leur budget en santé, a mis en garde l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié mercredi.
Le document précise aussi que la situation sanitaire s'est améliorée sur le continent, mais que les disparités restent grandes d'un pays européen à l'autre.
«L'espérance de vie à la naissance a augmenté de cinq ans depuis 1980, pour atteindre 76 ans en 2010. Le problème est que ce progrès n'est pas partagé équitablement entre les pays», a précisé l'auteur du rapport, Ritu Sadana, lors d'une conférence de presse à Londres mardi, avant la publication du rapport.
C'est l'Espagne où l'espérance de vie est la plus élevée en Europe, on y vit en moyenne jusqu'à 82,2 ans, alors qu'au Kazakhstan, l'espérance de vie est de 68,7 ans. L'OMS explique la progression de l'espérance de vie en partie grâce au recul de certaines maladies, comme les maladies cardiaques, et l'amélioration des conditions de vie.
En comparaison, l'espérance de vie est de 79 ans chez les hommes au Canada et de 83 ans chez les femmes, d'après Statistique Canada.
Le rapport, publié tous les trois ans, indique que les dépenses de santé varient énormément d'un pays à l'autre. Par exemple, en 2010, la France et les Pays-Bas ont consacré 11,9 % de leur PIB à la santé, comparativement à 2,5 % au Turkménistan.
Des écarts en hommes et femmes
L'espérance de vie varie énormément selon les sexes: 80 ans chez les femmes en moyenne et 72,5 ans pour les hommes. «En 2010, les hommes n'avaient pas atteint l'espérance de vie moyenne des femmes en 1980», mentionne l'auteur du rapport, Ritu Sadana. Cette disparité s'explique notamment par les différences de «mode de vie et d'activités», note l'OMS, dont le fait que deux fois plus d'hommes fument.
Par ailleurs, l'Organisation de la santé prévient que comme près du quart de la population européenne vivra au-delà de 65 ans d'ici 2050, cela engendrera une pression supplémentaire pour les systèmes de santé. Source

Vatican, Vote hypocrite, pardon, (presque) historique !

Vatican : prophéties, astres et religion

HABEMUS PAPAM : ce 13 mars 2013,  un
 nouveau pape a été élu : Jorge Mario Bergoglio
 dit François 1. Archevêque de Buenos Aires.
On le dit proche des pauvres...
HABEMUS PAPAM : ce 13 mars 2013, un nouveau pape a été élu : Jorge Mario Bergoglio dit François 1. Archevêque de Buenos Aires. On le dit proche des pauvres... (*)
 
Entre intrigues et messes basses, le clergé mondialiste vote. Mais le nouveau prochain papabilitable est-il au-dessus de tout soupçon ?
Comme en politique, on vote pour le meilleur des moins pires de tous, en espérant que ce sera le meilleur des moins hypocrites et manipulateurs.
Mais n'oublions pas que le pape noir (général des jésuites) reste en poste et orchestre de toute ses forces, il les connait tous !

13 mars 2013, 14:47 Obama défend l'idée d'un pape américain
«Il me semble qu'un pape américain serait aussi compétent qu'un pape polonais, italien ou guatémaltèque», a déclaré aujourd'hui Barack Obama dans un entretien réalisé par ABC News, avant d'ajouter qu'il n'avait aucune information sur comment se déroulait le conclave. «Je ne sais pas si vous avez noté, mais la conférence des évêques catholiques américains n'a pas l'air de prendre ses ordres auprès de moi», a-t-il dit. Source
 
Ils ont remis leur vie entre les mains de Dieu, et pourtant ils n’hésitent pas à consulter les astres. C’est une confidence étonnante que celle de Ravi Sisowath, consultant pour journalistes profanes envoyés spéciaux au Vatican, membre de la famille royale du Cambodge, et par ailleurs astrologue et voyant.
Parmi ses «clients», une majorité de religieux, et de tous grades : prêtres mais aussi évêques et cardinaux. L’exercice de l’astrologie est un art pour Ravi Sisowath. Aussi, hors de question pour lui de faire payer ses séances. Des séances qui peuvent, pourtant, durer entre trente minutes et une heure et demie. Motif de la consultation : «Ils viennent me voir pour des inquiétudes liées à leur avenir, au Vatican, ou à des questions plus altruistes sur des personnes qui les entourent» explique Ravi. Mais comment articuler la foi chrétienne et la croyance dans l’astrologie ? Réponse de l’intéressé : «Ils viennent, ils demandent que je regarde leur destin, leur vie, tous disent qu’ils n’y croient pas mais que ça les intéresserait bien… et puis souvent au bout de la troisième question, ils me disent : que penses-tu de l’avenir du pape ?» Et de rajouter : «Quand Benoît XVI a annoncé son renoncement, j’ai reçu au moins une cinquantaine de coups de fil de religieux.»
 
L’avenir du pape et la prophétie de Malachie
Ayant dû réfléchir à cette question, Ravi Sisowath nous raconte qu’il avait confié à certains de ses clients déjà fin 2010, que Benoît XVI soit mourrait, soit «ferait quelque chose qui équivaudrait à sa mort.» Il faut dire que l’astrologue du Vatican peut s’appuyer sur différents travaux comme la prophétie de Malachie, du nom de l’évêque d’Irlande Malachie d’Armagh. Selon l’interprétation que Ravi fait de cette prophétie, le prochain pape serait le dernier de la chrétienté telle que nous la connaissons aujourd’hui. Nous passerions ensuite à une ère, non plus chrétienne, mais humaniste, une ère marquée par l’universalité des croyances.
Il se murmure déjà que, toujours selon la prophétie, le futur pape serait nommé Pierre. Ce qui laisse une chance au cardinal hongrois Peter Erdo, au ghanéen Peter Kodwo Appiah Turkson, mais aussi au brésilien Odilo Pedro Scherer… par Viginie Riva Source
 
COMMENTAIRE :
Que dit la Parole de Dieu au sujet de la voyance et la divination ?

Jeu de mots...
Dans Lévitique 19:31 on lit ceci : "Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les devins; ne les recherchez point, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l'Éternel, votre Dieu."
Dans Deutéronome18:10-14, ce qui ce lit :"Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel ; et c'est à cause de ces abominations que l'Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l'Éternel, ton Dieu. Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins; mais à toi, l'Éternel, ton Dieu, ne le permet pas. '' Il est dit aussi dans Lévitique 20:27 :"Si un homme ou une femme ont en eux l'esprit d'un mort ou un esprit de divination, ils seront punis de mort; on les lapidera: leur sang retombera sur eux." Peut-être que Ravi Sisowath, consultant pour journalistes profanes envoyés spéciaux au Vatican, membre de la famille royale du Cambodge, et par ailleurs astrologue et voyant (sic) devrait y voir là, un avertissement divin, et de sauver son âme...
 
Plutôt clair n'est-ce pas ? Et ce sont des cardinaux de Rome qui se disent élus par le Saint-Esprit qui conduisent le peuple de Dieu à sa liberté ? Quand on sait que le Vatican est la niche de Lucifer...
Cela s'appelle du spiritisme. Lucifer est le père du mensonge, et par l'occultisme, il délivre ses ordres.
 
Consulter le numéro spécial du magasine Priorités de janvier 2013 : ''Pouvons-nous communiquer avec les morts ?" Editions IADPA

(*) : Il est jésuite, comme le "pape noir". Ce sont les jésuites qui ont orchestré les horreurs de l'Inquisition. L'Histoire ''chrétienne'' catholique romaine médiévale l'a assez prouvé !!
De plus, remarquez la caractéristique du drapeau national argentin : un soleil entre deux bandes bleues... ciel !
Le soleil est dans la mythologie grecque, païenne, le dieu Mithra, ''celui qui ne change jamais'', reprit ensuite par Constantin, premier empereur chrétien d'origine païenne. Lui aussi adorait Mithra. Dans ce cas ici, le soleil fait référence aux croyances des Incas.
La boucle serait-elle bouclée ? Début de l'ère chrétienne avec l'entrée du soleil, et sa possible fin avec ce pape argentin et jésuite ?
Un rappel, la place du Vatican est un soleil !

Les évènements et prophéties bibliques seraient-ils en train de se mettre en place, de prouver et d'accélérer la venue de Jésus ?
 
 
 

Monday, March 11, 2013

Canada, Le Bureau de la Liberté de religion sous surveillance

La troublante généalogie du Bureau de la liberté de religion
 
Le Bureau de la liberté de religion (BLR) mis en place par le gouvernement canadien reçoit au pays un accueil d’autant plus mitigé que ses objectifs restent flous. Il s’agirait, si l’on en croit le ministre John Baird, de «protéger la liberté de religion» dans le monde et d’ainsi «s’opposer à la haine et à l’intolérance». Voilà de bien nobles visées, qui soulèvent toutefois quelques questions. Quelles intolérances entend-on dénoncer ? Quelles libertés veut-on défendre ? Pour répondre à ces questions, il faut en poser une autre, beaucoup plus simple : où veut-on intervenir ?
Les campagnes de haine contre l’édification de mosquées qui, en Europe et notamment à Cologne en 2007, mobilisent la foi chrétienne seront-elles condamnées par le BLR ? Le ministre joindra-t-il sa voix à celle du Comité des droits de l’homme de l’ONU qui enjoint à la France de réviser sa loi sur le port de signes religieux parce qu’elle porte atteinte à la liberté de religion ? Quant à l’interdiction d’ériger des minarets sur le sol suisse, peut-on espérer que le BLR nous renseigne sur le préjudice qu’elle cause aux musulmans de ce pays ? Répondre à ces questions par l’affirmative, c’est méconnaître l’ordre géopolitique dans lequel s’insère l’organe créé par le gouvernement Harper.
 
Un puissant levier d’intervention
L’idée de promouvoir la liberté de religion chez les autres n’est pas nouvelle. Bien avant que ce droit ne soit enchâssé dans les traités internationaux d’après-guerre (dont la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948) ainsi que dans les constitutions des États modernes, les puissances européennes en ont pris prétexte pour étendre leurs sphères d’influence sur de nouveaux rivages. Le sort de l’Empire ottoman a ici valeur d’exemple.
Les incursions européennes dans l’actuel Proche-Orient ont, à compter du XVIe siècle, pour objectif affiché de protéger les minorités religieuses chrétiennes qui peuplent la région. Dès lors, et jusqu’à l’effondrement de l’Empire ottoman, la notion de «liberté de religion» (et son double, celle de «minorité religieuse») offrira aux États européens un formidable levier géopolitique dont ils useront pour justifier leur ingérence, défendre leurs intérêts et, ce faisant, affaiblir l’Empire. Les traités de Paris (1856) et de Berlin (1878) scelleront la domination européenne sur la région : ils obligent l’Empire ottoman à protéger la liberté de religion des chrétiens, sans toutefois que l’Europe chrétienne offre une quelconque protection aux musulmans vivant sur son territoire. Un nouvel équilibre géopolitique est ainsi instauré.
 
Des cercles évangélistes au gouvernement américain
Si la mission de «protéger les minorités religieuses» confiée au nouveau BLR a un lourd passé colonial, en saisir la portée actuelle exige de tourner notre regard vers nos voisins du Sud. Car c’est au département d’État des États-Unis que loge le seul autre organisme gouvernemental chargé de cette mission. Créé en 1998, le Bureau de liberté de religion internationale (Office of International Religious Freedom) est l’aboutissement de deux décennies de mobilisation politique menée par l’élite évangéliste au nom des minorités chrétiennes persécutées - les Coptes d’Égypte, entre autres.
Ici aussi, la défense de la liberté de religion s’articule sur des rêves de puissance. Assisté par la Commission américaine de liberté de religion internationale (US Commission on International Religious Freedom) et par un ambassadeur itinérant, l’équivalent américain du BLR dresse chaque année une liste de «pays à risque» en matière de liberté de religion. Cette liste est ensuite transmise au président américain, lequel est tenu d’adopter des sanctions - allant de l’expression d’une inquiétude à l’isolement économique - contre ces pays.
 
Des Coptes refusent l’étiquette de «minorité religieuse»

No Comment !!
Sur le terrain, toutefois, les choses ne se déroulent pas sans heurts. La visite effectuée en Égypte en 2001 par la Commission américaine fut dénoncée par ceux dont elle prétend protéger les droits : les Coptes. Plusieurs personnalités coptes se sont en effet élevées contre ce qu’elles estimaient être une «intervention étrangère dans les affaires égyptiennes». Même le pape copte de l’époque, Chenouda III d’Alexandrie, y voyait un exercice de manipulation mené «à des fins strictement politiques». Plus récemment, l’anthropologue Saba Mahmood rapportait que certains Coptes récusent aujourd’hui l’appellation «minorité religieuse», qui, disent-ils, divise le peuple égyptien sur des bases religieuses.
À considérer l’histoire des entreprises coloniales et postcoloniales pour défendre la liberté de religion, on ne saurait s’étonner qu’un religieux ait été nommé à la tête du BLR. On ne s’étonnera pas non plus que le Bureau soit rattaché au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international. Car c’est précisément au point de rencontre entre le christianisme et l’ingérence occidentale qu’a pris forme l’impératif de défendre la liberté de religion hors de chez soi. Cela dit, nul doute qu’avec un budget annuel de cinq millions de dollars, le BLR n’aura pas la force de frappe de son équivalent américain. N’empêche que ce nouvel organe politique s’inscrit dans le prolongement d’efforts menés pour asseoir la suprématie de l’Occident sur le reste du monde. À ce titre, il mérite notre vigilance. par Jean-Michel Landry - Étudiant en anthropologie à l’Université de Californie à Berkeley Source