Il s'est produit, il y a des milliers d'années une rébellion dans le paradis de Dieu.
Une rébellion qui s'est propagée sur cette terre après la chute de l'Homme [la chute de l'humanité en le Jardin d'Éden, mangeant le fruit défendu]. Tous connaissent cette histoire, même le pire des athées évolutionnistes...
Ce que certains ne savent pas, ou presque rien, c'est : qui en est la cause, pourquoi, quand, comment, et les conséquences qui en suivirent.
Cette ange qui était si proche du trône de l'Éternel... s'est enorgueilli de sa position, et pour asseoir ses privilèges, souleva ses frères contre Dieu. Lucifer est son nom.
Autrement dit, Lucifer était celui qui recevait les ordres, les désirs et la volonté de Jésus directement, sans intermédiaire et qui les transmettait aux anges du ciel pour accomplir les desseins de Dieu. Cet ange était des créatures célestes, l'ange ayant eu la plus haute distinction et autorité.
Jusqu’à ce moment-là tout le ciel avait connu l’ordre, l’harmonie et une soumission parfaite au gouvernement de Dieu. S’insurger contre sa volonté et contre son ordre était le plus grand péché qui puisse se concevoir. Tout le ciel semblait en mouvement. Les anges étaient organisés en compagnies, et chaque division avait à sa tête un ange plus élevé qui commandait. Satan, ambitieux de gloire personnelle et ne voulant pas se soumettre à l’autorité de Jésus, faisait des insinuations contre le gouvernement de Dieu. Un certain nombre d’anges sympathisaient avec Satan et sa rébellion, alors que d’autres défendaient énergiquement l’honneur de Dieu et la sagesse qu’il avait manifestée en donnant de l’autorité à son Fils. Il y eut donc conflit entre les anges. Satan, secondé par ses acolytes, voulait réformer le gouvernement de Dieu. Ils cherchaient à pénétrer la sagesse insondable du Créateur et à deviner le dessein qu’il avait formé en exaltant Jésus et en lui conférant un pouvoir illimité. Ils se révoltèrent contre l’autorité de Jésus. Toute l’armée céleste dut comparaître devant le Père et chacun fut jugé. Il fut décidé que Satan serait expulsé du ciel avec tous les anges qui s’étaient joints à lui. Il y eut alors guerre dans le ciel, et les anges s’y engagèrent. Satan espérait vaincre le Fils de Dieu et ceux qui lui étaient restés fidèles. Mais les bons anges prévalurent, et Satan fut chassé du ciel avec sa suite.
Lorsque Satan se vit expulsé du ciel avec ceux qui étaient tombés avec lui, et comprit qu’il avait perdu pour toujours sa pureté et sa gloire, il en éprouva du regret et désira être réintégré au ciel. Il était disposé à reprendre sa place, ou n’importe quelle autre qui lui fût assignée. Mais ce n’était pas possible : le ciel ne devait pas être remis en danger. Si Satan y avait été réintroduit, il aurait pu le contaminer tout entier ; car le péché avait pris naissance en lui, et il portait les germes de la rébellion. Satan et ceux qui le suivaient implorèrent avec larmes la faveur de Dieu ; mais leur péché — leur haine, leur envie, leur jalousie — avait été si grand que Dieu ne pouvait l’effacer. Il fallait qu’il subsiste pour recevoir son châtiment final.
Satan entreprit son œuvre de séduction par Ève. Celle-ci commit sa première erreur en s’éloignant de son mari, et la suivante en s’attardant auprès de l’arbre défendu ; puis elle écouta la voix du tentateur, osa même douter des paroles de Dieu : “Le jour où tu en mangeras, tu mourras.” Elle se dit que Dieu n’avait peut-être pas voulu dire exactement ce qu’elle avait compris, et, s’armant d’audace, elle avança la main, prit du fruit et en mangea. Celui-ci n’était-il pas “bon à manger et agréable à la vue” ? Elle éprouva de la jalousie de ce que Dieu avait défendu ce qui était en réalité pour leur bien. Elle offrit du fruit à son mari, et le tenta. Elle lui fit part de tout ce que le serpent lui avait dit, et lui exprima son étonnement de l’avoir entendu parler.
J’ai vu le visage d’Adam envahi par la tristesse ; il semblait effrayé, surpris. Une lutte se livrait dans son esprit. Il était convaincu qu’il s’agissait de l’ennemi contre lequel ils avaient été mis en garde, et que sa femme allait mourir. Ils devaient être séparés. Mais son amour pour Ève était fort, et dans un profond découragement il résolut de partager son sort. Il prit le fruit, et vite il le mangea. Alors Satan exulta. Il s’était révolté dans le ciel, et il avait gagné des sympathisants qui l’aimaient et l’avaient suivi dans sa révolte. Il était tombé et en avait entraîné d’autres avec lui. Maintenant il venait de tenter la femme de se détourner de Dieu, de douter de sa sagesse et de vouloir chercher à pénétrer ses desseins omniscients. Satan savait que la femme ne tomberait pas seule. Adam, par suite de son amour pour elle, désobéirait aussi au commandement de Dieu et tomberait avec elle.
La nouvelle de la chute de l’homme se répandit à travers tout le ciel. Toutes les harpes se turent. Les anges déposèrent leurs couronnes en signe de tristesse. Tout le ciel était agité. Un conseil se tint pour décider ce qu’il y avait lieu de faire avec les coupables. Les anges craignaient qu’ils avancent la main, mangent du fruit de l’arbre de vie et ne deviennent des pécheurs immortels. Mais Dieu dit qu’il allait chasser les transgresseurs du jardin. Des anges furent donc envoyés immédiatement pour garder l’accès à l’arbre de vie. Satan avait imaginé que nos premiers parents désobéiraient à Dieu, encourraient sa désapprobation, puis mangeraient du fruit de l’arbre de vie, afin de pouvoir vivre pour toujours dans le péché et la désobéissance ; le péché aurait été ainsi immortalisé. Mais des saints anges furent envoyés pour les chasser du jardin, et leur barrer l’accès à l’arbre de vie. Chacun de ces anges puissants avait dans la main droite quelque chose qui avait l’apparence d’une épée flamboyante.
Alors Satan triompha. Il avait obtenu que d’autres souffrent par sa chute. Il avait été chassé du ciel, eux du paradis."
Tout d’abord les anges ne purent se réjouir, car leur Chef ne leur cacha rien, mais leur fit connaître le plan du salut. Jésus leur dit qu’il devrait se tenir entre la colère de son Père et l’homme coupable, supporter l’iniquité et le mépris, car très peu le recevraient comme Fils de Dieu. Presque tous le haïraient et le rejetteraient. Il abandonnerait toute la gloire céleste, s’incarnerait sur la terre, s’humilierait comme un simple homme, serait tenté comme un homme, afin de pouvoir secourir ceux qui seraient tentés ; et enfin, après qu’il aurait accompli sa mission, il serait livré entre les mains des hommes qui lui feraient subir toutes les cruautés et toutes les souffrances que Satan et ses anges puissent les pousser à lui infliger. Puis il mourrait de la mort la plus cruelle, pendu entre ciel et terre comme un pécheur coupable. Il souffrirait pendant des heures une agonie si affreuse que des anges mêmes ne pourraient supporter de la voir, et se voileraient la face à ce spectacle. Jésus souffrirait non seulement dans son corps, mais éprouverait aussi une agonie mentale bien pire que les souffrances physiques. Le poids des péchés du monde reposerait sur lui. Il dit aux anges qu’il devrait mourir et ressusciter le troisième jour ; puis il monterait au ciel pour intercéder en faveur de l’homme coupable.
Les anges se prosternèrent devant lui. Ils offrirent leur vie. Jésus leur dit que par sa mort il sauverait un grand nombre de pécheurs dont la dette ne pourrait être payée par la vie d’un ange. Seule sa vie pouvait être acceptée du Père en rançon pour l’homme. Jésus leur dit aussi qu’ils auraient quelque chose à faire dans ce plan : ils auraient à l’assister à différentes occasions. Il allait revêtir la nature de l’homme tombé, et sa force n’égalerait pas même la leur. Les anges seraient témoins de son humiliation et de ses souffrances. Ils verraient ses douleurs et la haine des hommes à son égard, ce qui les plongerait dans une peine profonde. Par amour pour lui, ils désireraient le secourir et le délivrer de ses meurtriers. Mais ils ne devaient rien empêcher ; ils joueraient un rôle dans sa résurrection. Le plan du salut avait été décidé, et son Père avait accepté ce plan.
Jésus, dans une sainte tristesse, réconforta et encouragea les anges ; il leur dit que plus tard ceux qu’il allait racheter seraient avec lui. Par sa mort il en rachèterait un grand nombre, et détruirait celui qui avait le pouvoir de la mort. Son Père lui remettrait le royaume, et il posséderait aux siècles des siècles la grandeur des royaumes qui sont sous tous les cieux. Satan et les pécheurs seraient détruits ; ils ne troubleraient plus jamais le ciel ni la nouvelle terre purifiée. Jésus invita les armées célestes à se résigner à adopter ce plan du salut que son Père avait accepté, et à se réjouir de sa mort, grâce à laquelle le pécheur pourrait obtenir à nouveau la faveur divine et jouir du ciel.
Alors une joie inexprimable remplit le ciel. L’armée angélique entonna un chant de louange et d’adoration. Les messagers du ciel touchèrent leurs harpes et chantèrent sur un ton plus élevé qu’auparavant, pour célébrer la grande miséricorde et la condescendance de Dieu qui avait donné son Fils bien-aimé afin qu’il mourût pour une race rebelle. Puis la louange et l’adoration des anges furent exprimées en reconnaissance du renoncement et du sacrifice que Jésus avait consenti à faire en quittant le sein du Père et en choisissant de vivre une vie de souffrance et d’angoisse, et mourir d’une mort ignominieuse, afin de donner la vie à d’autres.
L’ange me dit : “Pensez-vous que le Père ait consenti à donner son Fils bien-aimé sans luttes ? Non, non, ce n’est pas sans luttes que Dieu dut décider : ou de laisser périr l’humanité coupable ou de livrer à la mort pour elle son Fils bien-aimé.” Si grand était l’intérêt des anges pour le salut de l’humanité qu’il s’en serait trouvé parmi eux qui étaient disposés à renoncer à leur gloire et à sacrifier leur vie pour l’homme perdu. “Mais, me dit l’ange qui m’accompagnait, cela n’eût servi de rien. La transgression était si grande que la vie d’un ange ne pouvait payer la dette. Il n’y avait que la mort et l’intercession du Fils de Dieu qui puissent payer cette dette et sauver l’homme perdu de la douleur et du malheur sans espoir.”
L’œuvre assignée aux anges devait être d’apporter du baume céleste pour adoucir les souffrances du Fils de Dieu et de le servir. Ils auraient aussi à préserver les sujets de la grâce de l’influence des mauvais anges, et à dissiper les ténèbres dont Satan s’efforcerait constamment de les envelopper. J’ai vu qu’il serait impossible à Dieu d’altérer ou modifier sa loi pour sauver l’homme perdu. C’est pourquoi il a permis que son Fils bien-aimé meure pour la transgression humaine.
Satan osa de nouveau se réjouir avec ses anges en pensant que, grâce à la chute de l’homme, il contraindrait le Fils de Dieu à abandonner sa position glorieuse. Il assura à ses anges qu’il réussirait à faire succomber Jésus lorsque celui-ci aurait revêtu la nature humaine, et qu’ainsi il empêcherait que le plan du salut s’accomplisse.
Les mauvais anges s’empressaient autour d’eux, les plongeant dans les ténèbres pour leur cacher Jésus afin que, leurs yeux étant attirés par les ténèbres, ils puissent les amener à perdre confiance et à murmurer contre lui. Leur seule sécurité était de diriger leurs regards en haut. Les anges de Dieu avaient la garde de son peuple, et lorsque l’atmosphère empoisonnée des mauvais anges entourait ceux qui étaient dans l’angoisse, ils battaient constamment des ailes pour dissiper les épaisses ténèbres.
Les croyants continuant à supplier le Seigneur, parfois un rayon de lumière provenant de Jésus venait jusqu’à eux pour les encourager ; leurs visages en étaient illuminés. J’ai vu que quelques-uns d’entre eux ne participaient pas à cette œuvre d’intercession ; ils semblaient indifférents à ce qui se passait autour d’eux. Ils ne résistaient pas aux ténèbres qui les entouraient, et celles-ci les emprisonnaient comme une épaisse nuée. Alors les anges de Dieu les abandonnaient à leur sort, et allaient secourir ceux qui priaient. J’ai vu les anges de Dieu se hâter auprès de ceux qui luttaient de toutes leurs forces pour résister aux mauvais anges et qui s’encourageaient eux-mêmes en implorant le Seigneur avec persévérance. Mais les anges du ciel ne s’occupaient pas de ceux qui ne faisaient aucun effort pour s’aider eux-mêmes, et je les perdis de vue.
Je demandai ce que signifiait le criblage que j’avais vu. On me répondit qu’il était causé par le conseil du Témoin véritable à l’église de Laodicée. Ce conseil aura son effet sur le cœur de celui qui le reçoit ; il l’amènera à exalter la vérité. Quelques-uns ne l’accepteront pas ; ils le combattront, et c’est ce qui produira le criblage parmi le peuple de Dieu.
J’ai vu que le témoignage du Véritable n’a été écouté qu’à moitié. Ce témoignage solennel dont dépend la destinée de l’Eglise a été considéré à la légère, sinon tout à fait méprisé. Il doit produire une sérieuse repentance. Tous ceux qui le reçoivent vraiment s’y conformeront et seront purifiés.
L’ange dit : “Ecoutez !” Bientôt j’entendis une voix ressemblant à un grand nombre d’instruments de musique, douce et harmonieuse. La mélodie dépassait tout ce que j’avais jamais entendu ; elle semblait être pleine de miséricorde et de compassion, d’élévation et de sainte joie. Tout mon être en tressaillit. L’ange dit : “Regardez !” Mon attention fut alors attirée par le groupe que j’avais vu, qui était terriblement criblé. Ceux que j’avais vus auparavant me furent montrés pleurant et priant avec angoisse. Le nombre des anges gardiens qui les entouraient avait doublé, et ils étaient armés de la tête aux pieds. Ils se déplaçaient dans un ordre parfait, comme une compagnie de soldats. Les visages des fidèles révélaient le combat terrible qu’ils avaient livré. Cependant leurs traits, marqués par l’angoisse, resplendissaient maintenant de la lumière et de la gloire du ciel. Ils avaient obtenu la victoire, et ils en éprouvaient une profonde gratitude et une sainte joie.
Le nombre de ce groupe avait diminué. Quelques-uns avaient été éliminés par le crible et laissés le long du chemin. Les insouciants et les indifférents, qui ne s’étaient pas joints à ceux qui appréciaient suffisamment la victoire et le salut pour persévérer dans la prière, n’obtinrent rien et furent laissés en arrière dans les ténèbres. Leurs places étaient immédiatement prises par d’autres qui acceptaient la vérité et entraient dans les rangs. Les mauvais anges continuaient à les entourer, mais ils n’avaient aucun pouvoir sur eux.
J’entendis ceux qui étaient revêtus de l’armure parler de la vérité avec beaucoup de puissance. Celle-ci produisait son effet. Plusieurs avaient été retenus : des femmes par leurs maris, des enfants par leurs parents. Les âmes sincères qui avaient été empêchées d’entendre la vérité l’acceptaient maintenant avec empressement. La crainte des parents avait disparu ; seule comptait pour eux la vérité. Ils avaient eu faim et soif de la vérité ; elle leur était plus chère et plus précieuse que la vie. Je demandai ce qui avait produit ce grand changement. Un ange me répondit : “C’est la pluie de l’arrière-saison, le rafraîchissement de la part du Seigneur, le grand cri du troisième ange.”
Une grande puissance accompagnait ces élus. L’ange dit : “Regardez !” Mon attention fut alors dirigée vers les méchants, les incrédules. Ils étaient tous actifs. Le zèle et la puissance du peuple de Dieu les avaient réveillés et rendus furieux. La confusion régnait partout. Je vis qu’on avait pris des mesures contre le groupe qui jouissait de la lumière et de la puissance de Dieu. Les ténèbres s’épaississaient autour d’eux ; cependant ils restaient fermes, ayant l’approbation de Dieu et se confiant en lui. Je les vis perplexes ; puis je les entendis prier avec ferveur. Ils ne cessaient de répéter jour et nuit : “Ô Dieu, que ta volonté soit faite ! Si cela peut glorifier ton nom, ouvre un chemin pour sauver ton peuple. Délivre-nous des païens qui nous entourent. Ils ont décidé notre mort ; mais ton bras peut nous apporter le salut.” Ce sont les seules paroles que j’aie retenues. Tous semblaient avoir un sentiment profond de leur indignité, et ils manifestaient une entière soumission à la volonté de Dieu. Cependant, comme Jacob, chacun, sans exception, réclamait la délivrance et luttait pour l’obtenir.
Peu de temps après qu’ils eurent commencé à supplier le Seigneur, les anges, pleins de sympathie à leur égard, désiraient aller les délivrer. Mais un ange puissant, qui les commandait, ne le leur permit pas. Il leur dit : “La volonté de Dieu n’est pas encore accomplie. Ils doivent boire la coupe, être baptisés du baptême.”