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Friday, January 11, 2013

Allemagne, Une nouvelle île de 10 km²

Une île de près de 10 kilomètres carrés a émergé en Allemagne !
 
Une île a émergé des eaux allemandes de la mer du Nord pour la première fois en 25 ans.
D'une superficie d'environ 25 terrains de football, son émergence très rapide surprend la communauté scientifique.
Comme sortie de nulle part, une île a émergé de manière très rapide en mer du Nord, surprenant beaucoup de scientifiques qui s'appliquaient à observer son évolution sous-marine depuis bientôt dix ans. Située à 15 kilomètres des côtes du land allemand de Schleswig Holstein, l'île d'une superficie de 9,4 kilomètres carrés culmine déjà à cinq mètres d'altitude !
 
Une émergence express
"Le fait qu'une nouvelle île se soit formée en seulement quelques années est très impressionnant !", s'enthousiasme Detlef Hansen dans un article du Telegraph, il faut dire qu'il en connaît un rayon sur le sujet, lui qui depuis longtemps travaille dans le parc national maritime de Wadden, voisin de cette nouvelle venue.
Si les scientifiques ne sont pas étonnés par l'émergence d'une nouvelle île, qui, il faut l'avouer n'est encore qu'un banc de sable, ils sont tout de même surpris par cette émergence très rapide et planchent désormais sur une théorie pour expliquer ce phénomène en se basant sur deux facteurs. Le premier est la situation de l'île, qui aurait été épaulée et protégée par les îlots environnant. Le deuxième est la météo, car de grosses tempêtes ont été observées dans cette région de la mer du Nord au cours de la dernière décennie.
 
Un paradis pour la faune et la flore
Répondant au nom de Norderoogsand, cette nouvelle terre des côtes allemandes est déjà habitée par de nombreux oiseaux et autres phoques qui s'y reproduisent, se nourissent et s'y reposent calmement, loin de l'agitation humaine. La flore elle non plus n'est pas en reste, avec pas moins de 49 espèces de plantes déjà identifiées par des spécialistes sur ce nouveau territoire.
Si les oiseaux et les phoques semblent apprécier ce nouveau havre de paix gracieusement offert par Mère nature, la presse allemande a elle aussi réagi avec enthousiasme à cette annonce : "Qui donc a besoin d'une île artificielle sur les côtes de Dubaï ?", s'est notamment amusé à demander fièrement le journal allemand Bild lorsque l'île a été déclarée émergée. Source
 
COMMENTAIRE :
Ceux qui pensaient qu'il fallait des milliards d'années pour que les terres se déplacent et que les continents se forment, ils vont devoir mettre leurs acquis sur la théorie de l'évolution au placard !
Quand Dieu le Créateur décide de surprendre le peuple de Sa puissance créatrice... voilà un bel exemple !
Imaginez seulement ce que cela dut être à la Création ! À Sa seule voix, tout fut créé ! (Psaume 33 : 6, 9).
L'homme stupide reste incrédule devant la majesté du Dieu Vivant !

Friday, January 4, 2013

Chine, Secte qui vénère une réincarnation féminine du Christ

Des Chinois vénèrent une réincarnation féminine du Christ
 
En Chine, la fin du monde se prépare aussi. Pas de calendrier Maya ni de 21 décembre dépassé, les Chinois se jettent à corps perdu dans une nouvelle secte qui fait fureur. L’éclair de l’Orient attire de plus en plus de personnes, séduites par les paroles d’un Christ réincarné… en femme.
En tant que principale religion d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud, le christianisme est perçu comme un vecteur de valeurs et de stabilité. À ses débuts, cette religion, aujourd’hui millénaire, était pourtant considérée comme révolutionnaire et déstabilisatrice tant elle était une menace pour l’empire romain.
 
L’éclair de l’Orient s’installe en Chine
En Chine, comme dans la Rome antique, le christianisme est toujours considéré comme potentiellement perturbateur et dangereux, ne répondant pas aux ordres de l’État. Pour des raisons de sécurité, le gouvernement chinois préfère choisir ses propres prêtres et pasteurs plutôt que de laisser cette tâche au Vatican ou autres confessions du christianisme. Au cours des siècles, le christianisme est devenu un pont pour faciliter l’accès des puissances occidentales en Chine.
Pourtant, les versions «maison» de la foi chrétienne ont également causé quelques ennuis en Chine.
La dernière inquiétude du Parti communiste au pouvoir se nomme «l’éclair de l’Orient», une secte apocalyptique qui fait fureur dans de nombreuses régions pauvres de Chine. Très similaire aux adeptes du calendrier Maya, les croyants de l’éclair de l’Orient pensent que le monde finira consumé par le feu et les ténèbres. Les dates de ces évènements sont variables et aujourd’hui, près d’un million de personnes serait adepte de cette secte.
 
Un Christ réincarné en femme
Jésus Christ est venu une nouvelle fois, disent-ils, réincarné en femme dans la province de He Nan, et organise désormais la bataille climatique entre le bien et le mal. Le mal étant incarné dans le « dragon rouge », représenterait probablement le parti communiste.
Le culte tire son nom de la Bible, Matthieu 24/27 : « En effet, quand le Fils de l'homme viendra, ce sera comme l'éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu'au couchant.»
Dans le l’évangile selon Saint Matthieu, la Bible prédit : « Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre. » Pour l’éclair de l’Orient, le pire est encore à venir. Ce culte est considéré comme actif dans plus de 20 provinces et déjà 1000 fidèles ont été arrêtés par les autorités.
 
Face à l’échec du gouvernement, les Chinois se réfugient dans les sectes
L’éclair de l’Orient a été fondé en 1989 par un homme du nom de Zhao Weishan. Il a été dénoncé non seulement par le gouvernement chinois mais aussi par des églises chrétiennes. Pourtant, sa secte continue de se répandre et il affirme aujourd’hui avoir plusieurs millions d’adeptes. Certains estiment que cette nouvelle religion a été inspirée par le film hollywoodien 2012 dans lequel un village est détruit par des inondations mais quelques privilégiés sont sauvés et hébergés sur les arches construits par les Chinois.
Il existe de nombreux sites internet chrétiens chinois qui expliquent que les croyants de l’éclair de l’Orient ont «recours à de nombreuses méthodes honteuses et obscènes et que leur cruauté est inhumaine. Selon ces sites, ces croyants mentent régulièrement, trompent les femmes avec de fausses demandes en mariage et utilisent même des stimulants sexuels pour entraîner les personnes dans leur immortalité…»
«L’organisation est stricte et secrète, et très étroitement hiérarchique», explique un site internet faisant une référence au parti communiste, lorsqu’il n’était encore qu’une organisation persécutée, avant la Seconde Guerre mondiale. À la place de Mao Tse Toung, l’éclair de l’Orient prend «la parole de leur Christ femelle comme leur plus haute autorité», selon le site la Chine pour Jésus.
D’autres pensent que l’éclair de l’Orient est une réaction à la corruption répandue en Chine et l’oppression des pauvres par les responsables communistes locaux. Maintenant que le communisme n’est plus qu’un mot, et que la Chine a adopté le capitalisme d’État, il y a des vides à remplir par certaines sectes telles que l’éclair de l’Orient.
 
La Chine a des problèmes avec ses versions du christianisme
Ce n’est pas la première fois qu’une version non-orthodoxe du christianisme trouble l’État chinois. De 1850 à 1864, un chrétien converti nommé Hong Xiuquan s’est fait connaître en affirmant être le frère cadet de Jésus.
La révolte des Taiping a rapidement pris le contrôle de grandes parties du territoire chinois. Cette invasion était un défi direct à la dynastie Qing et la guerre civile qui a suivi a fait 20 millions de morts, sans doute le pire bain de sang du XIXème siècle.
En fin de compte, les Britanniques et les Français sont venus à l'aide de la dynastie Qing, et la rébellion a été anéantie. Hong Xiuquan estimait que sa religion devait remplacer les systèmes dépassés du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme en Chine, et que la propriété privée devait être partagée. Il n'est pas surprenant que Mao Tsé Toung ait plus tard glorifié les rebelles en les qualifiant de révolutionnaires courageux combattant un système corrompu.
La Chine, comme l’était la Rome antique, a des raisons de craindre ce qui peut être fait au nom de Jésus. par Global Post / Adaptation Sybille de Larocque - JOL Press Source
 
COMMENTAIRE :
La Chine a toujours vu la chrétienneté venue par les ''blancs'' comme une ennemie. Mais face au monde, pour ne pas se faire traitée de meutrière, elle a limité les religions ''occidentales'', et développé la sienne, religion d'état.
Mais se trouve toujours confronté à la recherche de spiritualité. D'où l'errance des gens dans les sectes et autres religions qui ressemblent au Nouvel Age (New Age).

Wednesday, January 2, 2013

Vatican, C'est la tradition qui amène au salut

L’Evangile au croisement des religions
 
La théologie des religions cherche à «penser la pluralité insurmontable des voies vers Dieu sans brader le caractère unique de la religion chrétienne»  


Vatican II
Depuis Vatican II, l’Église [catholique] a pris résolument le chemin du dialogue avec les religions non chrétiennes. La rencontre d’Assise est présente dans toutes les mémoires. L’ouverture aux autres traditions a aussi assigné à la théologie une nouvelle tâche qu’elle n’a pas récusée. Claude Geffré est l’un des experts qui fait autorité en la matière. L’illustre dominicain fut parmi les premiers à comprendre que, s’il revient au théologien de justifier sa foi chrétienne, il ne peut plus le faire sans rendre justice également à la foi des autres. Les études réunies dans le présent volume témoignent de l’ampleur de la tâche, et des progrès accomplis, malgré les soupçons dont elle a fait l’objet.
Peut-on maintenir que Jésus-Christ est l’unique Sauveur, et en même temps reconnaître une valeur salutaire aux religions non chrétiennes ? S’appuyant sur Vatican II, Claude Geffré précise ainsi sa position : «Le Christ est la voie qui nous conduit au Dieu qui fait grâce, mais c’est une voie universelle. Cependant, sans compromettre l’unicité de la médiation du Christ, il est légitime d’affirmer que les autres religions peuvent exercer un rôle médiateur dans le salut… Si beaucoup d’hommes et de femmes sont sauvés en Jésus-Christ, ce n’est pas en dépit de leur appartenance à telle tradition religieuse, mais en elle et à travers elle.» Telle est la ligne que doit tenir toute théologie des religions digne de ce nom.
 
C’est cette ligne que suivent les huit contributions réunies dans la première partie de ce volume. La singularité du christianisme, qualifié de «religion de l’Évangile» – religion «d’un pacte d’amitié entre Dieu et l’homme» –, ne disqualifie pas les autres traditions. Claude Geffré s’en explique : «Nous continuons de confesser Jésus-Christ comme l’unique Sauveur du monde. Mais loin de tout impérialisme, nous ne pouvons pas confondre l’universalité du Mystère du Christ et l’universalité du christianisme comme religion historique. Comme religion de l’incarnation du Verbe de Dieu dans l’histoire, le christianisme est essentiellement une religion dialogale.» Tout en étant différent des autres religions, et unique en son genre, il ne peut pas prétendre totaliser toutes les richesses d’ordre religieux, dont aucune n’a l’exclusivité.
 
La seconde partie de l’ouvrage regroupe neuf textes qui s’interrogent sur l’avenir et les atouts du christianisme à l’âge de la mondialisation et de l’humanisme séculier. Pour Claude Geffré, il existe «une complicité secrète» entre cet humanisme et l’humanisme évangélique. Car si «l’humanisme des droits de l’homme témoigne des exigences de la justice, il a besoin d’être fécondé et stimulé par l’humanisme évangélique dans le sens de l’amour gratuit, du pardon et de la mémoire des victimes».
L’ensemble des études réunies dans ce volume montre l’étendue des défis auxquels le théologien s’est confronté, mais aussi le soin qu’il a pris de tenir et d’honorer ensemble deux vérités indissociables : la singularité chrétienne et le pluralisme religieux. C’est ce qu’il réussit dans ces pages, et c’est ce qui assure leur crédibilité. par Marcel Neusch Source

COMMENTAIRE :
Dieu ne fait pas de pacte d'amitié avec l'homme, Il a donné Son Fils Unique par amour pour nous qui sommes pécheurs...  Il n'y a aucun ''deal'' possible pout gagner le ciel... Seule la repentence et l'observation de la Parole de Dieu dans son intégralité (Ancien et Nouveau Testament) sont la clef pour obtenir l'amour du Divin. Renoncer à un précepte pour se faciliter la vie, n'est pas dans les attribut du Dieu.
C'est comme dire que la ceinture de sécurité dans une auto n'est pas nécessaire pour rester en vie. Il se peut que rien ne survienne, mais si on se fait arrêter par l'autorité, elle te dira que la ceinture n'est pas installée en option et on se fera amender.
 
La mort de Jésus qui s'est donné à la croix et qui sauve l'humanité, n'a pas été une option, mais un cadeau pour renouer avec le Très-Haut. Ce qui a été perdu en Éden est retrouvé par le sang de Jésus. Il suffit de l'accepter et de croire en Sa Parole.
 
Alors, dire ici que toutes les religions mènent à Christ est un basphème pour le sacrifice de Celui-ci. L'islam ne mène pas à Jésus-Christ, les musulmans ne le reconnaissent pas comme un Sauveur. De plus, ils ne respectent pas la Sixième Parole de Dieu : ''Tu ne tueras point''...
 

Vatican, Le pape s'improvise journaliste

Une première, le pape écrit dans le «Financial Times»
 
Faut-il y voir la touche du nouveau communicant du Vatican, le journaliste américain Greg Burke? De manière inédite, et quelques jours seulement après être apparu sur Twitter sous le compte @pontifex, le pape Benoît XVI a publié, jeudi 20 décembre, une tribune dans le journal britannique Financial Times.
Dans un court texte, écrit à la demande de la rédaction du journal, le pape, présenté comme "l'évêque de Rome, auteur de L'Enfance de Jésus" (édité chez Flammarion en français), livre une réflexion sur le rôle des croyants dans la société et rappelle le sens du message chrétien à l'occasion de la fête de Noël, marquée par une période d'austérité et de "difficultés économiques pour beaucoup".
"C'est dans l'Evangile que les chrétiens doivent trouver l'inspiration dans leurs vies quotidiennes et dans leur engagement dans les affaires du monde, que ce soit dans les chambres du Parlement ou à la Bourse", écrit le pape dans cet article en anglais. "Les chrétiens ne devraient pas éviter le monde, ils doivent s'y impliquer. Mais leur implication dans les affaires politiques ou économiques devrait transcender toutes formes d'idéologies."
Récusant les critiques adressées à l'Eglise catholique sur son conservatisme, le pape précise : "Quand les chrétiens refusent de se prosterner devant les faux dieux d'aujourd'hui, ce c'est pas au nom d'une vision antique du monde. Mais plutôt par ce qu'ils sont libres de toutes contraintes liées aux idéologies."
Dans son message annuel pour la paix, publié le 14 décembre, Benoît XVI insistait déjà sur la nécessaire"objection de conscience" des croyants face à des lois jugées contraires à l'éthique catholique, qu'il s'agisse de la fin de vie, de l'avortement ou du mariage entre personnes du même sexe.
Ces dernières semaines, le Vatican a multiplié les déclarations contre le "mariage pour tous", tel qu'il est prévu par le gouvernement français, incitant les croyants à se positionner clairement. par Stéphanie Le Bars Source

COMMENTAIRE :
Le pape façonne son monde, non à l'image du Dieu vivant, mais à son image, confortant les prophéties bibliques...

France, Religion et gouvernement, le ton monte

Tensions entre l’Eglise catholique et le gouvernement : au delà de l’anticléricalisme
 
Parler de rupture serait exagéré, mais l’heure est bien aux tensions entre l’Eglise catholique et le gouvernement. En six mois, la liste des désaccords et des prises de bec entre la gauche, dans toute sa diversité, et les responsables religieux n’a fait que s’allonger : mariage pour tous, procréation médicale assistée, recherche sur l’embryon, réflexion sur le suicide assisté, «réquisition» de bâtiments vides… Et l’ambiance ne devrait pas se détendre dans les prochains mois.
Le Parlement débutera fin janvier l’examen du projet de loi sur «le mariage pour tous», le sujet le plus clivant entre l’Eglise catholique et un gouvernement depuis 1984, date de la réforme de l’école privée envisagée, puis abandonnée, par la gauche. Qu’ils aient été en première ligne, comme les cardinaux Philippe Barbarin et André Vingt-Trois, ou relayés par des laïcs particulièrement engagés, les religieux sont parvenus à structurer l’argumentation des opposants au mariage pour tous. Sans leur mobilisation, il n’est pas sûr que les réserves face à ce projet de loi aient prospéré, au point de rallier plus de 100 000 personnes dans les rues de France, le 17 novembre. Et les organisateurs de la manifestation prévue à Paris le 13 janvier ont beau clamer qu’elle ne sera «ni confessionnelle, ni politique», les cortèges devraient rester marqués par une forte présence catholique.
 
"Des textes votés en catimini"
Le fossé semble donc se creuser. Et pas seulement sur le fond. Une partie des catholiques se sont sentis «choqués, blessés, voire méprisés» par le traitement qu’ont réservé les parlementaires aux représentants religieux (y compris, protestants, orthodoxes, musulmans, juifs et bouddhistes) lors de leur audition à l’Assemblée nationale le 29 novembre. «Cet échange s’est transformé en une harangue contre les religions», déplore-t-on à la Conférence des évêques de France. Des députés socialistes ont depuis reconnu que leurs collègues auraient pu être «un peu plus courtois».
Avec ses déclarations sur les «bâtiments quasi-vides» de l’Eglise catholique et leur possible «réquisition» pour accueillir les sans-abris, la ministre du logement, Cécile Duflot, a suscité un autre motif d’agacement au sein du monde catholique. Enfin, s’ils reconnaissent que le vote, le 5 décembre, par le Sénat d’une proposition de loi assouplissant la recherche sur l’embryon ne constitue pas une attaque directe contre l’Eglise, là encore des catholiques s’insurgent contre la méthode. «Pourquoi voter en catimini des textes touchant des questions graves qui mériteraient de vrais débats ?».
 
Un commerce poli, des relations ambivalentes
Pourtant, au-delà du ressenti de certains catholiques sur un climat qualifié «d’anti-chrétien», -voire de «catholiphobe» comme l’a évoqué Christine Boutin-, au-delà aussi des déclarations laïcardes d’une partie de la gauche, l’Etat et l’Eglise catholique poursuivent un commerce poli. L’instance de dialogue entre les deux parties, instaurée en 2002 par… Lionel Jospin devrait se réunir en début d’année, en compagnie du nonce apostolique. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, assiste avec constance aux célébrations liées à la vie de l’Eglise : 850 ans de Notre Dame de Paris, béatification, canonisation. François Hollande, «par respect des traditions» a accepté le titre de chanoine du Latran, à Rome, tout en précisant qu’il ne se rendrait pas sur place contrairement à la plupart de ces prédécesseurs.
Ces relations ambivalentes tiennent à plusieurs évolutions. D’une part, l’institutionnalisation des rapports entre les cultes et les pouvoirs publics, aussi paradoxale soit-elle dans un Etat qui «ne reconnait aucun culte», a aujourd’hui atteint une forme de maturité. Dans le même temps, le fossé idéologique n’a cessé de se creuser entre la gauche, y compris la moins laïcarde, et l’Eglise. Non seulement le christianisme de gauche, en perte de vitesse depuis plusieurs décennies, n’irrigue plus qu’à la marge les cercles politiques. Mais ses représentants apparaissent souvent eux-mêmes en désaccord avec la ligne de l’Eglise institutionnelle. Ceux-là ont beau déplorer la position "victimaire" dans laquelle se place aujourd"hui l'Eglise, ils peinent à se faire entendre. «Dans sa structuration, l’Eglise catholique est clairement à droite», entend-on, en guise de résumé, dans les rangs socialistes.
 
Laïcisation des cultures
Enfin, la France, comme nombre de sociétés occidentales, fait face à une nouvelle étape dans l’acception du principe de laïcité. Ce qui est ressenti par certains croyants comme un nouvel anticléricalisme serait en fait, selon l’un des spécialistes français de ces questions, le chercheur Philippe Portier, «un affrontement entre deux cultures sur des points nodaux : les questions de vie (avortement, euthanasie, PMA), de famille, de genre et la marge de liberté individuelle par rapport à tous ces sujets". "Pour le front laïque, aujourd’hui, la question n’est plus seulement de laïciser les appareils, les structures et les institutions mais aussi les cultures», souligne le chercheur.
De fait, le gouvernement actuel, en dépit de velléités de certains socialistes en ce sens, ne proposera pas de revenir sur les lois Debré ou Carle (financement de l’enseignement privé) et encore moins sur le concordat d’Alsace et de Moselle. Dans ce contexte, les désaccords d’aujourd’hui, qui se jouent sur le plan «anthropologique», «éthique» ou «juridique», semblent encore plus irréconciliables que les combats qui ont fondé un siècle de laïcité. par Stéphanie Le Bars Cette analyse a été publiée dans Le Monde, daté 27 décembre 2012 Source