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Wednesday, February 6, 2013

Vatican, Reconnaissance des couples homosexuels

Les couples gays reconnus par le Vatican
Une question brûlante pour le Vatican, alors que le parlement français est
en train d'approuver la légalisation du mariage et de l'adoption
par les couples gays. (photo: AFP)

Pour la première fois, un ministre du pape a encouragé mardi la reconnaissance de droits pour les couples non mariés, homosexuels ou non. Le monde politique doit trouver des «solutions de droit privé» et aménager des «perspectives patrimoniales» pour les couples non mariés qui sont toujours plus nombreux et divers au point de former une véritable «archipel», a déclaré le ministre de la Famille du Saint-Siège, Mgr Vincenzo Paglia, dont les propos ont été rapportés mardi par le journal catholique Avvenire. «Dans le cadre de l'actuel code civil et patrimonial, des solutions peuvent être trouvées dont il faut tenir compte, soit au plan patrimonial, soit pour faciliter les conditions de vie afin d'empêcher que des injustices frappent les plus faibles», a dit Mgr Paglia.
«Qu'il y ait des droits individuels à garantir est évident», a-t-il ajouté. Il répondait à des journalistes sur la position de l'Église face aux différentes formes de foyers (couples non mariés, gays ou non, divorcés remariés, mères célibataires notamment) devenues très courantes et que vivent de nombreux catholiques. Une question brûlante pour le Vatican, alors que le parlement français est en train d'approuver la légalisation du mariage et de l'adoption par les couples gays, malgré l'opposition des chefs des principales religions de France.
 
Opposé à l'adoption
Le sujet préoccupe d'autant plus le Saint-Siège que des réformes sont discutées ou votées non seulement en Europe et aux États-Unis, mais aussi en Amérique Latine. Le sujet monte aussi en Asie. Le pape lui-même a exprimé sa désapprobation, pour des raisons religieuses et «anthropologiques» au nom de la «loi naturelle». Mgr Paglia, de la communauté de Sant'Egidio, dirige depuis l'an dernier l'important ministère de la Famille, et aborde cette problématique complexe avec un esprit et un vocabulaire plus ouverts et modernes que ses prédécesseurs.
Mgr Paglia a rappelé l'opposition totale à l'adoption par les couples gays: «l'Église, a-t-il expliqué, connaît le prix des fragilités familiales qui est surtout acquitté par les enfants (nés ou non), les personnes âgées, les malades. Des transformations, importantes même, de l'institution familiale ont eu lieu à différentes époques, mais jamais on n'avait abandonné son génome, c'est-à-dire une institution formée par un homme, une femme et des enfants», a-t-il dénoncé.
 
Ça n'est pas un délit
Lundi, un autre prélat, Mgr Rino Fisichella, ministre de la Nouvelle évangélisation, avait souligné la nécessité de trouver des réponses à ces réalités sociétales : «le législateur doit apporter des réponses à certaines exigences qui auparavant ne se posaient pas». «Autre chose est d'imposer une loi comme en Espagne, en France au Portugal sans un minimum de débat», a-t-il distingué. Mgr Paglia s'est aussi opposé à toute forme de discrimination contre les homosexuels, notamment du Moyen-Orient et d'Afrique, où leur relation est parfois passible de la peine de mort.
Si «dans certains pays», l'homosexualité est considérée comme un «délit, je voudrais que cela soit combattu». Les associations homosexuelles italiennes se sont montrées partagées. Le président de Gaynet, Franco Grillini, a relevé que «pour la première fois un haut prélat reconnaît qu'il y a aussi des droits des couples homosexuels et que, dans de nombreux pays, l'homosexualité est un délit». Malgré le ton bienveillant de Mgr Paglia, Flavio Romani, président d'Arcigay, relève le nouveau «non» de l'Eglise au mariage entre personnes de même sexe, alors même que cette réforme «engrange des voix favorables dans l'opinion publique».
L'affirmation par ce prélat de Curie que des solutions civiles hors mariage doivent être trouvées pour ces formes d'union n'est pas révolutionnaire, et ne concerne pas seulement les couples gays, observe-t-on. Le Vatican exprime sa reconnaissance d'une nécessaire protection de ces situations multiples, tout en maintenant que le mariage chrétien homme/femme, indissoluble et pour la vie, est la seule solution catholiquement conforme. Il continue d'appeler les catholiques à s'y engager. Source
 
COMMENTAIRE :
Débauche dans l'église catholique, après les prêtres pédophiles, enfants illégitimes, fraudes et alliances militaires, nous voici avec un autre sujet...

France, Excision encore pratiquée

L'excision menace encore des fillettes en France, surtout pendant les vacances
 

Une manifestation de femmes pour demander la fin de l'excision,
le 5 août 2007, dans la ville de Malicounda Bambara, à 85 km de Dakar
 (Photo Georges Gobet. AFP)

La pratique de de l'excision a diminué en France, mais le risque demeure pour les fillettes qui repartent "au pays" pendant les vacances, d'où l'urgence de mettre définitivement fin à cette mutilation dans le monde, alertent les acteurs engagés dans le combat.
Mercredi, la journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines est l'occasion de rappeler que trois millions de petites filles risquent chaque année d'être excisées, en plus des 100 à 140 millions de femmes qui le sont déjà.

En amont, un site francophone "excisionparlonsen.org" a été lancé vendredi à Paris, pour comprendre ce que représentent ces mutilations, qui sont pratiquées pour des raisons d'ordre sociologique (en prévenant le désir sexuel, l'excision empêcherait les expériences sexuelles prénuptiales) religieux ou coutumier (perpétuer une tradition, protéger une identité).
Illégales dans une vingtaine de pays africains, en Europe, aux Etats-Unis et au Canada notamment, ces pratiques ont, en novembre dernier, fait l'objet d'une condamnation de l'ONU, qui a appelé à y mettre fin.
Selon les chiffres des Nations-Unies publiés mercredi, elles commencent à reculer: dans les 29 pays de l'Afrique et du Moyen-Orient où elles sont concentrées, 36% des jeunes filles âgées de 15 à 19 ans l'ont subie en moyenne, contre environ 53% des femmes âgées de 45 à 49 ans. Etant donné les tendances actuelles, au moins 30 millions de filles âgées de moins de 15 ans peuvent encore y être exposées, selon les dernières évaluations de l'Unicef.
 
En France, la loi d'avril 2006 a permis de réprimer les excisions commises à l'étranger à l'encontre d'une victime résidant en France, et à une femme de porter plainte jusqu'à 20 ans après sa majorité.
"Malgré cela, on peut penser que l'excision est encore pratiquée en dehors de France, lors d'un retour au pays, même si le nombre de femmes concernées reste mal connu", souligne Richard Matis, vice-président de Gynécologie sans frontières.
"Par le biais de procès, on a pu faire comprendre la gravité de l'acte", estime de son côté Linda Weil-Curiel, avocate à la CAMS (commission pour l'abolition des mutilations sexuelles), qui a plaidé une quarantaine d'affaires devant différentes cours d'assises.
Les protections maternelles et infantiles (PMI), chargées de surveiller les enfants de moins de six ans, ont aussi joué un rôle de prévention.
Symbole du passage à l'âge adulte
"Grâce à cette surveillance, les petites filles vivant en France sont protégées de l'excision entre 0 et 6 ans, mais le risque existe quand elles repartent au pays pendant les vacances, où elles peuvent être excisées et souvent mariées de force dans la foulée", prévient Isabelle Gillette-Faye, sociologue et directrice du Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles (GAMS).
 
Selon les derniers chiffres disponibles, environ 50.000 femmes adultes résidant en France sont excisées. Si du début des années 1980 au début des années 1990, entre 70% et 80% de leurs filles étaient elles-mêmes excisées, elles sont aujourd'hui 11%. Une diminution qui s'explique, selon Mme Gillette-Faye, par l'évolution de la législation, les procès, les campagnes d'abandon dans les pays d'origine ou le meilleur niveau d'instruction des dernières générations de migrants.
Mais "si on questionne les parents sur leurs intentions, on estime que trois filles sur dix sont encore menacées", poursuit la sociologue. "Tout dépend de la famille restée au pays et de sa volonté de perpétuer la coutume".
Pour les "matrones", qui opèrent dans les villages d'Afrique, "l'excision symbolise le passage à l'âge adulte", souligne la chorégraphe ivoirienne Martha Diomandé, fille et petite-fille de matrone, elle-même destinée à exciser, aujourd'hui engagée contre cette pratique. "La faire cesser dans certains villages sera un travail de longue haleine", pense-t-elle, jugeant que c'est "par l'émancipation des femmes que ça doit s'arrêter".
Excisée entre 4 et 5 ans, Sister Fa, se souvient "juste de la douleur". "Ma mère m'avait dit de ne pas pleurer, pour ne pas déshonorer mes tantes", témoigne cette chanteuse sénégalaise de 30 ans. "Elle ne m'a pas mutilée, elle m'a excisée pour me mettre dans les normes de la société", estime-t-elle, jugeant que c'est bien souvent "l'ignorance" qui conduit à perpétuer cette coutume ancestrale.
Elle se dit d'autant plus déterminée à sensibiliser les populations, notamment les plus jeunes, pour l'abandon de l'excision, que "si ça s'arrête en Afrique, ça s'arrêtera en Europe". Le site "Excision parlons-en" Source

Iles Salomon, 8.0 et tsunami, 5 morts et plus

Séisme et tsunami aux îles Salomon : au moins 5 morts
 
Au moins cinq personnes - quatre personnes âgées et un enfant - sont mortes à la suite du tremblement de terre de magnitude 8.0, suivi d'un tsunami, qui ont touché les îles Salomon, au nord-est de l'Australie, dans le Pacifique. Le nombre de victimes pourrait toutefois être plus élevé.
 
La secousse s'est produite mercredi à 12 h 12, heure locale, entre les îles Salomon et le Vanuatu. L'hypocentre du séisme a été localisé à une profondeur de 29 km, à une soixantaine de kilomètres de l'île de Lata, à trois heures de vol de la capitale des Salomon, Honiara. Plus d'une trentaine de répliques, allant jusqu'à une magnitude de 6,6, ont été enregistrées depuis.
 
Des vagues dépassant un mètre par rapport au niveau de la mer, déclenché par le séisme, ont atteint les îles Salomon, a déclaré le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique, qui a rapidement levé l'alerte au tsunami.
«Il n'y a pas de menaces pour les autres zones littorales, même s'il peut y avoir des petites variations du niveau de la mer. Le séisme aurait dû être un peu plus fort pour provoquer un plus grand tsunami», a déclaré Brian Shiro, géophysicien au Centre de Hawaï.
Le directeur de l'hôpital de Lata, sur l'île principale de l'archipel des Santa Cruz, Ndende, rapporte que des villages côtiers auraient été endommagés ou détruits.
 
De son côté, le bureau du premier ministre des îles Salomon a confirmé à la BBC que plusieurs dizaines de maisons avaient été endommagées, certaines très gravement, par les inondations. Selon cette même source, l'eau serait rentrée sur 500 mètres dans les terres.
Les communications sont très difficiles entre les différentes parties des îles, notamment du fait de l'éloignement. Le gouvernement concentre ses efforts à nettoyer les pistes d'aéroport afin de pouvoir dépêcher des troupes sur les lieux les plus affectés.
Irene Scott, une journaliste des îles Salomon, a déclaré à la BBC, que plusieurs maisons ont été inondées dans l'est de l'île Temotu, la province la plus orientale des îles Salomon.
 
Le dernier séisme mortel aux îles Salomon remonte à 2007 et avait fait 52 morts.
En Nouvelle-Calédonie, les autorités ont ordonné l'évacuation des populations des îles Loyauté puis de la côte est de la Grande Terre par mesure de sécurité, avant de les autoriser à rentrer chez elles.
L'alerte au tsunami a été levée trois heures après le séisme. Elle était en vigueur en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Nouvelle-Calédonie. Une surveillance accrue était également recommandée dans d'autres secteurs du Pacifique, comme les îles Samoa, la Nouvelle-Zélande et l'Indonésie, sans toutefois qu'ils fassent l'objet d'une alerte au tsunami. Source

Tuesday, February 5, 2013

Israël-Palestine, Livres d'histoires et préjugés

Les livres de classe palestiniens et israéliens perpétuent les préjugés
 
C'est dans les livres de classe que se situe une part importante des racines, en tout cas de la perpétuation, du conflit israélo-palestinien. D'où l'intérêt de se livrer à une analyse approfondie de leur contenu. Trois experts se sont attelés à cette tâche, pendant trois ans : les professeurs Sami Adwan, de l'université de Bethléem, Daniel Bar-Tal, de l'université de Tel-Aviv, et Bruce Wexler, de l'université américaine de Yale.
Le résultat de leur travail, rendu public lundi 4 février, montre que les manuels exposent "un récit national unilatéral, qui présente l'autre comme l'ennemi, dressent la liste des actions négatives contre leur propre communauté, et présentent celle-ci de façon positive. Les événements historiques, bien que n'étant ni faux ni fabriqués, sont présentés de façon sélective afin de renforcer le récit national de chaque communauté."
Tout en convenant que les descriptions tendant à "déshumaniser" l'autre sont rares, tant dans les livres de classe israéliens que palestiniens, les auteurs soulignent "un manque d'information à propos de la religion, de la culture, de l'économie et des activités quotidiennes de l'autre, ou même de son existence (...). L'absence de ce type d'informations sert à dénier la présence légitime de l'autre", écrivent-ils.
 
RIGUEUR DE LA MÉTHODOLOGIE
Le rapport montre que la présentation négative de l'autre communauté et l'absence d'information à son propos, la présentation positive de sa propre communauté, sont plus prononcées dans les livres de classe des écoles ultraorthodoxes et palestiniennes, que dans les écoles d'Etat israéliennes. Cette étude a été lancée en 2009 par le Conseil des institutions religieuses de Terre sainte (qui représente les religions chrétienne, musulmane et juive) et elle a été financée par le département d'Etat américain, mais l'un et l'autre ont pris leurs distances avec ses conclusions.
Les trois professeurs ont insisté sur la rigueur de la méthodologie et sur le large éventail de livres de classe étudiés : 640 manuels (492 israéliens, 148 palestiniens) ont servi de base à leur recherche. Le rapport insiste sur la question des cartes contenues dans les manuels scolaires : 58 % des livres de classe palestiniens et 76 % des livres israéliens ne mentionnent aucune "frontière" (la "ligne verte" de l'armistice de 1949 marquant la séparation entre Israël et la Cisjordanie) entre la mer Méditerranée et le Jourdain, alors que 4 % des manuels palestiniens et 13 % des livres israéliens identifient clairement - avec une légende - les deux territoires.
 
"L'ENNEMI"
Les récits des manuels reflètent l'état des relations entre les deux parties. Selon 81 % des livres de classe palestiniens, les Israéliens sont l'"ennemi", 75 % des manuels israéliens qualifiant de la même façon les Palestiniens. De même, 87 % des livres palestiniens jugent "négatifs" ou "très négatifs" les actes des Israéliens, alors que 51 % de ces derniers ont, d'après leurs livres de classe, un jugement similaire sur les Palestiniens.
Le premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a estimé que les conclusions de cette étude prouvent que les manuels palestiniens ne contiennent "aucune forme d'incitation" (à la haine), une accusation récurrente des autorités israéliennes. Côté israélien, les réactions ont été unanimement négatives : le ministère de l'éducation, qui a refusé de coopérer avec les auteurs du rapport, a estimé qu'il s'agissait de calomnier Israël, tandis que Moshe Yaalon, ministre des affaires stratégiques, a affirmé : "Les jeunes Israéliens sont éduqués dans un esprit de paix, alors que les Palestiniens sont éduqués pour haïr Israël et embrasser le djihad. Ce sont des faits."
Les auteurs rappellent que le contenu des livres de classe est une forme de déclaration publique des gouvernements, et qu'il influence les croyances et les attitudes des enfants à propos de l'"autre". Ils estiment que la question de l'"éducation pour la paix", qui inclut le rôle des livres de classe, devrait faire partie de l'agenda des négociations entre les deux parties. Source

Danemark, Liberté pour les uns pas pour les autres

Un polémiste critique de l'islam échappe à un attentat au Danemark.
 
Un historien et écrivain danois à la tête d'un groupe controversé qui dénonce des atteintes à la liberté d'expression commises selon lui au nom de l'islam a échappé, mardi 5 février, à un attentat, a annoncé ce groupe.
 

A Copenhague, le 5 février.
A Copenhague, le 5 février. | AP/DRESLING JENS

L'agression a été rapportée par la police dans un communiqué, sans mention de la personne visée. "A 11 h 21 un coup de feu a été tiré contre une personne à Frederiksberg", une commune enclavée dans Copenhague, ont indiqué les forces de l'ordre. "La victime n'a heureusement pas été touchée. L'auteur du coup de feu a fui après que son arme se fut enrayée au moment où il essayait de tirer deux nouveaux coups", a ajouté la police.

La personne visée était Lars Hedegaard, selon la Société de la presse libre du Danemark, organisation qui affirme que la liberté d'expression "est menacée, principalement par des groupes d'intérêt et de pression religieux et idéologiques". D'après la présidente de la branche suédoise de l'association, Ingrid Carlqvist, "c'est un miracle qu'il soit en vie".
Mme Carlqvist, qui s'est entretenue avec M. Hedegaard quelques minutes après l'attentat, a rapporté qu'étant descendu au pied de son immeuble pour prendre un colis, il avait été visé près de la tête par un homme âgé de 20 à 25 ans "d'apparence arabe" et portant une veste avec le logo de la poste danoise.
"Je l'ai attaqué et frappé à la tête", a déclaré M. Hedegaard au quotidien Politiken. Lors de la bagarre qui a suivi, l'agresseur n'a pas réussi à tirer, avant de quitter les lieux en courant. Mme Carlqvist a fait le lien entre cette agression et les positions défendues par l'association. Source
 
COMMENTAIRE :
L'islam ne sera jamais une religion qui prône la tolérance.