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Friday, March 9, 2012

ONU, Vatican en faveur de la liberté religieuse

ONU : le Saint-Siège plaide pour la liberté religieuse

ROME, mercredi 7 mars 2012 (ZENIT.org)

Les religions, non pas une menace, mais une ressource
La liberté religieuse, constitue un « droit fondamental et inaliénable » déclare le porte-parole du Saint-Siège à l’ONU à Genève, car les religions ne sont pas une « menace », mais une « ressource ».
Mgr Silvano Maria Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’ONU, est en effet intervenu, le 1ermars 2012, au cours de la 19esession ordinaire du Conseil des droits de l’homme sur la liberté religieuse, qui se déroule en ce moment à Genève – du 27 février au 23 mars.

Le représentant du Saint-Siège fait observer que le « droit fondamental et inaliénable de toute personne à la liberté de pensée, conscience et religion ou croyance » est « méprisé dans plusieurs endroits du monde », où « un fossé » se creuse entre des principes internationaux « largement acceptés », et leur « application quotidienne sur le terrain ». Des recherches fiables, précise l’archevêque, révèlent des violations « flagrantes, actuelles et répétées » de la liberté de religion. Mais, conteste-t-il, leur dénonciation est « minimisée », alors qu’elle devrait être « soulignée dans des rapports pertinents ».
Bien que « les chrétiens ne soient pas les seules victimes », l’archevêque note que « les attaques terroristes sur les chrétiens en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie ont augmenté de 309% entre 2003 et 2010 ». Environ « 70% de la population mondiale », dénonce-il, vit dans des pays avec « de fortes restrictions sur les croyances et pratiques religieuses » et 2.2 milliards de personnes sont concernées.

Violences contre les minorités
Pour l’archevêque, il est urgent que la communauté internationale renverse la « tendance d’une violence croissante » contre des groupes religieux minoritaires. Une croyance religieuse, insiste-t-il, « ne devrait pas être considérée comme dangereuse » pour la seule raison qu’elle est « différente de celle de la majorité ».
Le respect pour la liberté religieuse individuel, constate-t-il, est en effet mis à mal « là où le concept de "religion d’Etat" est reconnu » : ce dernier peut devenir « source de traitements injustes envers ceux qui ont une autre foi ou qui n’en ont aucune ».
Tout cela, poursuit-il, conduit à « l’intolérance » et même à la « franche persécution » de personnes à cause de leur foi ou religion. L’observateur du Saint-Siège rappelle que la liberté religieuse n’est pas un droit « secondaire », ou « accordé », mais un droit « fondamental et inaliénable » de la personne humaine. Le devoir d’un gouvernement, ajoute-t-il, n’est donc pas de « définir la religion » ou de « reconnaître sa valeur », mais de « conférer aux communautés de foi une personnalité juridique pour qu’elles puissent fonctionner paisiblement dans un cadre légal ».

Mgr Tomasi estime que lorsque les religions s’acceptent mutuellement, les relations entre majorité et minorité « permettent la coopération et le compromis » et « ouvrent le chemin d’une coexistence paisible et constructive ».

Neutralisation de la religion
L’archevêque dénonce également une autre menace contre la liberté religieuse : « des ambigüités subtiles dans la compréhension du laïcisme ». Il s’agit alors d’« une neutralité erronée et trompeuse » qui en réalité « vise à neutraliser la religion ». Il invite donc à « surmonter » une culture qui « dévalue la personne humaine » et qui a « l’intention d’éliminer la religion de la vie publique ». A ce sujet, il cite Benoît XVI s’adressant au Corps diplomatique : « Malheureusement, dans certains pays, surtout occidentaux, se diffuse parmi les milieux politiques et culturels, ainsi que dans les médias, un sentiment de peu de considération et parfois d'hostilité, pour ne pas dire de mépris, envers la religion, en particulier la religion chrétienne. Il est clair que si le relativisme est considéré comme un élément constitutif essentiel de la démocratie, on risque de ne concevoir la laïcité qu'en termes d'exclusion ou, plus exactement, de refus de l'importance sociale du fait religieux » (cf. Zenit du 11 janvier 2010).

Mgr Tomasi conclut que les religions ne sont pas une « menace », mais une « ressource ». Elles contribuent en effet au « développement des civilisations », et ceci est « un bien pour tous ». L’archevêque souligne « l’urgence d’une culture de tolérance, d’acceptation mutuelle et de dialogue », ajoutant que « le système éducatif et les média » ont un rôle majeur à jouer en « bannissant les préjugés et la haine des manuels, des actualités et des journaux », et en « propageant des informations précises et justes sur tous les groupes qui constituent la société ». Anne Kurian

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